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Problèmes au Kirghizstan

Posted by admin on Jun 15, 2010 in Andijan, Kirghizistan, News, Osh, Ouzbékistan

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Quelques temps après mon retour à Tachkent, des événements horribles autour d’Osh au Kirghizstan ont commencé, juste au moment où l’attention du monde était centrée sur le Mundial en Afrique du Sud

D’abord, des bruits et  des rumeurs ont couru.. et les Kirghizes de nationalité et de citoyenneté se sont attaqués aux mahallas (quartiers) des kirghizes de nationalité ouzbèke. Les chercheurs utilisent souvent le suffixe -nais pour définir la citoyenneté, par exemple, les Kirghizstanais peuvent avoir la nationalité kirghize, ouzbèke, russe, kazakhe ou tadjike. La région d’Och est assez particulière. Elle se trouve au fond de la vallée du Ferghana, à l’entrée de la route qui mène en Chine, ou en Afghanistan à travers le Tadjikistan. C’est donc un lieu stratégique pour le trafic de la drogue.De plus le marché d’Och est le plus grand bazar de la région car les camions chinois l’approvisionnent en marchandises diverses. La vallée du Ferghana est une région très riche pour l’agriculture et ces sont les Ouzbeks, qui ont une tradition d’agriculteurs, qui exploitent ces terres, très souvent des deux côtés de la frontière, car les Kirghizes étant de tradition nomades, s’occupent des moutons et des chevaux. Si les mélanges étaient fréquents durant la période soviétique, depuis l’indépendance du Kirghizstan, le rapport entre le nombre d’Ouzbeks et de Kirghizes a changé.

Le président Bakiev, qui était arrivé au pouvoir il y a 5 ans, par une révolution, est justement originaire de la région d’Och,  la deuxième ville du Kirghizstan. Ce coup d’état avait montré le clivage existant entre le nord et le sud du pays. Lorsqu’il était au pouvoir, il a placé les gens de son clan dans les postes-clés du gouvernement et a ainsi accédé aux rares richesses de l’Etat. De plus, il a pratiqué une politique nationaliste en faveur des Kirghizes et ainsi rejeté les Ouzbeks au deuxième rang. Les postes de l’administration (fonctionnaires, policiers, ..) sont principalement aux mains des Kirghizes, ce qui relègue les autres nationalité, dont les Ouzbeks aux professions non-gouvernementales, comme le commerce ou l’agriculture. La corruption est également forte dans cette petite république  et les policiers raquettent non seulement les automobilistes, mais également les possesseurs de restaurants, les petites entreprises, etc, qui sont souvent aux mains des Ouzbeks.

Lors du dernier coup d’état en avril, où la population principalement du nord s’est attaquée au gouvernement, le président Bakiev a dû s’exiler. Pendant quelques jours des affrontements “ethniques” entre russes et kirghizes s’étaient produits à Bichkek, mais le calme était revenu. Peut-être que déjà à ce moment, un essai de contre-révolution ou de déstabilisation du gouvernement provisoire avait été tenté sans succès.

Mais en cette première partie de juin, les choses ont été mieux “organisées” autour d’Och, de Jalalabad pour que le feu de la provocation se développe plus encore. Entretemps, le gouvernement provisoire  a commencé à préparer une nouvelle constitution, de type parlementaire (actuellement le régime est présidentiel) qui devait (doit) être soumise au référendum. On peut imaginer que ces événements servent à discréditer le gouvernement provisoire en prévision de ces votations. Durant des nuits et ces journées d’émeutes, près de 2000 maisons ou appartements ont été incendiés. Mais il y a aussi eu des élans de sympathie de Kirghizes qui ont protégés des voisins Ouzbeks.

Si l’aide internationale a eu un peu de retard, il semble que les camps de fortune installés au bords de la frontière sur territoire ouzbek, ont relativement bien fonctionné. Il y a eu environ 100’000 personnes qui ont traversé la frontière pour se réfugier. Le  gouvernement provisoire kirghize essaie, semble-t-il, de faire porter le chapeau aux Ouzbeks. Cela permettra de glorifier le nationalisme kirghize…mais les informations sont contradictoires,  rien n’est sûr. Par contre il semble que l’appui de l’armée ou au moins de la police kirghize dans les massacres soit assurée. Une commission internationale serait une excellente chose, mais c’est rare que  les gouvernements soient d’accord…

Fin juin, la nouvelle constitution a été acceptée à plus de 90% des votants et le taux de participation était plus élevé que ce que le gouvernement attendait. Certaines organisations étrangères ont fait part de la validité du scrutin et ont félicité le gouvernement. Est-ce surtout parce que le résultat était conformes aux souhaits des Occidentaux ? Est-ce que les Kirghizes savent comment fonctionne un parlement ?

Est-ce que cette blessure entre Kirghizes et Ouzbeks va se refermer rapidement ? Car des scènes horribles ont eu lieu, comme dans de trop nombreux massacres de l’histoire. Il faut également espérer que le nouveau gouvernement va s’efforcer de créer un climat favorable au rapprochement culturel.

Cet événement pose bien sûr la question de l’application de la démocratie dans les républiques d’Asie centrale. Lorsqu’on demande aux gens qu’est-ce qui est le plus important, souvent  la réponse, c’est “pas de guerre”. Et donc la situation au Kirghizstan donne, pour les habitants des autres républiques, un signal qu’un gouvernement “faible” n’est pas une solution…

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Guide touristique: quelle histoire, quelles descriptions ?

Posted by admin on Jan 21, 2010 in Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tachkent

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Nous lisons tous ces magnifiques guides touristiques qui nous permettent de voir les monuments, les paysages, de nous rendre d’un endroit à un autre et d’éviter de tomber dans des pièges à touristes. La qualité des guides a évolué ces dernières années avec des éditions de plus en plus fréquentes, voire avec des compléments sur Internet. Pour les pays asiatiques en tout cas, c’est le guide “Lonely Planet” qui est le préféré des voyageurs solitaires. Certes la concurrence est rude, avec le Petit Futé, ou autres,  mais pour l’Asie centrale, le Lonely Planet “Asie centrale” que cela soit en anglais ou dans sa version française est la Bible des voyageurs, car il couvre aussi le Sinkiang. Un des succès du Lonely Planet est sa précision concernant les données pratiques: hôtels, bus, restaurants,… mais il y a aussi des commentaires explicatifs sur les visites à faire et sur l’histoire du pays. C’est ce dernier aspect que nous allons analyser.

Une présentation biaisée des faits

On imagine que l’histoire est présentée de manière légère (en mode  “L’histoire les Nuls”) et surtout “neutre”, si on peut concevoir une histoire neutre. Or ce n’est pas le cas, loin de là. Le lecteur a droit à une histoire morale,  sortie directement de la Guerre Froide. Or le voyageur, souvent, n’a une approche de l’histoire de ces régions uniquement grâce à ces guides. Il n’a souvent pas le temps de lire un ouvrage général complémentaire sur ce sujet. De plus, les livres d’histoire sur l’Asie centrale s’adressent souvent à des spécialistes et sont assez complexes, car les évènement sont liés à deux continents.

Prenons un ou deux exemples dans le Guide Lonely Planet  pour étayer notre propos. C’est la 2eme édition, traduite de l’anglais, datant de 2007: “Asie centrale, la route de la Soie”, Lonely Planet, Paris, 2007. (LP ci-après)

Dans le chapitre Environnement. “Les steppes (du moins ce qu’il en reste après les plans de cultures intensives de l’époque soviétique) sont couvertes de plantes herbacées et d’arbustes bas comme le saxaoul.”  Après la liste des parcs nationaux, on arrive sur le chapitre Ecologie et là l’auteur s’en donne à coeur joie.

“L’Asie centrale fut utilisée pour tester toutes sortes de technologies au service de la mégalomanie soviétique. La surexploitation de la terre et de l’eau, de même que la destruction de l’habitat naturel, répondaient à une volonté consciente de domestiquer la nature. Les résultats ont dépassé toutes les espérances et ce, dans des proportions alarmantes” (LP, pp. 77).

Bien sûr, personne ne contestera les grandes lignes de ce commentaires. Mais ce sont les termes choisis qui sont inappropriés. La mégalomanie n’était pas plus grande d’un côté que de l’autre.

De plus lorsqu’on lit plus loin, à propos du Kirghizstan, après l’indépendance du pays.

“A la fin de l’ère soviétique, on estimait à quelque 14 millions de moutons au Kirghizstan. Depuis les troupeaux ont été privatisés et divisés. Du fait des difficultés économiques, d’une gestion hasardeuse et du manque d’investissement étatique, le cheptel s’est réduit à six millions de têtes”. “Par ailleurs, les personnes individuelles n’ont pas les moyens de payer les salaires des bergers et les coûts de transports, ni d’entretenir les infrastructures (comme les ponts) qui permettaient aux petits troupeaux de rejoindre les jailoo, pâturages d’été. Ceux-ci souffrent ainsi de graves sous-exploitation et sont envahis par des plantes étrangères, alors que les champs proches des villages subissent un surpâturage qui aggrave l’érosion des sols”. (LP p. 283).

Voilà une description neutres, les causes sont, d’après ce commentaire, exogènes. Les termes choisis sont descriptifs et ne connotent pas la situation politique. Les individus ne peuvent pas payer à cause de l’état, ou à cause de la privatisation… normalement un libéralisme pur a ce genre d’inconvénient dans l’agriculture . Tout d’un coup, dans ce commentaire, on regrette le manque d’investissement de l’état, alors que plus haut on critiquait la présence trop importante de l’état.

Lorsque je me rendais sur le site de Tamgaly (environ 200 km au Nord ouest) depuis Almaty, le chauffeur de taxi me montrait les immenses terres qui n’étaient plus exploitées par les paysans (les kolkhozes), faute d’argent et donc que le travail fait durant la période soviétique était, selon lui, perdu et la désertification avançait. C’est apparemment un choix du Kazakhstan de ne pas soutenir les agriculteurs, choix qui est critiqué par une partie de la population, qui est, par exemple, obligée de manger des pommes chinoises, alors qu’elle se souvient des pommes d’Almtay (la ville des pommes) des anciens temps, ceux de la période soviétique, qui pesaient parfois un kilo (sic).

Sur le sujet de l’architecture, il en est de même. Les bâtiments construits sous l’ère soviétique sont “horribles”, alors que ceux construits actuellement sont “normaux”. Il n’y a souvent pas de qualificatifs.

Prenons à nouveau quelques exemples.

A Tachkent, à propos du parc Navoï : “Les architectes soviétiques ont sévi ici, édifiants des monstruosités (sic!) en béton dont la plus frappante est le palais de l’Amitié des Peuples. On dirait une station d’alunissage tirée d’un décor de films des années 1950. Ce palais abrite une salle de concert de 4200 places”. (LP p.204)

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Paradoxalement, les Ouzbèks apprécient ce bâtiment pour son architecture.

Un autre exemple, toujours à Tachkent. “L’édifice blanc qui se dresse du côté ouest de la place est le nouveau Sénat. A son allure, on devine qu’il a été construit pour surpasser son homologue des Etats-Unis.” (LP p. 204).  A nouveau une description très neutre de l’architecture néo-ouzbèke.


Invention de faits historiques ou présentés comme tels

Mais il y a plus insidieux et plus grave. En effet un fait historique est présenté comme ayant eu lieu et on ne le retrouve pas dans les faits. Le “hasard” veut bien sûr qu’il s’agisse d’un évènement de la période soviétique. Il s’agit de la suite au tremblement de terre de 1966 qui a détruit en grande partie Tachkent.

“Les historiens soviétiques n’ont pas manqué de glorifier les bataillons des “peuples fraternels” et les urbanistes dévoués accourus de toute l’Union soviétique pour aider à la reconstruction.
Cependant lorsque Moscou annonça que 20% des appartements nouvllement construits seraient réservés aux volontaires (principalement russes) que l’on invitait à rester, le ressentiment local s’épancha en mai 1969, dans les échauffourées entre Russes  et Ouzbeks que l’on a appelées l'”incident de Pakhtakor”. (cf. Lonely Planet, p. 197)

Or cet évènement n’apparaît nulle part, ni dans la nouvelle histoire ouzbèke en plusieurs volumes, qui a paru ces dernières années, ni dans la mémoire d’Ouzbèks ou de Russes, historiens, bibliothécaires. Le guide Lonely Planet ne cite, bien sûr pas ses sources. Est-il possible qu’un évènement ait été ignoré par les Ouzbèks, suite à l’indépendance de leur pays ? Mais il serait dans leur intérêt de montrer que l’URSS était une puissance colonisatrice et les Ouzbèks se sont opposés, comme les Tchécoslovaques, les Hongrois, ou les Polonais.

Si l’on lit d’autres guides, allemands, par exemple, on n’a pas ces descriptions. Il s’agit probablement d’une spécificité anglo-saxonne….

Il est regrettable que des guides de ce type, qui ont une large audience, et qui sont souvent le seul livre lu par les touristes, soient truffés d’erreurs et d’inexactitudes, et de propagande.

 
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Vu à la TV russe, kazakhe, ouzbèke ou kirghize

Posted by admin on Nov 7, 2009 in Kazakhstan, Kirghizistan, News, Ouzbékistan, vie quotidienne

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Le nombre de chaînes de télévision a explosé dans chacun des pays et les chaînes thématiques sont aussi apparues avec parfois des chaînes très intéressantes (histoire, cultures, films soviétiques, géographie ). Oui il y a une chaîne qui présente exclusivement les films de la période soviétique. Il n’y avait pas que des films de propagande, mais aussi des films d’excellente qualité et qui gardent leur intérêt et leur succès auprès des spectateurs même ici en Asie centrale.

Oh, scandale à Ekaterinbourg, le juge a décidé de supprimer la fonction de “dejourni” à l’école. Le dejourni était désigné à tour de rôle pour des fonctions d’aide: nettoyer le tableau noir, arroser les fleurs, distribuer des documents, tenir en ordre la salle de classe, etc.. Cette fonction avait aussi pour but d’éduquer les enfants dans leur fonction sociale. C’est un mythe soviétique de plus qui s’effondre, mais est-ce une amélioration ?
Est-ce que les Droits de l’Enfant ont gagné une bataille en Russie ?

A la TV kazake, l’écologie fait l’objet de spots assez fréquemment montré qui insiste sur la diversité écologique du pays qu’il faut préserver, que cela soit dans les animaux ou dans les paysages. Cette campagne est doublée d’affiches dans les rues.
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Affiche à Aktau

Par contre à  la TV russe un spot insiste sur la consommation d’alcool qui est 10 fois supérieure à celle de la Turquie, ou des pays d’Asie centrale.
Le match de football féminin entre la Suisse et la Russie (qui se déroulait en Suisse)  a été montré intégralement sur la chaîne sport russe. Le football a une grande place sur les chaînes sportives, les championnats d’Angleterre, d’Allemagne, d’Italie sont retransmis chaque semaine. Mais on parle de tous les sports…
A la TV russe, une série historique “Je suis revenue” raconte les difficultés d’une femme russe qui a passé la seconde guerre mondiale, en tant que prisonnière,  en Allemagne et qui revient en URSS.
Une autre série commence, “L’or des Scythes”, tout un programme, mais rien à voir avec les nomades de l’Antiquité. mais il y a de plus en plus de séries russes de qualité, qu’elles soient policières ou dramatique, voire humoristique, ou historique. La première chaîne vient de présenter la série “La jeunesse de Chtirlitz”, qui raconte la prériode d’avant la Seconde guerre Mondiale. Chtirlitz est une des séries les plus aimées de la période soviétique et raconte l’histoire d’un espion russe en Allemagne fasciste. Dans la série originelle, Chtierlitz est souvent en Suisse, Berne, mais comme les Soviétiques n’ont pas pu filmer à Berne, les scènes ont été enregistrées à Riga dont l’architecture se rapproche de la capitale suisse, mais avec des différences bien sûr. Une scène importante de cette série se déroule sur le boulevard des Fleurs à Berne et plsueiurs fois des amis russes m’ont demandés de les amener à cet endroit.
La TV ouzbèke montre beaucoup d’événements locaux et les nouvelles officielles du gouvernement, les endroits où le président s’est rendu, etc.
A la TV russe, les débats sont nombreux et très riches. Un thème traité, la lutte contre la corruption. En effet, actuellement, le gouvernement russe essaie de lutter, une fois de plus, contre la corruption. En Asie centrale, aussi, des lois sortent régulièrement à ce sujet, sans grand effet… Ces débats son très ouverts et les participants ne se gênent pas de critiquer ou de discuter les décisions du gouvernement.

Dans la version russe de la Roue de la Fortune ou de la Chance, qui s’appelle d’ailleurs “Le champ des miracles”, il n’y a pas de  “bimbo” qui affiche les lettres comme avec Dechavannes (?) sur TF1. non là les participants au jeu amènent des produits du terroirou des souvenirs  de leur région, ou chantent, dansent une chanson de chez eux. Là aussi on invite les étrangers, des Ouzbèkes par exemple, ou les “exotiques” de la Russie, que dis-je de la Sibérie profonde (Yakoutie, ou Touva,..) à participer. De plus ils amènent des objets superbe. Le présentateur a eu droit à un habit en fourrure yakoute par exemple, ou la fille d’une des participantes a massacré “Yellow Submarine”….

Il y a bien sûr aussi la version russe de  “Qui veut gagner des millions” .

Toujours sur le “Premier canal” de la TV russe, une émission de patinage artistique “Période glaciaire” a beaucoup de succès le samedi soir. Des couples, formés d’un ou d’une patineuse “professionnelle” et d’une vedette médiatique (chanteur, joueur de hockey, acteur, etc..), présentent un numéro qu’ils ont préparés avec un choréographe. Puis un jury met des notes et commente la prestation. Les numéros sont de grandes qualités et les vedettes se sont prises  au jeu pour présenter un programme de qualité. Des images des répétitions sont également présentées. Sur le site il y a des vidéos présentant ces prestations. en plus c’est une excellente promotion pour le patinage sur glace et cela va créer des vocations…

L’humour est un élément important en Russie, à travers, par exemple, les anecdotes. A la Tv on retrouve sur chaque chaîne généraliste des émissions humoristiques. Même la première chaîne russe, le samedi soir, après l’émission “Période glaciaire” a une émission humoristique qui reprend un certain nombre d’événement de la semaine. Cette semaine, c’est le premier ministre, Vladimir Poutine qui en a pris pour son grade durant toute l’émission, à cause de sa présence à la remise de prix à des rappeurs. L’humoriste se moquait de Poutine durant toute l’émission…. étonnant, non ? Il y a des pays démocratique où l’on ne peut pas toujours se moquer des hommes politiques…

 
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La France et la Suisse battues au nombre de radars par kilomètre par le Kirghizstan et la Kazakhstan

Posted by admin on Aug 26, 2009 in Kazakhstan, Kirghizistan

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En prenant la route Bichkek en direction du lac Issyk-kul, notre taxi freine souvent à cause des panneaux de vitesse, quelques fois bas 60 km/h ou même 40 km/h à des endroits pourtant peu dangereux. Mais, en face des “gaichnikis” (gendarmes) arrêtent les voitures et mettent des amendes et contrôlent les papiers du conducteur. Cette route est très fréquentée car le lac Issyk-kul est la “côte d’Azur” d’Asie centrale. Un peu plus loin, sur la voiture des policiers, un pistolet-radar est posé sur le toit. Le policier leur montre qu’ils ont dépassé la vitesse tolérée. Là la “négociation” commence, le conducteur “fautif” a deux choix, soit payer l’amende par la poste avec confiscation du permis de conduire, soit payer immédiatement un montant 3 à 4 fois inférieur sans quittance… une somme qui va directement dans le portemonnaie du policier. Mais le conducteur fautif peut encore sortir un “joker”, soit une carte d’invalide de guerre, soit être le fils d’un chef de police.
Ces pratiques sont tellement entrées dans les moeurs que les gens ne s’en offusquent plus…
Un chauffeur sur la route de Djalalabad à Bichkek m’a raconté qu’il avait vu un contrôle de vitesse au bout de la ligne droite. Il respecte la vitesse et, avec son téléphone mobile photographie son tableau de bord. Lorsque le gendarme l’arrête et veut lui coller une amende, il montre la photo de son portable et évite ainsi le paiement de l’amende.
Certes le salaire des policiers st très bas, mais cette pratique permet de mettre des épinards, de la viande dans le beurre…
Au Kazakhstan et en Ouzbékistan, cette pratique existe aussi. En allant à Tamgaly, un site classé au patrimoine de l’UNESCO, le chauffeur de taxi, qui s’était pris une amende à l’aller, refuse de payer  une deuxième fois au retour en disant au policier qu’il avait déjà payé une fois…
Le système st maintenant bien rôdé, car les policiers doivent remettre à leurs chefs une partie de la rafle, qui eux-mêmes donnent à leurs supérieurs, jusqu’au niveau du gouvernement, comme dans un système mafieux. Un policier qui ne fait pas assez de “chiffres” est renvoyé de son poste.
D’ailleurs dans l’administration, et pas seulement dans la police, les postes sont payants, bien sûr pas officiellement. C’est à dire que pour obtenir un travail, il faut rétribuer la personne qui va vous engager…
On m’a m^me dit que pour des posts dans les sociétés étrangères au Kazakhstan, par exemple, il en était de même lorsque c’est des Kazakhs qui décidaient de l’engagement de collaborateurs !

 
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Kazarman – Djalalabad – Bichkek

Posted by admin on Aug 14, 2009 in Bichkek, Kirghizistan

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Grâce à la coordinatrice CBT de Kazarman, un taxi collectif part pour Djalalabad. La route passe par un col qui es fermé l’hiver car la route est en terre et le sommet du col est assez élevé. Les habitants de Kazarman sont donc obligés en hiver de passer pr Naryn pour recevoir des marchandises ou pour aller à Bichkek.

La route est souvent à voie unique. Depuis le haut la vue est superbe que cela soit en direction de l’est ou de l’ouest. La descente est assez impressionnante. Le fond de la vallée permet de rejoindre la vallée du Ferghana, tout en restant d’abord du côté kirghize. Les routes sont à nouveau en asphalte, mais cela n’empêche pas notre chauffeur de crever un pneu. C’est la troisième fois ici au Kirghizstan, les chauffeurs sont habitués à cette situation. Après la crevaison, ils passent dans un atelier qui porte le joli nom de “vulcanisation” (en russe c’est le même nom…) qui permet de reboucher les trous des pneus.
Djalalabad est une petite ville avec un centre soviétique, théâtre, jardins, … L’hôtel principal date de cette période et pas grnd chose n’a changé. Le personnel est russe avec le système des “dejourni” qui s’occupent d’un étage (clés, rangement, etc..). Un nouvel hôtel vient d’ouvrir juste en face, mais il n’était pas mentionné dans le guide.
Lorsque j’arrive à la gare routière d’où partent les taxis collectifs pour Bichkek, je dois attendre près de 3 heures. Les taxis partent lorsqu’ils sont pleins (4 personnes), ou alors il faut payer les places vides. Je suis probablement arrivé trop tard. Mais heureusement vers 11h d’autres personnes doivent aller à Bichkek, et nous partons pour 9 à 10 heures de route…C’est la meilleure et la seule route rénovées récemment au Kirghizstan. Elle relie les deux plus grandes villes du pays et évite la séparation entre le nord du pays et le sud.
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La route est magnifique et serpente entre les réservoir d’eau et barrages électriques du Tortogul avant de monter pour passer deux cols à plus de 3000 m d’altitude.

Les pentes des cols (sauf le dernier qui comprend un tunnel) sont toujours très douces et les virages assez rare et de grands diamètres. Les plaines sont immenses et les montagnes au loin

 
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Kazarman et les pétroglyphes de Saimali Tas

Posted by admin on Aug 14, 2009 in Kirghizistan

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Kazaman sur la rivière Naryn qui irrigue et traverse tout le iKrghizistan d’est en ouest et se déverse dans le Syr-daria, après avoir passé le réservoir de Tortogul.

La ville n’est pas intéressante, mais beaucoup de touristes s’y arrêtent  en venant soit de l’ouest soit de l’est, mais très peu font le détour pour aller voir les pétroglyphes de Saimali Tas, qui sont difficiles d’accès et accessible complètement seulement en août et en septembre, car ils se trouvent à 3000m d’altitude.
Avec une jeep, il faut passer un col sur un petit chemin de terre avant d’arriver au bord d’un rivière, à 2000 m d’altitude, où seul l’homme et le cheval peuvent continuer. Il faut traverser deux rivières avant de pouvoir remonter la vallée qui mène au site. Après un chemin qui longe la rivière, une partie assez longue oblige de passer sur le glacier avant d’arriver au dernier raidillon qui mène au site qui se trouve à plus de 3000m. Les pierres comportant des pétroglyphes sont assez peu distantes les unes des autres. elles ont une couverture bleuâtre et c’est cette couche qui a été gravée pour y dessiner des images.
Au sommet un petit lac complète le caractère bucolique du site. A premier abord le site ne se trouve pas sur une voie de communication, mais il faudrait vérifier d’où les utilisateurs et créateurs antiques venaient pour occuper ce lieu.
Comme toujours pour des pétroglyphes, il est extrêmement difficile de dater les images. Seul le style permet quelques hypothèses. Les différences de style sont très tennues, à quelques exceptions près.
En plus on a l’impression que le site a été employé fort longtemps sans faire de différences chronologiques. Les utilisateurs n’ont pas changé de place. Avec la neige qui recouvre le site 9-10 mois par année, les pierres ont changé de place.
Il me semble qu’au musée historique de Bichkek, j’ai vu un livre sur les pétroglyphes kirghizes. Il faut que je me le procure.
La descente est assez difficile, surtout sur la partie du glacier. Le cheval n’est pas très à l’aise et je préfère donc redescendre à pieds.
La fin de journée est magnifique lorsque nous reprenons la jeep pour rejoindre Kazarman par le col qui surplombe la vallée où la rivière Naryn amène la vie et poursuit son chemin en direction du nord pour se déverser dans le barrage du Tortogul.

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Kochkor CBT Bokonbaev

Posted by admin on Aug 7, 2009 in Issyk-Kul, Kirghizistan

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C’est  une ville qui se trouve sur la route en direction de la Chine. C’est le point de depart pour aller au lac Song-Kul. C’est ici aussi qu’Helvetas a aide au développement du travail des femmes et a la création de l’ecotourisme, ce qui a débouché sur l’ouverture de CBT.

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Le centre de Kochkor

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Une des maisons transformée en Guesthouse.

Une journée avec le CBT à Bonkonbaaev

Je profite de mon séjour à Kochkor pour aller voir le coordinateur de CBT (Community Based Tourism), puisque c’est ici qu’Helvetas a aidé à l’ouverture du premier bureau.

Le responsable m’invite le lendemain à aller avec lui  à Bonkonbaev (sur la rive sud du lac Issk-kul), où il doit faire une présentation du CBT et participer à une inauguration d’un nouveau bureau. Sur la route, il explique les problèmes d’eau du Kirghizistan avec son voisin le Kazakhstan qui ne veut pas la payer, par contre qui lui vend son gaz et son pétrole.

Une réunion régionale a d’abord lieu pour présenter différents projets soutenus par l’aide américaine. un projet d’écotourisme, et un second qui consiste à mieux utiliser les terres agricoles à disposition. La réunion a lieu dans un théâtre sous les sculptures de Lénine et Marx, et commence par de la musique kirghize. La salle est bien remplie pour entendre les différents orateurs qui s’expriment tous en kirghize. Les participants sont contents de l’aide américaine, car le gouvernement n’a pas de moyens à mettre dans ce type de projets.

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Après cette présentation, une partie de la délégation se rend au petit musée local qui présente les oeuvres d’un peintre qui a fait une exposition en… Suisse. Il peint des tableaux, sur la base de pierres trouvées dans la nature, mais qui ont déjà un dessin.

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Une dernière partie de l’après-midi est consacrée à l’inauguration du nouveau bureau du CBT local. Il administre un campement de yourtes sur les hauts du lac, où a été tourné le film kirghize “pure coolness” d’Ernest Abdyjaparov. Une petite fête accompagne cette inauguration et la représentante américaine fait un discours. Et comme je suis le 2e étranger dans la salle, je dois aussi faire un discours en russe (!) en l’honneur de ce nouveau centre pour accueillir les touristes de la région. J’essaie de trouver un fil rouge et je reprend le thème de l’écologie concernant le lac Issyk-kul, qui doit être protégé, car c’est le joyau pour le développement touristique de la région, voir  du Kirghizistan.

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Bichkek – Naryn et Tash Rabat

Posted by admin on Aug 6, 2009 in Kirghizistan

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A Bichkek, je retourne au musee historique pour voir la collection d’or qui n’est ouverte que la mardi et le mercredi. La salle est bien protegee et c’est la directrice du musee qui ouvre personnellement la salle… Il y a quelques tres beaux et inattendus objets trouves dans diverses fouilles au Kirghizstan.

En fin d’apres midi je suis parti en taxi collectif pour Nary, sur la route du col du Togurart qui permet d’aller a Kashgar en Chine. Je veux aller dans cette ville qui est aussi  un noeud routier pour visiter le caravanserail (ou le monastere nestorien pour certain) de Tash-Rabat. La route est longue car il y a plusieurs cols a passer et le temps se deteriore. Nous arrivons a Naryn tard dans la soiree et les lumieres sont eteintes.

naryn-route

La qualite des routes est tres critiquees par les chauffeurs. Elles datent de l’epoque sovietique.

naryn-route-2

Le lendemain, je pars avec un taxi en direction du col du Togurart, mais le temps est pluvieux. J’espere que cela va s’ameliorer. Sur le trajet, je visite le musee archeologique de Koshoy Korgon (et le presume chateau de la  ville d’Aktach, qui a ete fondee sous les Karakhanides, la premiere dynastie turque a avoir embrasse l’Islam). Le petit musee est moderne et les fouilles archeologiques continuent apparemment.

naryn-tachrabat
Tash-Rabat se situe plus loin, dans une petite vallee laterale. Superbe endroit, mais le soleil ne pointe toujours pas son nez et la pluis reprend de plus belle. Les touristes sont et, en grande partie, deja partis des camps de yourtes, a cause du temps. Je visite donc seul ce monument

tashrabat-vallee-2 tash-rabat-vallee tash-rabat tashrabat-general tash-rabat-interieur

En rentrant sur Naryn, le temps s’ameliore et je ne sais pas si je dois rester a Naryn ou redescendre pres du lac Issy-Kul. Le temps s’assombrit et je decide de revenir a Kochkor, ou j’avais sejourne la semaine passee. Sur la route le temps est changeant. Un glissement de terrain nous ralentit juste avant que j’arrive a destination.

 
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Bichkek

Posted by admin on Aug 3, 2009 in Bichkek, Kirghizistan

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De retour à Bichkek pour voir le musée historique et …accéder à internet pour vous tenir au courant, car, en dehors de la capitale, la toile est encore peu accessible. De plus je devais aussi chercher de l’argent dans un bancomat ou une banque et cela semble plus facile au Kirghizistan qu’en Ouzbékistan.

Bichkek est aussi une ville agréable et elle était la ville la plus verte de l’URSS . Est-elle plus verte que Lausanne ?

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Je suis allé voir les ruines de Balasaghun, la capitale des Karakhanides, le premier royaume turc musulman.

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Le  minaret, mais la mosquee n’a pas encore ete retrouvee

burana-nestorien

Les nestoriens ont egalement passe ici.

Je repars pour les montagnes, Naryn, pour voir la caravansérail (?) de Tash-Rabat

 
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Karakol et Jeti Oghuz

Posted by admin on Aug 3, 2009 in Issyk-Kul, Kirghizistan, News

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Karakol, anciennement Prjevalsk, du nom du grand explorateur russe Nikolai Prjevalski,  a donc retrouvé son nom antérieur à l’époque tsariste.
Le musée ainsi que le monument du grand explorateur russe Prjevalski, qui est mort à Karakol en 1888, se trouve au nord de la ville sur une sorte de promontoire, mais dont certaines sources disent qu’à l’époque le lac était à ce niveau. Le musée retrace les voyages qu’il a réalisés en Asie centrale, en Mongolie, en Chine et au Tibet, qui est fermé à l’époque. C’est à lui qu’on doit aussi la redécouverte du petit cheval des steppes auquel on a donné aujourd’hui son nom.
Karakol fut bâtie en 1869 sur un plan en damier pour la garnison militaire, mais il y avait aussi des marchands et des explorateurs. aujourd’hui il ne reste qu’une des mosquées que comprenait la ville, mais c’est une mosquée chinoise qui paraît être un temple bouddhique qui a été achevée en 1910. Elle a été construite, sans un clou, par des artisans chinois. Elle appartient à la communauté des dungan.
La cathédrale orthodoxe subsiste également et elle est en bois. Elle a été rebâtie, car les coupoles avaient été détruites, à partir de 1961 (!) et terminée en 1991.
Le musée régional est un peu décevant car, apparemment les pièces intéressantes ont été rapatriées à Bichkek.
Après une journée passée dans cette ville, je me rends dans une des vallées qui donnent accès aux montagnes. Karakol est célèbre pour cela. Les montagnes des Tian-shan se trouvent à l’est. J’ai choisi Jeti-Oghuz qui se trouve au sud-ouest de Karakol. Le “sanatorium” datant de l’époque soviétique a été construit au fond de la vallée à côté de collines aux pierres rouges, d’une part un coeur brisé en deux et une paroi avec sept monticules. Le cosmonaute Yuri Gagarine venait se reposer dans ce sanatorium qui est aussi un lieu de réhabilitation avec des bains, des massages et autres. Malheureusement le gouvernement kirghize n’a pas les moyens de restaurer cette institution et le bâtiment tombe en ruine.
Alors que l’été passé avait été très chaud ici, cette année il est arrivé très tard dû à un long hiver et, comme chez nous, les changements dans les montagnes peuvent se faire rapidement. La journée, des orages eurent lieu et la température baisse.
Je décide de revenir momentanément à Bichkek, la capitale.

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