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Almaty, le restaurant La Bibliothèque

Posted by admin on Mar 2, 2010 in Almaty, News

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Cela fait quelques semaines que j’attends mon visa pour retourner en Ouzbékistan.

Il neige sur Almaty, mais le soleil malheureusement est rarement présent, et pas seulement le soir.

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En me promenant à travers Almaty , je suis tombée sur un restaurant qui s’appelle “la Bibliothèque”,  avec à l’entrée des citations en français ou en anglais et en russe autour de la gastronomie.

A part les citations classiques de Rousseau, Balzac et la Rochefoucauld, il  y a des citations plus imprévues, comme celle du pape Jean XXIII, Louis Pasteur  ou Marx (“Ne faites pas confiance à quelqu’un qui n’aime pas le vin “).

Depuis quelques années, le vin de qualité se fait une place au sein des cartes des restaurants en Russie ou en Asie centrale. Mais il s’agit bien sûr que de vins étrangers, car c’est ce que les clients réclament.

Et même les vins géorgiens abkhazes, ou des vins de Crimée qui sont de qualité, ne sont même pas sur la carte des vins. On pense que les vins européens ou américains sont les seuls à être de qualité. Certes le processus de vinification est mal géré, mais cela serait intéressant de voir quel vin un vigneron occidental  serait capable de produire avec les raisins locaux et le soleil centrasiatique.

Il y a du vin kazakh non loin d’Almaty, près de l’endroit où le kourgane de l'”Homme d’or” a été trouvé, un des symboles du Kazakhstan moderne. J’ai goûté le “Turgenskoe Zolotoe”, un “vin de premium qualité” (sic). “TRadition du Cuvée Classic” (re-sic).

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Sur Internet, grâce à la pub ciblée de Google, il y a des annonces étonnantes… Annonce en russe et an anglais pour venir se soigner en Suisse…

http://www.swixmed.com/en/healthcare-in-switzerland.html

 
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Guide touristique: quelle histoire, quelles descriptions ?

Posted by admin on Jan 21, 2010 in Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tachkent

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Nous lisons tous ces magnifiques guides touristiques qui nous permettent de voir les monuments, les paysages, de nous rendre d’un endroit à un autre et d’éviter de tomber dans des pièges à touristes. La qualité des guides a évolué ces dernières années avec des éditions de plus en plus fréquentes, voire avec des compléments sur Internet. Pour les pays asiatiques en tout cas, c’est le guide “Lonely Planet” qui est le préféré des voyageurs solitaires. Certes la concurrence est rude, avec le Petit Futé, ou autres,  mais pour l’Asie centrale, le Lonely Planet “Asie centrale” que cela soit en anglais ou dans sa version française est la Bible des voyageurs, car il couvre aussi le Sinkiang. Un des succès du Lonely Planet est sa précision concernant les données pratiques: hôtels, bus, restaurants,… mais il y a aussi des commentaires explicatifs sur les visites à faire et sur l’histoire du pays. C’est ce dernier aspect que nous allons analyser.

Une présentation biaisée des faits

On imagine que l’histoire est présentée de manière légère (en mode  “L’histoire les Nuls”) et surtout “neutre”, si on peut concevoir une histoire neutre. Or ce n’est pas le cas, loin de là. Le lecteur a droit à une histoire morale,  sortie directement de la Guerre Froide. Or le voyageur, souvent, n’a une approche de l’histoire de ces régions uniquement grâce à ces guides. Il n’a souvent pas le temps de lire un ouvrage général complémentaire sur ce sujet. De plus, les livres d’histoire sur l’Asie centrale s’adressent souvent à des spécialistes et sont assez complexes, car les évènement sont liés à deux continents.

Prenons un ou deux exemples dans le Guide Lonely Planet  pour étayer notre propos. C’est la 2eme édition, traduite de l’anglais, datant de 2007: “Asie centrale, la route de la Soie”, Lonely Planet, Paris, 2007. (LP ci-après)

Dans le chapitre Environnement. “Les steppes (du moins ce qu’il en reste après les plans de cultures intensives de l’époque soviétique) sont couvertes de plantes herbacées et d’arbustes bas comme le saxaoul.”  Après la liste des parcs nationaux, on arrive sur le chapitre Ecologie et là l’auteur s’en donne à coeur joie.

“L’Asie centrale fut utilisée pour tester toutes sortes de technologies au service de la mégalomanie soviétique. La surexploitation de la terre et de l’eau, de même que la destruction de l’habitat naturel, répondaient à une volonté consciente de domestiquer la nature. Les résultats ont dépassé toutes les espérances et ce, dans des proportions alarmantes” (LP, pp. 77).

Bien sûr, personne ne contestera les grandes lignes de ce commentaires. Mais ce sont les termes choisis qui sont inappropriés. La mégalomanie n’était pas plus grande d’un côté que de l’autre.

De plus lorsqu’on lit plus loin, à propos du Kirghizstan, après l’indépendance du pays.

“A la fin de l’ère soviétique, on estimait à quelque 14 millions de moutons au Kirghizstan. Depuis les troupeaux ont été privatisés et divisés. Du fait des difficultés économiques, d’une gestion hasardeuse et du manque d’investissement étatique, le cheptel s’est réduit à six millions de têtes”. “Par ailleurs, les personnes individuelles n’ont pas les moyens de payer les salaires des bergers et les coûts de transports, ni d’entretenir les infrastructures (comme les ponts) qui permettaient aux petits troupeaux de rejoindre les jailoo, pâturages d’été. Ceux-ci souffrent ainsi de graves sous-exploitation et sont envahis par des plantes étrangères, alors que les champs proches des villages subissent un surpâturage qui aggrave l’érosion des sols”. (LP p. 283).

Voilà une description neutres, les causes sont, d’après ce commentaire, exogènes. Les termes choisis sont descriptifs et ne connotent pas la situation politique. Les individus ne peuvent pas payer à cause de l’état, ou à cause de la privatisation… normalement un libéralisme pur a ce genre d’inconvénient dans l’agriculture . Tout d’un coup, dans ce commentaire, on regrette le manque d’investissement de l’état, alors que plus haut on critiquait la présence trop importante de l’état.

Lorsque je me rendais sur le site de Tamgaly (environ 200 km au Nord ouest) depuis Almaty, le chauffeur de taxi me montrait les immenses terres qui n’étaient plus exploitées par les paysans (les kolkhozes), faute d’argent et donc que le travail fait durant la période soviétique était, selon lui, perdu et la désertification avançait. C’est apparemment un choix du Kazakhstan de ne pas soutenir les agriculteurs, choix qui est critiqué par une partie de la population, qui est, par exemple, obligée de manger des pommes chinoises, alors qu’elle se souvient des pommes d’Almtay (la ville des pommes) des anciens temps, ceux de la période soviétique, qui pesaient parfois un kilo (sic).

Sur le sujet de l’architecture, il en est de même. Les bâtiments construits sous l’ère soviétique sont “horribles”, alors que ceux construits actuellement sont “normaux”. Il n’y a souvent pas de qualificatifs.

Prenons à nouveau quelques exemples.

A Tachkent, à propos du parc Navoï : “Les architectes soviétiques ont sévi ici, édifiants des monstruosités (sic!) en béton dont la plus frappante est le palais de l’Amitié des Peuples. On dirait une station d’alunissage tirée d’un décor de films des années 1950. Ce palais abrite une salle de concert de 4200 places”. (LP p.204)

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Paradoxalement, les Ouzbèks apprécient ce bâtiment pour son architecture.

Un autre exemple, toujours à Tachkent. “L’édifice blanc qui se dresse du côté ouest de la place est le nouveau Sénat. A son allure, on devine qu’il a été construit pour surpasser son homologue des Etats-Unis.” (LP p. 204).  A nouveau une description très neutre de l’architecture néo-ouzbèke.


Invention de faits historiques ou présentés comme tels

Mais il y a plus insidieux et plus grave. En effet un fait historique est présenté comme ayant eu lieu et on ne le retrouve pas dans les faits. Le “hasard” veut bien sûr qu’il s’agisse d’un évènement de la période soviétique. Il s’agit de la suite au tremblement de terre de 1966 qui a détruit en grande partie Tachkent.

“Les historiens soviétiques n’ont pas manqué de glorifier les bataillons des “peuples fraternels” et les urbanistes dévoués accourus de toute l’Union soviétique pour aider à la reconstruction.
Cependant lorsque Moscou annonça que 20% des appartements nouvllement construits seraient réservés aux volontaires (principalement russes) que l’on invitait à rester, le ressentiment local s’épancha en mai 1969, dans les échauffourées entre Russes  et Ouzbeks que l’on a appelées l'”incident de Pakhtakor”. (cf. Lonely Planet, p. 197)

Or cet évènement n’apparaît nulle part, ni dans la nouvelle histoire ouzbèke en plusieurs volumes, qui a paru ces dernières années, ni dans la mémoire d’Ouzbèks ou de Russes, historiens, bibliothécaires. Le guide Lonely Planet ne cite, bien sûr pas ses sources. Est-il possible qu’un évènement ait été ignoré par les Ouzbèks, suite à l’indépendance de leur pays ? Mais il serait dans leur intérêt de montrer que l’URSS était une puissance colonisatrice et les Ouzbèks se sont opposés, comme les Tchécoslovaques, les Hongrois, ou les Polonais.

Si l’on lit d’autres guides, allemands, par exemple, on n’a pas ces descriptions. Il s’agit probablement d’une spécificité anglo-saxonne….

Il est regrettable que des guides de ce type, qui ont une large audience, et qui sont souvent le seul livre lu par les touristes, soient truffés d’erreurs et d’inexactitudes, et de propagande.

 
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Astana, la pyramide et le palais de l’indépendance

Posted by admin on Jan 17, 2010 in architecture, Astana

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Un bâtiment que je n’avais pas encore visité en août est la “pyramide de la paix et de la sérénité“, une dénomination toute orientale, pour un bâtiment occidental, qui se trouve dans l’axe du boulevard vert, de l’autre côté de la rivière Ichim, derrière le palais présidentiel. C’est une construction de Norman Friedman, qui a plusieurs projets en cours à Astana (dont le fameux Khan Shatyry. qui est en cours de finition)  et qui est l’architecte, entre autres, de la rénovation du reichstag et de la fameuse tour  de SwissRe  à Londres. Ce bâtiment a été inauguré en 2006 pour la 1ere conférence des religions.

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Le président Nazarbaiev (interview) a placé son pays à cheval sur l’Asie et l’Europe et prône l’idée de l’Eurasie chère à Gumelëv. D’ailleurs un monument symbolisant le centre de l’Asie se trouve au Kazakhstan, d’autres pays, la Russie (à Kyzyl dans la république de Tuva)  et la Chine revendiquent cette caractéristique. Un autre élément que le président kazakh met en avant c’est le fait que 130 nationalités différentes  (y.c. les religions) vivent en paix dans le pays.

La pyramide atteint une hauteur de 62 m. et est divisée en trois parties avec chacune leur couleur. Le bas est noir et contient une salle d’opéra ultramoderne.

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Le deuxième niveau comporte une salle blanche avec un oculus au centre permettant de régler la lumière, provenant du sommet de la pyramide et donnant sur la scène de l’opéra, selon le  principe que l’on connaît dans les grandes cathédrale ou à Ste-Sophie à Istanbul.

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A partir de là on accède à la 3em partie supérieure grâce à un ascenseur diagonal pou suivre la ente de la pyramide. Le guide insiste sur le fait qu’il s’agit d’un ascenseur suisse ! Pour accéder à la plateforme on suit un escalier en spirale  qui mène  à une salle  où se trouve une immense “table” ronde, là ou eut lieu la conférence des religions.

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La partie supérieure de la pyramide est transparent, juste décorée sous forme de vitrail avec 130 colombes, représentant les 130 nationalités du Kazakhstan.

Si l’on voyait la pyramide depuis un avion on  verrait encore le drapeau du Kazakhstan représenté couvrant la partie supérieure.

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Le palais de l’indépendance

En face de la pyramide, à l’est, en traversant l’immense boulevard, se trouve une colonne avec l’oiseau S. (qui s’est “envolé” de Bayterek) et derrière celle-ci deux bâtiments dont le Palais de l’Indépendance.

L’iconographie des sculptures de la colonne mettent en avant le Président et rappellent le réalisme soviétique .. Le président avec des gens du peuple autour de lui. D’ailleurs une peinture dans le hall du palais de l’Indépendance reprend cette même thématique.

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Le palais comprend une grande salle de congrès ainsi qu’un deuxième étage avec une petite exposition archéologique, ethnographique, ainsi qu’une galerie d’art. Les objets archéologiques sont des copies avec comme pièce centrale le fameux “Homme d’or”, pièce incontournable de la “rekazakhisation” de l’histoire.

Le troisième étage est principalement réservé à une immense maquette d’Astana 2030. Cela faisait partie de la campagne politique  avec le projet “Kazakhstan 2030”. Le président a beaucoup de projets pour le futur de la ville. Cette maquette présente ces projets.

Projets de quartiers auto-suffisants, à l’exemple des phalanstères. Un projets de quartier où l’on se déplace grâce aux canaux comme à Venise. La ville se développera encore en direction de l’est et la pyramide sera au centre de la ville.

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En 2011, Astana et Almaty recevront les jeux asiatiques d’hiver (?) et les stades sont en cours de construction.

 
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Uralsk – Atyrau, ou comment le froid est-il “dompté” ?

Posted by admin on Jan 10, 2010 in Atyrau, Kazakhstan, Uralsk

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Sur son blog, Jean-François Kahn s’interrogeait : “Climat : comment font-ils au Canada par – 20° ? Et les Russes, qu’on se plait tant à mépriser, ne parviennent-ils pas, eux, à circuler de toutes les façons possibles, même par – 25° ou – 30° ?”

Au départ d’Astana, où il faisait près de moins 20 degrés, l’avion d’Air Astana, équipé d’avions modernes, s’est envolé avec 4 heures de retard, à cause du mauvais temps. Le vol fut un peu chahuté, mais l’atterrissage à Uralsk (Oral en kazakh) fut un modèle du genre, malgré une piste où la neige n’avait pas été dégagée, et sous le tonnerre d’applaudissement des passagers, selon la tradition russe.

Le taxi que j’ai pris pour me rendre en ville a eu lui plus de difficultés.. Mais c’est une région plate, la steppe.. et les routes sont larges en Russie, et en Asie centrale. De plus les conducteurs, malgré un mauvais équipement sont prudents, ce qui n’empêche pas les touchettes..

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L’église orthodoxe

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A côté du théâtre russe , on a construit un nouveau théâtre dramatique kazakhe, comme dans la plupart des villes, et où sont jouées des pièces en kazakhe, bien sûr.

Après deux jours je prends la route d’Uralsk (c’est en fait son nom russe, le nom kazakh est Oral) à Atyrau, où j’avais passé en été, au bord (ou presque) de la mer Caspienne.

La distance entre les deux villes est de 500 km, sans un mètre de dénivellation ou presque tout droit à travers la steppe, d’abord glacée. En face de la gare ce n’est plus Lénine qui trône, mais un héros kazakhe sur son cheval..Il faisait moins 20 lorsque je suis parti en taxi collectif sur une route de neige gelée. Heureusement les routes sont larges et plates. Après deux km environ la route s’améliore grâce au soleil et à la température.

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Vers la fin du trajet, notre chauffeur fait des pointes à 180 km/h avec son Audi. Il n’y a que peu de circulation, la route est sèche,  et presque droite. Le voitures déchiquetées montrées en exemple sur le bord de la route par la prévention routière (j’avais vu les mêmes stratégies en Russie) n’ont pas l’air d’avoir de l’effet.

Atyrau, une ville riche grâce au gaz de Tengiz à quelques 300 km à l’est et qui se situe  à cheval sur le continent européen et asiatique car le fleuve (ou la rivière selon qu’on considère la Caspienne comme une mer ou un lac) Oral (Zhayk en kazak) coupe la ville en deux. Il est d’ailleurs complètement gelé et les pêcheurs ainsi que les badauds s’en donnent à coeur joie.

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Magnfique journée à Atyrau.

Donc tout s’organise assez bien lorsqu’il fait moins 25 degrés. Les gens ne perdent pas le moral, même si l’siolation fait parfois défaut, ou si une canalisation ou l’électricité vient à manquer.

Sur le web je lis que l’aéroport de Genève a  été bloqué 6 heures à cause de 10 cm de neige…

 
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Nouvel-An à Astana

Posted by admin on Jan 4, 2010 in Astana, Kazakhstan

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J’étais déjà venu cet été à Astana (voir article), la nouvelle capitale du Kazakhstan et son architecture moderne m’avait impressionné. J’ai passé Nouvel-An chez des amis russes  kazakhstanais. Le terme de kazakhstanais, par opposition à kazakh, recouvre les citoyens du Kazakhstan, qu’ils parlent ou sont de nationalité  russe, ouzbèke ou kazakh. En Russie et dans les pays de l’ex-URSS, il y a encore la différence entre nationalité et citoyenneté.  Il y a plus de 100 nationalités qui vivent dans le pays et donc qui peuvent avoir la citoyenneté kazakh. Le gouvernement actuel attache beaucoup d’importance au fait que 140 peuples différents et 40 religions vivent en harmonie.. Cette année c’est la Kazakhstan qui a obtenu la présidence de l’OCDE.

Une des attractions favorites  est le cirque, comme dans toutes les grandes villes russes et en Asie centrale également un cirque construit en dur . Sa construction est récente, et l’extérieur est magnifique, malheureusement l’intérieur est mal fini, comme c’est souvent le cas. Je suis allé voir un spectacle d’une troupe moscovite présentant un spectacle sur glace.

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L’architecture de ces complexes est prestigieuses avec des grandes baies vitrées. C’est une des caractéristique de l’architecture ou du décor, la baie vitrée ou réfléchissantes. La visite de ces complexes marchands est une des activités principales des habitants, car  les loisirs sont encore rare dans cette nouvelle capitale. Il y  300 km de steppes à la ronde d’Astana. Karaganda, une des plus grande ville se situe au sud à plus de 200 km. Et au nord, ce que les Kazakhs appelle la Suisse du Kazakhstan, est à 300 km et la route est difficile en hiver.

Le principe du “Cassis de Dijon” n’ pas (encore?) été introduit au Kazakhstan, même si depuis le 1er janvier une zone douanière unique vient d’être crée entre la Biélorussie, la Russie et le Kazakhstan. Donc les explication des produits doivent figurer en kazakh et pas seulement en russe, même si tout le monde parle russe. La langue kazakhe est encore pauvre en mots spécifique ou technique et souvent il n’est pas possible de traduire certains termes. De plus les Kazakhs eux-mêmes ne parlent pas parfaitement leur langue  et préfèrent souvent utiliser le russe.

Si Nestlé est présente avec ses produits en Asie centrale, ainsi que l’industrie horlogère, par contre les autres sociétés suisses d’alimentation sont rare, à part Lindt. Il n’est pas possible de trouver du vrai fromage suisses. Il y a de l’Emmental ou du Tilsit de Bavière, et pas de fondue, pourtant les acheteurs seraient prêts, me semble-t-il…d’autant plus qu’Astana, c’est un vrai temps pour la fondue…

Hiver sibérien

C’est un ville qui a un climat très continental et subit le froid venant de Sibérie en hiver. Cette année, à la mi-décembre, il a fait moins 30 degrés et début janvier le thermomètre est descendu en dessous de moins 20. Mais les habitants sont  “habitués” et  un gadget est indispensable pour les automobilistes: la télécommande pour enclencher le moteur à distance ! Donc 5-10 min avant d’entrer dans la voiture on la fait démarrer grâce à cette télécommande et lorsqu’on entre dans la voiture le moteur est chaud .. Les routes sont bien dégagées, ainsi que les trottoirs.

Gastronomie: viande et encore viande

Si, en Russie, on mange beaucoup lors des fêtes de Nouvel-An et Noël, alors au Kazakhstan encore plus. On mange de la viande au petit-déjeuner, à midi et le soir. Les salades sont composées, en plus de légumes et de fruits, de viandes ou de poissons et autres crevettes. Le plat national des Kazakhs (et des Kirghizes) est le “Bechbarmak”, ce qui signifie “manger, prendre avec les 5 doigts”. Il est composée de viande.. et de nouilles très larges. C’est très nourrissant, mais n’oublions pas que les Kazakhs étaient un peuple de nomades. Et à cause du froid, le corps a besoin de graisse pour “survivre”. Les Kazakhs, ainsi que les Russes sont fiers de leur viande et tout ceux qui ont goûté la viande en Europe trouvent que la viande est meilleures en Asie centrale et en Russie car elle a plus de goût.

Si en Ouzbékistan, on est dans le pays du thé vert (sans sucre), ici au Kazakhstan, on est dans le pays du thé noir avec du lait et on en boit des litres chaque jour…

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Banya

Une autre tradition qui a probablement été amenée par les Russes, le “banya”, c’est-à-dire les bains russes (sorte de sauna, mais encore plus chaud où l’on se frappe le corps avec des branches de bouleaux). Puis on se baigne dans l’eau froide. Ici à Astana, dans le parc principal de la ville, à côté de la rivière, il existe  un “banya” et les utilisateurs vont se plonger le corps dans l’eau froide après. La rivière est gelée et donc on a construit une “piscine” pour se baigner.

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L’architecture d’Astana …..

Posted by admin on Nov 10, 2009 in Astana, News

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La nouvelle Astana est vraiment étonnante… Kitsch diront certains. Il y 15 ans il y avait presque rien sur la partie nouvelle au sud de la ville (voir la photo Google Earth ci-dessous). L'”ancienne” ville subsiste donc de manière très importante et c’est dans ces quartiers que vivent la plupart des gens d’Astana, même si cette partie de la ville s’est aussi agrandie pour pouvoir loger les nouveaux habitants. Mais elle n’a pas été conçue pour “recevoir” autant d’habitants. Les habitants d’Astana n parlent pas d l’ancienne ou de la nouvelle ville, mais de la rive droite et de la rive gauche.

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Vue d’Astana

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La partie nouvelle et surtout l’axe du boulevard vert avec à l’est le palais présidentiel. Cette photo de google Earth date de 2006 probablement. La construction a beaucoup avancé entretemps, entre autres le Khan Shatyry, tout à l’ouest de cet axe du boulevard vert.

Voici une vue 360 degres prise depuis le pied de la tour Baiterek (coté Nord), l'”arbre de vie” (la flèche jaune sur la photo de Google Earth ci-dessus). Elle donne en direction d’un côté (l’est) vers la palais présidentiel, et de l’autre côté vers un complexe circulaire qui comprend entre autres une banque et la société d’énergie du Kazakhstan.

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La gare de chemin de fer se situe dans l’ancienne ville, alors que l’aéroport a été construit au sud de la nouvelle ville, par le même architecte japonais qui a conçu l’axe de la nouvelle ville (le boulevard vert aquatique ou aquatique vert ?). Il a d’ailleurs utilisé la coupole comme élément principal de cet aéroport et c’est cet élément  commun que l’on retrouve pratiquement dans tous les bâtiments moderne du Kazakhstan.

Un des bâtiments les plus étonnant est celui qui s’appelle le “triomphe d’Astana” et qui ressemble à un des “gratte-ciels ” stalinien de Moscou. Il est situé sur la partie sud de la rivière et donc dans la nouvelle ville. Et surtout il est sur la route entre l’ancienne et la nouvelle ville

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Le triomphe d’Astana

La pyramide de la Paix et de la Réconciliation à l’est de l’axe principal de la nouvelle Astana

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Le palais présidentiel

Les deux tours du ministère de la communication  et des transports

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Mais un des bâtiments les plus étonnants est le Khan Shatyry, une centre de détente, où il s’agit de recréer une plage lorsqu’il fait moins 30 degrés dehors… En plus, il y aura des restaurants, magasins, cinéma, sauna…

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Cette construction devrait être terminée en début 2010…

L’aéroport et sa coupole

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Vu à la TV russe, kazakhe, ouzbèke ou kirghize

Posted by admin on Nov 7, 2009 in Kazakhstan, Kirghizistan, News, Ouzbékistan, vie quotidienne

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Le nombre de chaînes de télévision a explosé dans chacun des pays et les chaînes thématiques sont aussi apparues avec parfois des chaînes très intéressantes (histoire, cultures, films soviétiques, géographie ). Oui il y a une chaîne qui présente exclusivement les films de la période soviétique. Il n’y avait pas que des films de propagande, mais aussi des films d’excellente qualité et qui gardent leur intérêt et leur succès auprès des spectateurs même ici en Asie centrale.

Oh, scandale à Ekaterinbourg, le juge a décidé de supprimer la fonction de “dejourni” à l’école. Le dejourni était désigné à tour de rôle pour des fonctions d’aide: nettoyer le tableau noir, arroser les fleurs, distribuer des documents, tenir en ordre la salle de classe, etc.. Cette fonction avait aussi pour but d’éduquer les enfants dans leur fonction sociale. C’est un mythe soviétique de plus qui s’effondre, mais est-ce une amélioration ?
Est-ce que les Droits de l’Enfant ont gagné une bataille en Russie ?

A la TV kazake, l’écologie fait l’objet de spots assez fréquemment montré qui insiste sur la diversité écologique du pays qu’il faut préserver, que cela soit dans les animaux ou dans les paysages. Cette campagne est doublée d’affiches dans les rues.
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Affiche à Aktau

Par contre à  la TV russe un spot insiste sur la consommation d’alcool qui est 10 fois supérieure à celle de la Turquie, ou des pays d’Asie centrale.
Le match de football féminin entre la Suisse et la Russie (qui se déroulait en Suisse)  a été montré intégralement sur la chaîne sport russe. Le football a une grande place sur les chaînes sportives, les championnats d’Angleterre, d’Allemagne, d’Italie sont retransmis chaque semaine. Mais on parle de tous les sports…
A la TV russe, une série historique “Je suis revenue” raconte les difficultés d’une femme russe qui a passé la seconde guerre mondiale, en tant que prisonnière,  en Allemagne et qui revient en URSS.
Une autre série commence, “L’or des Scythes”, tout un programme, mais rien à voir avec les nomades de l’Antiquité. mais il y a de plus en plus de séries russes de qualité, qu’elles soient policières ou dramatique, voire humoristique, ou historique. La première chaîne vient de présenter la série “La jeunesse de Chtirlitz”, qui raconte la prériode d’avant la Seconde guerre Mondiale. Chtirlitz est une des séries les plus aimées de la période soviétique et raconte l’histoire d’un espion russe en Allemagne fasciste. Dans la série originelle, Chtierlitz est souvent en Suisse, Berne, mais comme les Soviétiques n’ont pas pu filmer à Berne, les scènes ont été enregistrées à Riga dont l’architecture se rapproche de la capitale suisse, mais avec des différences bien sûr. Une scène importante de cette série se déroule sur le boulevard des Fleurs à Berne et plsueiurs fois des amis russes m’ont demandés de les amener à cet endroit.
La TV ouzbèke montre beaucoup d’événements locaux et les nouvelles officielles du gouvernement, les endroits où le président s’est rendu, etc.
A la TV russe, les débats sont nombreux et très riches. Un thème traité, la lutte contre la corruption. En effet, actuellement, le gouvernement russe essaie de lutter, une fois de plus, contre la corruption. En Asie centrale, aussi, des lois sortent régulièrement à ce sujet, sans grand effet… Ces débats son très ouverts et les participants ne se gênent pas de critiquer ou de discuter les décisions du gouvernement.

Dans la version russe de la Roue de la Fortune ou de la Chance, qui s’appelle d’ailleurs “Le champ des miracles”, il n’y a pas de  “bimbo” qui affiche les lettres comme avec Dechavannes (?) sur TF1. non là les participants au jeu amènent des produits du terroirou des souvenirs  de leur région, ou chantent, dansent une chanson de chez eux. Là aussi on invite les étrangers, des Ouzbèkes par exemple, ou les “exotiques” de la Russie, que dis-je de la Sibérie profonde (Yakoutie, ou Touva,..) à participer. De plus ils amènent des objets superbe. Le présentateur a eu droit à un habit en fourrure yakoute par exemple, ou la fille d’une des participantes a massacré “Yellow Submarine”….

Il y a bien sûr aussi la version russe de  “Qui veut gagner des millions” .

Toujours sur le “Premier canal” de la TV russe, une émission de patinage artistique “Période glaciaire” a beaucoup de succès le samedi soir. Des couples, formés d’un ou d’une patineuse “professionnelle” et d’une vedette médiatique (chanteur, joueur de hockey, acteur, etc..), présentent un numéro qu’ils ont préparés avec un choréographe. Puis un jury met des notes et commente la prestation. Les numéros sont de grandes qualités et les vedettes se sont prises  au jeu pour présenter un programme de qualité. Des images des répétitions sont également présentées. Sur le site il y a des vidéos présentant ces prestations. en plus c’est une excellente promotion pour le patinage sur glace et cela va créer des vocations…

L’humour est un élément important en Russie, à travers, par exemple, les anecdotes. A la Tv on retrouve sur chaque chaîne généraliste des émissions humoristiques. Même la première chaîne russe, le samedi soir, après l’émission “Période glaciaire” a une émission humoristique qui reprend un certain nombre d’événement de la semaine. Cette semaine, c’est le premier ministre, Vladimir Poutine qui en a pris pour son grade durant toute l’émission, à cause de sa présence à la remise de prix à des rappeurs. L’humoriste se moquait de Poutine durant toute l’émission…. étonnant, non ? Il y a des pays démocratique où l’on ne peut pas toujours se moquer des hommes politiques…

 
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Almaty, automne

Posted by admin on Sep 24, 2009 in Almaty, News

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Après Taraz, je retourne à Almaty. C’est une ville que j’adore, car le climat y est agréable, l’urbanisme  est bien pensé. Certes la ville souffre actuellement du boum des voitures. Les transports publics ne sont pas très efficaces, les lignes de tramway sont rare et ils ne circulent pas souvent. De plus les trams proviennent d’Allemagne (de l’est). comme c’est souvent le cas (toujours?), ils ont laissé les plans et publicités de l’ancienne ville. Et même sur le fronton du tram, le numéro de la ligne indique l’ancienne destination. Une ligne circulaire de métro est en construction depuis plus de 30 ans probablement et chaque année on annonce son ouverture. Mais le trajet prévu ne va pas désengorger complètement la ville, car les besoins ont changé depuis cette première planification. Des bazars et des supermarchés sont situés en banlieue et c’est sur ces routes que les bouchons sont importants, ou pour entrer dans la ville.

C’est une ville verte, avec des jardins, des allées, des canaux.

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L’église orthodoxe, dans le jardin Panfilov, et le monument aux morts de la Seconde Guerre Mondiale.

La région autour de la ville est superbe, surtout avec des couleurs automnales.

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Issyk, le village où le fameux “Homme d’or” a été trouvé en 1969 dans un des kourganes.

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Le lac bleu

 
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Taraz, un grand carrefour sur la route de la Soie

Posted by admin on Sep 16, 2009 in Kazakhstan, News, Taraz

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La ville de Taraz, qui s’appelait Djamboul à l’époque soviétique, était une ville très riche grâce à sa position sur la Route de la Soie. En 2002, elle a fêté les 2000 ans de sa fondation. C’est une mode, en Asie centrale, en Russie de fêter des anniversaires de villes. Il y a d’ailleurs chaque année un jour de fête de la ville. Il y a eu les 300 ans de St-Petersbourg, les 1000 ans de Kazan, les 2700 ans de Samarkande, et dernièrement les 2200 ans de Tachkent.

La ville est agréable avec ses grandes avenues, entourées de verdure et sa place centrale.

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Un des monuments les plus connus de Taraz est le mausolée d’Aisha Bibi, qui se trouv à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de la ville.

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Taraz, était au coeur de plusieurs embranchements sur la route de la Soie. Le musée régional a été rénové et agrandi.

La route de Taraz à Almaty suit la steppe aux pieds des montagnes de l’Alatau en direction du Kirghizstan. La ligne de chemin de fer du Transcaspien, maintenant qui a été électrifiée durant l’ère soviétique.

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Turkestan, et les villes disparues du Moyen-Age

Posted by admin on Sep 16, 2009 in Kazakhstan, Turkestan

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Cette ville est célèbre en tant que lieu de culte dédié à Yassavi, un soufi qui a terminé sa vie ici et célèbre à cause du mausolée érigé à l’époque timouride (sous l’ordre de Tamerlan). C’est aussi le second site classé dans le patrimoine de l’UNESCO (l’autre étant les pétroglyphes de Tamgaly).Dans la région se trouvent beaucoup de sites archéologiques car c’était une artère de la Route de la Soie, soit le long du Syr-Darya en direction du nord de la Caspienne (Astrakhan) ou en direction du lac Issyk-kul ou de Tachkent et Samarkande, puis l’Iran. Les montagnes du Karatau amènent de l’eau dans cette vallée et les sites sont nombreux.
Entre Aralsk et Turkestan se trouve Baïkonour, d’une part la ville sur le trajet du train, et le cosmodrome qui se situe au Nord. Mais nous avons passé durant la nuit et je n’ai rien vu. Le cosmodrome est, de plus, situé loin, à plus de 350 km. C’est de là que les Soviétiques ont envoyé le premier homme en orbite autour de la terre, Yuri Gagarine.
C’est un lieu saint très prisé, d’autant plus qu c’est Tamerlan qui a construit le mausolée, même s’il n’a pas été totalement terminé. Le chauffeur de taxi qui m’amène au site archéologique de Sauran (une ville en cours de fouille qui date du Moyen-Age) qui se trouve à 50 km au nord a été un peu vexé lorsque nous avons parlé d’histoire, car lorsque j’ai expliqué que Tamerlan n’était pas ouzbek, il ne m’a pas cru. Il a argumenté que Babour, le conquérant de l’Inde était aussi ouzbek, alors que la dynastie qu’il a créé s’appelle moghol ! En effet le gouvernement ouzbek a choisi Tamerlan comme héros national.
Le site de Sauran, qui se trouve à côté de la ligne de chemin de fer, avec sa muraille encore en assez bon état, est plutôt impressionnant. A l’intérieur de l’enceinte des archéologues travaillent sous le soleil. Depuis quelques années, les fouilles s’y déroulent un ou deux mois par an. Une mosquée a été découverte, les fortifications avec le pont ont été mis au jour et en partie ont été restaurés.

Toute la vallée du Syr-Darya a de tout temps été occupée grâce à l’eau qui coule des montagnes des chaînes du Karatau, à l’est. Mais les rivières changent fréquemment de cours et les villes sont obligées de s’adapter.
La porte principale de Sauran avec le pont qui vient d’être fouillé
Vue de l’intérieure de la ville de Sauran.
En fin d’après midi, je suis encore allé voir le site de la ville d’Otrar, une des villes les plus connues de la Route de la Soie et celle qui a été la cause de la haine de Genghis Khan. En effet, des diplomates mongoles se trouvaient dans cette riche ville commerciale et  ils ont été tués par le khan. Lorsque Genghis Khan apprit cette nouvelle il vint avec une armée de 600 000 hommes et après plusieurs mois de siège rasa la ville. “oeil pour oeil, dent pour dent”, selon la formule qui est d’actualité. Par la suite, la plupart des grandes villes d’Asie centrale, Samarcande. Boukhara, Merv, du Khorezm, voire d’Iran ont été complètement détruites  par Genghis Khan après des sièges horribles. L’Asie centrale ne s’en remettra jamais vraiment.
Le mausolée d’Aristan Bob
Quelques kilomètres plus loin se trouve la mosquée funéraire d’Aristan Bab, un mystique musulman très réputé et qui aurait, selon la légende, reçu de Mohammed la tâche de trouver un successeur. Aristan Bab est mort au début du XIIIe après avoir enseigné à Ahmed Yassavi les significations essentielles du Coran. Pour son honeur on édifia sur sa tombe un mausolée qui fut détruit à de nombreuses reprises. Le bâtiment actuel a été terminé en 1910.
Le mausolée timouride à Turkestan
Le lendemain, je retourne visiter le monument principal de Turkestan, que j’avais déjà vu il y a 2 ans.
Le mausolée timouride (pas terminé complètement lors de la mort de Tamerlan en 1405) d’Akhmed Yassavi, un prophète, poète et mystique de l’Islam. Il est mort en 1166. Mais à l’âge de 63 ans, comme Mohammed, et passa la fin de sa vie dans une chambre, retiré.

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