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Chine, sur la route de la Soie, Pekin

Posted by admin on Jul 11, 2012 in News

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Première étape, sur le voyage, Pékin.

J'étais venu il y a 26 ans à Pékin. La ville a beaucoup évolué. Il y a eu les Jeux Olympiques qui ont permis de réorganiser le tourisme.

 

 
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Etonnantes séries américaines

Posted by admin on Nov 21, 2010 in Asie centrale

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Les séries télévisées américaines sont étonnantes. On se persuaderait même que parfois les scénaristes ne sont pas totalement incultes, même pour des régions comme l’Asie centrale, ou du moins l’Afghanistan…

L’autre soir, dans la série NCIS-enquêtes spéciales, qui est un des sommets de la vision américano-américaine du monde, un élément étonnant a été mentionné, certes comme une anecdote. Le médecin-légiste, montrait sa nouvelle cravate (mais on ne la reconnaît pas à l’écran) et signalait qu’elle reproduisait des motifs provenant du Trésor de Tilla-tepe en Afghanistan. Pourquoi cet élément a-t-il trouvé grâce aux yeux des scénaristes ? C’est assez étonnant, car très probablement le téléspectateur moyen ne connait pas ce site et encore moins ces objets. Pourtant cette magnifique collection du Musée de Kaboul, que les archéologues croyaient perdue (sa protection depuis l’invasion soviétique jusqu’en 2000 est une histoire extraordinaire), a fait le tour du monde. Elle a été présentée à Paris, au Musée Guimet, ainsi que dans d’autres villes européennes (actuellement en Allemagne) et dernièrement également aux Etats-Unis, par exemple au Metropolitan Museum de New York, mais également à Houston !!!.
Les archéologues français, la DAFA, ont principalement fouillé les sites en Afghanistan, durant le XX e s. Par contre, le Trésor de Tilla a été une découverte de l’archéologue soviétique Sarianidi, juste quelques semaines avant l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS.
Pour l’autre petite histoire, ce trésor n’a pas encore été montré en Russie, alors que c’est une fouille faite conjointement par les Soviétiques et les Afghans jusqu’en 1979.
Mais cette exposition a surtout été présentée dans les pays qui sont présents en Afghanistan dans le contingent de l’OTAN, est-ce un hasard ? Quel beau “Story telling” dans le cadre de la guerre d’Afghanistan…

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Tachkent, le premier août

Posted by admin on Aug 6, 2010 in Asie centrale, Enseignement, Tachkent

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A Tachkent, le premier août est une date un peu spéciale chaque année. Bien sûr ils ne fêtent pas la  fête nationale suisse, mais c’est le jour des examens d’entrée à l’université. Autour de la porte d’entrée de ces instituts, les parents, amis attendent avec impatience la sortie de leur fils ou fille, ou amis. Mais les résultats ne seront pas connus avant une dizaine de jours, de plus, d’autres critères nettement plus matériels ont une importance beaucoup plus grande que les réponses aux questions que les étudiants ont faites. En effet, la corruption est aussi très présente dans l’enseignement car les enseignants et professeurs sont extrêmement mal payés. Cela a commencé avec l’indépendance et  on arrive donc à une génération d’étudiants qui a toujours “réussi” ses examens en payant. Il y a des exceptions bien sûr. D’ailleurs l’enjeu de ces examens est élevé, car entre 30 et 50 % des meilleurs étudiants vont pouvoir suivre gratuitement leur formation universitaire (sur le budget de l’état) dans chaque faculté, et ceux qui viennent ensuite, devront s’il sont acceptés, payer leur formation, ce qui n’est pas dans le domaine de la corruption. Des réformes sont en cours, car actuellement, un étudiant ne peut se présenter que dans une faculté et doit attendre une année pour se présenter ailleurs. Les examens sont des QCM, dans différentes branches, qui sont corrigés électroniquement. Certaines facultés, comme la diplomatie est extrêmement difficile d’accès et le nombre de points à obtenir pour y être admis est plus élevé que pour les autres facultés. De plus cette faculté est très prisée par les oligarques ouzbeks qui essaient de placer dans cette filière leurs rejetons.

Mais il semble que les aides illicites durant les examens sont souvent possibles en contrepartie de financement individuel ou collectif du surveillant, voir des enseignants. Certaines mesures sont prises officiellement par le gouvernement pour lutter contre la tricherie, comme l’annonce du blocage, pendant les heures des examens des connections SMS ou internet des différentes compagnies de téléphonie mobile. Mais certains pensent que c’est un leurre et que les connections fonctionnent quand même.

Le dimanche, c’est aussi un jour de bazar.  Je suis allé au bazar du dimanche qui se trouve au sud de la ville et on y trouve de tout, de la baignoire, au treuil mécanique, des théières aux casseroles…et bien sûr beaucoup de monde…Il y a même quelques bouquinistes, car cela est un autre problème ici, il n’y a qu’une librairie ici à Tachkent, pour une ville de 2,5 mio. d’habitants et quelques bouquinistes. est-ce la réforme de l’alphabet (passage de l’alphabet cyrillique vers l’alphabet latin) qui a engendré cette situation ? Les nouveaux livres ne sont pas encore complètement imprimés et les personnes âgées ne veulent pas apprendre le nouvel alphabet. Les jeunes sont ainsi obligés de connaître les 2 alphabets afin de pouvoir également accéder aux anciens livres. Une situation qui engendrera un augmentation de l’analphabétisme …

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Termez, au sud de l’Ouzbékistan

Posted by admin on Jul 30, 2010 in Termez

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Termez, la ville du sud de l’Ouzbékistan, qui fait frontière avec l’Afghanistan est  peu connue par les touristes, et pourtant elle possède quelques monuments intéressants, mais surtout la région autour a été de tout temps occupée grâce à sa terre riche et à sa proximité d’eau, tout en étant sur les routes du passage entre le nord et le sud, mais également vers l’ouest et l’est…Par ailleurs son musée est remarquable.

Actuellement son pont en direction de l’Afghanistan du nord la rend “indispensable” pour les soldats de l’OTAN. La frontière est d’ailleurs bien gardée, mais surtout pour éviter les afflux de drogues et de “terroristes”.

Termez a été un grand centre pour le bouddhisme en provenance du nord de l’Inde à travers la Bactriane (nord de l’Afghanistan ancien).

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Le nouveau musée archéologique de Termez

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Le monastère bouddhiste de Fayaz-tepe, une rénovation faite sous l’égide de l’UNESCO.

Mais il y a également des monuments datant du Moyen-Age musulman, comme la forteresse en pisé de Kyr-KYz (“Quarante jeunes filles”, qui selon la légende auraient vécu ici au XI e s.)

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L’ensemble de Sultan Saodat, un ensemble plusieurs mausolées de la dynastie locale

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Le célèbre mausolée de Hakim al Termezi, un poète soufi du XÎ e s. et qui est le patron de la ville

 
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Boukhara, une rénovation de la ville mieux réussie ?

Posted by admin on Jul 23, 2010 in architecture, Boukhara, Ouzbékistan

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Depuis quelques années, les différentes villes historiques qui sont visitées par les touristes ont fait l’objet de restauration. Nous avons déjà parlé des problèmes de restauration de Samarcande. Qu’en est-il de Boukhara, qui a subi une restauration en liaison avec un nouveau plan d’urbanisme ces dernières années ?

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Il y a des points très positifs, d’une part le centre de la ville a été redonné aux piétons et surtout aux touristes. Certes le nombres d’échoppes touristiques a été multipliée par cinquante, mais les bâtiments eux-mêmes ont été rénovés de manière assez sobres, même si le centre historique a vu des constructions modernes (hôtel, B and B, chaikhane,..) d’un style quelque peu douteux, même si l’effort d’inventer un style ouzbek est là.

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Une construction moderne au centre de Boukhara

La grande réussite est le complexe du Liaby Khaouz, avec son réservoir d’eau, au milieu de différents bâtiments historiques, qui a été entouré de plusieurs chaikhana, et qui devient un endroit vivant le soir, avec de la musique, de la lumière et ce sont aussi les Boukhariotes qui viennent s’y délasser ou manger en famille ou en groupes.

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Le Lyabi-Khaouz, le soir.

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Le soir depuis une terrasse de café

 
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Problèmes au Kirghizstan

Posted by admin on Jun 15, 2010 in Andijan, Kirghizistan, News, Osh, Ouzbékistan

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Quelques temps après mon retour à Tachkent, des événements horribles autour d’Osh au Kirghizstan ont commencé, juste au moment où l’attention du monde était centrée sur le Mundial en Afrique du Sud

D’abord, des bruits et  des rumeurs ont couru.. et les Kirghizes de nationalité et de citoyenneté se sont attaqués aux mahallas (quartiers) des kirghizes de nationalité ouzbèke. Les chercheurs utilisent souvent le suffixe -nais pour définir la citoyenneté, par exemple, les Kirghizstanais peuvent avoir la nationalité kirghize, ouzbèke, russe, kazakhe ou tadjike. La région d’Och est assez particulière. Elle se trouve au fond de la vallée du Ferghana, à l’entrée de la route qui mène en Chine, ou en Afghanistan à travers le Tadjikistan. C’est donc un lieu stratégique pour le trafic de la drogue.De plus le marché d’Och est le plus grand bazar de la région car les camions chinois l’approvisionnent en marchandises diverses. La vallée du Ferghana est une région très riche pour l’agriculture et ces sont les Ouzbeks, qui ont une tradition d’agriculteurs, qui exploitent ces terres, très souvent des deux côtés de la frontière, car les Kirghizes étant de tradition nomades, s’occupent des moutons et des chevaux. Si les mélanges étaient fréquents durant la période soviétique, depuis l’indépendance du Kirghizstan, le rapport entre le nombre d’Ouzbeks et de Kirghizes a changé.

Le président Bakiev, qui était arrivé au pouvoir il y a 5 ans, par une révolution, est justement originaire de la région d’Och,  la deuxième ville du Kirghizstan. Ce coup d’état avait montré le clivage existant entre le nord et le sud du pays. Lorsqu’il était au pouvoir, il a placé les gens de son clan dans les postes-clés du gouvernement et a ainsi accédé aux rares richesses de l’Etat. De plus, il a pratiqué une politique nationaliste en faveur des Kirghizes et ainsi rejeté les Ouzbeks au deuxième rang. Les postes de l’administration (fonctionnaires, policiers, ..) sont principalement aux mains des Kirghizes, ce qui relègue les autres nationalité, dont les Ouzbeks aux professions non-gouvernementales, comme le commerce ou l’agriculture. La corruption est également forte dans cette petite république  et les policiers raquettent non seulement les automobilistes, mais également les possesseurs de restaurants, les petites entreprises, etc, qui sont souvent aux mains des Ouzbeks.

Lors du dernier coup d’état en avril, où la population principalement du nord s’est attaquée au gouvernement, le président Bakiev a dû s’exiler. Pendant quelques jours des affrontements “ethniques” entre russes et kirghizes s’étaient produits à Bichkek, mais le calme était revenu. Peut-être que déjà à ce moment, un essai de contre-révolution ou de déstabilisation du gouvernement provisoire avait été tenté sans succès.

Mais en cette première partie de juin, les choses ont été mieux “organisées” autour d’Och, de Jalalabad pour que le feu de la provocation se développe plus encore. Entretemps, le gouvernement provisoire  a commencé à préparer une nouvelle constitution, de type parlementaire (actuellement le régime est présidentiel) qui devait (doit) être soumise au référendum. On peut imaginer que ces événements servent à discréditer le gouvernement provisoire en prévision de ces votations. Durant des nuits et ces journées d’émeutes, près de 2000 maisons ou appartements ont été incendiés. Mais il y a aussi eu des élans de sympathie de Kirghizes qui ont protégés des voisins Ouzbeks.

Si l’aide internationale a eu un peu de retard, il semble que les camps de fortune installés au bords de la frontière sur territoire ouzbek, ont relativement bien fonctionné. Il y a eu environ 100’000 personnes qui ont traversé la frontière pour se réfugier. Le  gouvernement provisoire kirghize essaie, semble-t-il, de faire porter le chapeau aux Ouzbeks. Cela permettra de glorifier le nationalisme kirghize…mais les informations sont contradictoires,  rien n’est sûr. Par contre il semble que l’appui de l’armée ou au moins de la police kirghize dans les massacres soit assurée. Une commission internationale serait une excellente chose, mais c’est rare que  les gouvernements soient d’accord…

Fin juin, la nouvelle constitution a été acceptée à plus de 90% des votants et le taux de participation était plus élevé que ce que le gouvernement attendait. Certaines organisations étrangères ont fait part de la validité du scrutin et ont félicité le gouvernement. Est-ce surtout parce que le résultat était conformes aux souhaits des Occidentaux ? Est-ce que les Kirghizes savent comment fonctionne un parlement ?

Est-ce que cette blessure entre Kirghizes et Ouzbeks va se refermer rapidement ? Car des scènes horribles ont eu lieu, comme dans de trop nombreux massacres de l’histoire. Il faut également espérer que le nouveau gouvernement va s’efforcer de créer un climat favorable au rapprochement culturel.

Cet événement pose bien sûr la question de l’application de la démocratie dans les républiques d’Asie centrale. Lorsqu’on demande aux gens qu’est-ce qui est le plus important, souvent  la réponse, c’est “pas de guerre”. Et donc la situation au Kirghizstan donne, pour les habitants des autres républiques, un signal qu’un gouvernement “faible” n’est pas une solution…

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Sur la route du retour depuis Termez, Samarcande

Posted by admin on Jun 15, 2010 in Ouzbékistan, Samarcande

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Pour rejoindre le nord du pays, il faut reprendre la route en direction des Portes de fer, que les Ouzbeks appellent à tort les Portes de Tamerlan (qui se situent elles entre Samarcande et Tachkent). Le passage a été traversé par Alexandre le Grand de fort difficile manière te grâce à des actions dignes d’alpinistes.

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Le paysage autour des “Portes de Fer”

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J’aime bien cette image, un ouzbek sur son âne et au loin, le monument de la locomotive en l’honneur de la nouvelle ligne de chemin de fer Karshi-Termez qui vient d’être terminée (avec l’aide de japonais pour la construction de ponts) afin de ne plus devoir passer par le Turkménistan.

Avant Karshi, on bifurque vers le nord, pour aller sur Samarcande, mais en passant par Shahr-i Sabz, la ville de naissance de Tamerlan, où une partie de son palais Ak-Saray est encore visible, palais que le diplomate espagnol a vu avant sa rencontre avec l’Emir.

Puis encore un col à passer avant d’arriver à Samarcande.

La vue sur la madrasa d’Ulugh Bek, sur la place du Reghistan, en fait le seul bâtiment timuride de cet ensemble. Il a fortement été rénové ces 10 dernière années

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Le jardin à côté du Reghistan, où se trouvait le musée d’archéologie et d’ethnographie, jusqu’au début de l’hiver. Le nouveau musée n’existe pas encore mais on promet qu’il y en aura un, on ne sait pas où et surtout les objets ont été dispersés dans différents endroits. Malheureusement des objets vont être perdus probablement, mais ils ne seront pas perdus pour tout le monde…

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Le bâtiment timouride le plus prestigieux, avec sa magnifique coupole, la plus belle de Samarcande, peut-être est le Gour-Emir, où Tamerlan est enterré avec son maître spirituel et une partie de ses amis et de sa famille, dont Ulugh Bek, le petit-fils de Tamerlan. Le tombeau en néphrite noire est celui de Tamerlan et il n’occupe pas la place centrale du bâtiment.

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Un ensemble que j’aime beaucoup est Shah-i Zinda, à la frontière entre la Maracanda antique, occupée par Alexandre le Grand et détruite par Genghis Khan, et la Samarcande moderne, actuelle.  Il s’agit d’une série de mausolées et de mosquées, principalement de la famille de Tamerlan, organisé autour d’une ruelle, que l’on suit après avoir monté les escaliers d’entrée, pour arriver au tombeau de Qusam, le cousin de Mahomet, qui y serait enterré. Entre 2003 et 2004 le site a entièrement été restauré, il faudrait presque dire reconstruit tellement il paraît beau et neuf. Sur la photo de dessous, un détail de la faïence montre les couleurs pétantes actuelles.

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Photo du début du XX e s. de la collection Prokudin-Gorski. Une autre vue (en couleur mais également ancienne entre 1905 et 1915) de Shah-i Zinda par Prokudin-Gorski

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On a reconstruit certains mausolées dont on ne connaissait que les fondations.

Mais Samarcande reste magique, mais avec toutes les rénovation qui sont en cours (ou déjà terminées, comme la mosquée Bibi-Khanoum qui a été totalement reconstruite), dans la ville russe datant de la fin du XIX s., des éléments vont être perdus qui permettaient cette magie d’opérer. Il s’agit de montrer que tout est beau, et moderne, même les anciens monuments

 
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Quelques éléments de la vie quotidienne, le change

Posted by admin on Jun 6, 2010 in News, Ouzbékistan, vie quotidienne

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L’Ouzbékistan recèle quelques éléments intéressants d’une société post-soviétique, particulièrement dans le domaine de l’économie. je vous ai déjà parlé de la problématique des billets de dollars américains qui doivent être neufs pour être acceptés dans un bureau de change. Un billet ancien, ou écorné perd de sa valeur, ce qui est une abbération, mais qui montre le sens que les gens donnent à cet objet.

Toujours dans le même registre, ou presque. Sur la photo ci-dessous, on voit une trentaine de personnes, majoritairement des femmes, devant un bureau de change officiel, de la banque d’état, en train d’en venir aux mains, pourquoi ? Cette scène se déroule à Urgench, mais à Tachkent, il se passe la même chose.

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D’abord, il faut savoir que le cours des monnaies étrangères ne suivent pas un taux de change calculé à la bourse, mais son taux est fixé par le gouvernement. Il est très stable d’ailleurs. Or c’est un taux qui est très bas, mais comme il manque des dollars, un cours de marché noir s’est mis en place, où le taux de change est nettement plus élevé (environ 50%). Il est extrêmement difficile de changer des dollars à ce cours, même pour des étrangers, car si vous voulez changer,  tout d’un coup il n’y a plus de dollars..La banque du gouvernement ne peut bien sûr donner que quelques milliers de dollars au cours officiel.

La banque échange quelques milliers de dollars, mais toutes les personnes présentes ne pourront pas acheter les fameux billets verts. La distribution se fait selon de critère très peu transparents. Celles et ceux qui ont pu changer leur sums (ouzbeks) en dollars, vont après au bazar vendre leur billet de 50 ou 100 dollars au cours du marché noir et empocher la différence. Officiellement, il y a des maxima de dollars que chaque citoyen peut acquérir de cette manière, mais dans la réalité cela se passe différemment. C’est pour cela que les places sont chères autour du guichet et les invectives continuent après la fermeture. D’après mes voisins à côté du “chaikhana” d’où je regarde la scène, ce sont les margoulins qui ont déjà suffisamment d’argent qui obtiennent les billets de l’Oncle Sam.

On peut se demander quel est le message que le gouvernement donne à ses citoyens en tolérant cette pratique qui rapporte plus en quelques heures d’attente que 2 semaines de travail… Mais par ailleurs, le gouvernement profite de ce taux artificiel afin de taxer les échanges avec l’étranger, ce qui explique en partie pourquoi il  a peu d’investisseurs étrangers dans le pays.

 
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Boukhara – Termez

Posted by admin on Jun 4, 2010 in Ouzbékistan, Termez, Voyage

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Depuis Boukhara, la route est assez longue  et traverse des montagnes, les fameuses “portes de fer”  avant d’arriver à Termez (environ 500 km). Il faut compter environ 6 heures en taxi collectif pour y arriver, même si les routes sont relativement bonnes et le trafic n’est pas surchargé. Une autre solution serait de prendre le train. Récemment le gouvernement a fini de construire une nouvelle ligne de chemin de fer entre Karchi et Termez, car l’ancienne ligne passait par le Turkménistan et ce dernier demandait des droits de passage très élevés. La construction ne fut pas facile et une entreprise japonaise a aidé à la construction de plusieurs ponts. mais cette ligne à voie unique est encore mal desservie et elle sert surtout pour les marchandises.

Autour de Karchi, la police est encore plus vigilante et a placé des radars qui lui permet de mettre des amendes aux automobilistes  et plus particulièrement aux chauffeurs de taxi qui roulent trop vite.  Le troisième excès de vitesse coûte 200 000 sums soit une salaire mensuel. Mais il y a des moyens pour ne jamais arriver à cette troisième amende…

Pourtant les routes sont relativement bonnes, surtout très larges, et avec des bas-côté bien dégagés. Comme les voitures ne sont pas extrêmement puissantes, des Daewoo qui font office de voitures uniques (avec 2 modèles principaux) pour les Ouzbèks. Une des caractéristiques héritée de l’URSS est le passage de frontière entre district ou région. C’est l’occasion de faire des contrôles divers (passeport, permis de conduire, bagages,..) et éventuellement de racketter les chauffeurs pour différentes raisons.

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Si le Kirghizstan est le pays des chevaux, alors l’Ouzbékistan est celui des ânes (c’est aussi l’animal favori du héros Nasreddin Hodja). Ici il est utilisé pour porter l’eau depuis une source.

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Termez, la ville ouzbèke la plus au sud du pays, est une très ancienne ville grâce à son emplacement idéal pour traverser l’Amou-Daria, l’Oxus des Anciens, et aller en Afghanistan, puis en Inde. Aux alentours de la ville, les sites archéologiques sont nombreux que les plaines du loess profitent de l’eau qui arrive en abondance et ces régions ont toujours été très bénies pour les agriculteurs.

La ville elle-même n’est pas très intéressante, si ce n’est son nouveau musée archéologique, le plus récent en Ouzbékistan.

La région de Termez a accueilli le bouddhisme en provenance de l’Inde et de nombreux monastères, temples bouddhiques ont été découverts dans les alentours de Termez comme parexemple celui de Fayaz-tepe avec son stûpa qui a été restauré et placé sur la liste du patrimoine de l’UNESCO.

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dans cette région, il y a aussi des sites archéologiques très importants pour la compréhension de l’Asie centrale, comme celui de Djarkoutan (époque du Bronze : II e – début Ier millénaire av. n.è) actuellement fouillé par une équipe franco-ouzbèke. Il est souvent difficile de les visiter car ils se trouvent près des frontières soit avec l’Afghanistan, soit avec le Tadjikistan et nécessitent donc un permis spécial.

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Le petit musée de Djarkoutan, qui sert de base archéologique lors des fouilles.

 
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Boukhara

Posted by admin on Jun 4, 2010 in Boukhara, News, Ouzbékistan

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Boukhara est devenue la capitale du khanat du même nom jusqu’à à l’arrivée, en 1920, des bolchéviks dirigés par Frunze. L’armée rouge a battu les celle de l’Emir et bombardé la ville, ce qui a détruit en grande partie la citadelle, ainsi que le minaret Kalian (dont il reste des traces des parties rénovées). Le dernier Emir a dû s’enfuir et il s’est réfugié en Afghanistan, chez un de ses cousins.

Boukhara la Noble a une longue histoire, autant que celle de Samarkande, et elle dépassait cette dernière, selon les périodes. C’est aussi un haut-lieu de l’Islam, souvent mal connu, malgré le fait que des textes fondamentaux ont été écrits par des Boukhariotes, dont Al-Bokhari (810-870), qui a passé sa vie à récolter les Hadiths du Prophète.

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L’Ark, où se trouvait le palais de l’Emir, ainsi que son administration, la salle du trône, une mosquée, et des cachots pour des prisonniers.

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Un des plus beaux bâtiments qui se trouve à Boukhara est le mausolée des Samanides, chef-d’œuvre datant du IX e s. Il s’agit probablement de premier mausolée musulman. La richesse des décors faits avec les arrangements de briques est superbe.

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La place devant la mosquée Kalian, avec la Madrassa Mir-I-Arab en face qui est toujours en fonctionnement (elle était même ouverte durant la période soviétique)

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La mosquée Kalian, vue à 360 degrés depuis l’intérieur de la cour.

A quelques kilomètres, au nord-est de la ville se trouve le mausolée de Naqshbandi, un des “fondateur” du soufisme et qui jouit d’une grande notoriété en Asie centrale, car les soufis ont amené l’Islam aux gens du peuple à la période médiévale. Il y abien sûr des mosquées, une madrasa et un “centre de formation professionnel” pour les métiers traditonnels (pour fabriquer des souvenirs), ainsii qu’un cimetière.

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