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Tachkent, le premier août

Posted by admin on Aug 6, 2010 in Asie centrale, Enseignement, Tachkent

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A Tachkent, le premier août est une date un peu spéciale chaque année. Bien sûr ils ne fêtent pas la  fête nationale suisse, mais c’est le jour des examens d’entrée à l’université. Autour de la porte d’entrée de ces instituts, les parents, amis attendent avec impatience la sortie de leur fils ou fille, ou amis. Mais les résultats ne seront pas connus avant une dizaine de jours, de plus, d’autres critères nettement plus matériels ont une importance beaucoup plus grande que les réponses aux questions que les étudiants ont faites. En effet, la corruption est aussi très présente dans l’enseignement car les enseignants et professeurs sont extrêmement mal payés. Cela a commencé avec l’indépendance et  on arrive donc à une génération d’étudiants qui a toujours “réussi” ses examens en payant. Il y a des exceptions bien sûr. D’ailleurs l’enjeu de ces examens est élevé, car entre 30 et 50 % des meilleurs étudiants vont pouvoir suivre gratuitement leur formation universitaire (sur le budget de l’état) dans chaque faculté, et ceux qui viennent ensuite, devront s’il sont acceptés, payer leur formation, ce qui n’est pas dans le domaine de la corruption. Des réformes sont en cours, car actuellement, un étudiant ne peut se présenter que dans une faculté et doit attendre une année pour se présenter ailleurs. Les examens sont des QCM, dans différentes branches, qui sont corrigés électroniquement. Certaines facultés, comme la diplomatie est extrêmement difficile d’accès et le nombre de points à obtenir pour y être admis est plus élevé que pour les autres facultés. De plus cette faculté est très prisée par les oligarques ouzbeks qui essaient de placer dans cette filière leurs rejetons.

Mais il semble que les aides illicites durant les examens sont souvent possibles en contrepartie de financement individuel ou collectif du surveillant, voir des enseignants. Certaines mesures sont prises officiellement par le gouvernement pour lutter contre la tricherie, comme l’annonce du blocage, pendant les heures des examens des connections SMS ou internet des différentes compagnies de téléphonie mobile. Mais certains pensent que c’est un leurre et que les connections fonctionnent quand même.

Le dimanche, c’est aussi un jour de bazar.  Je suis allé au bazar du dimanche qui se trouve au sud de la ville et on y trouve de tout, de la baignoire, au treuil mécanique, des théières aux casseroles…et bien sûr beaucoup de monde…Il y a même quelques bouquinistes, car cela est un autre problème ici, il n’y a qu’une librairie ici à Tachkent, pour une ville de 2,5 mio. d’habitants et quelques bouquinistes. est-ce la réforme de l’alphabet (passage de l’alphabet cyrillique vers l’alphabet latin) qui a engendré cette situation ? Les nouveaux livres ne sont pas encore complètement imprimés et les personnes âgées ne veulent pas apprendre le nouvel alphabet. Les jeunes sont ainsi obligés de connaître les 2 alphabets afin de pouvoir également accéder aux anciens livres. Une situation qui engendrera un augmentation de l’analphabétisme …

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Le théâtre des marionnettes à Tachkent

Posted by admin on Apr 19, 2010 in Ouzbékistan, Tachkent

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Dans tout l’espace soviétique, le théâtre a joué un rôle important et était très apprécié. Cet amour a perduré dans les républiques devenue indépendantes après la chute de l’URSS. Certes la composante du théâtre en langue vernaculaire a augmenté (même si elle existait déjà à l’époque soviétique). Au Kazakhstan on a construit des nouveaux théâtres pour présenter les pièces en langue kazakh. A Tachkent aussi le théâtre national ouzbèk a beaucoup de succès.

Un autre élément très développé sous l’époque soviétique, c’est le théâtre des marionnettes pour les enfants (et souvent pas uniquement pour eux). Je me souviens de spectacles à Moscou de très haute qualité au théâtre de marionnettes. Dans les grandes villes se trouvait un théâtre spécifique pour ce genre de spectacle pour les enfants. Il en fut de même à Tachkent et le bâtiment construit dans les années 1980 est particulièrement intéressant d’un point de vue architectural.

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La sculpture devant le théâtre.

Aujourd’hui ce théâtre fonctionne toujours et les spectacles ont lieu la journée.

A côté du théâtre se trouve le palais présidentiel, qui a été ajouté après l’indépendance, mais là bien sûr, c’est trop sérieux, on ne peut pas faire de photos…

 
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Echange d’étudiants en architecture-urbanisme entre Versailles et Tachkent

Posted by admin on Apr 15, 2010 in architecture, Enseignement, Tachkent

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La France essaie de développer des échanges entre les universités ouzkèkes et françaises et une première collaboration s’est déroulées ces derniers jours à Tachkent. Une quinzaine d’étudiants de l’Ecole nationale supérieure de Versailles ont passé deux semaines dont une dizaine de jours sur un projet en collaboration avec des étudiants de l’Institut d’architecture de Tachkent.

En novembre les deux enseignants étaient venus faire une première enquête pour choisir le quartier d’analyse en discussion avec leurs collègues ouzbèks. Ils se sont intéressés au quartier de Chilanzar, au sud-ouest de la ville, un quartier intéressant qui a été rebâti en grande partie après le grand tremblement de terre de 1966 et qui contient tous les éléments spécifiques d’une ville orientale “soviétisée”.

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Les étudiants se préparent pour aller sur le terrain

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Le quartier de Chilanzar au sud-ouest de la ville de Tachkent

Les étudiants, en compagnie de leurs enseignants avaient préparé et étudié l’urbanisme oriental et plus particulièrement Tachkent. L’institut d’architecture de Tachkent a déjà depuis plusieurs années de collaborations avec les universités allemandes.

Dans un premier temps les étudiants répartis en plusieurs groupes devaient analyser les fonctions du quartier de Chilanzar, décrire les bâtiments principaux, comprendre le mode d’organisation y compris les réseaux viaires et les canaux. A partir de leurs observations, ils devaient s’intéresser à une problématique qu’ils vont développer à leur retour à Paris et proposer un projet d’amélioration. Un groupe, lors de la présentation du travail commun a proposé de réorganiser les berges d’un des canaux et de construire un pont pour que les habitants puissent passer plus facilement d’une berge à l’autre.

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Une matinée de conférence des enseignants ouzbeks et français afin que chacun puisse présenter son point de vue. L’idée des architectes européens est de rénover des bâtiments en changeants éventuellement de fonctions, mais pas de détruire complètement , pour des questions économiques , mais aussi pour garder dans la mémoire collective le souvenir de l’ancienne architecture. Ici en Ouzbékistan, la tendance est plutôt inverse, on “rase” et on reconstruit, car c’est la solution la plus économique et souvent on veut justement oublier le passé.

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Les étudiants sur le terrain en discussion avec un enseignant

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Le quartier de Chilanzar est un quartier d’habitation avec beaucoup de zones vertes.

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Le travail d’analyse et la préparation de la présentation

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La présentation se fait devant les enseignants et les étudiants

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Un exemple d’une analyse faite par les étudiants

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C’est déjà l’heure de faire les dernières photos

Dans une année, une quinzaine d’étudiants ouzbeks vont se déplacer en France pour réaliser également un projet sur une ville ou un quartier français et apprendre les méthodes de formation françaises. Mais d’ici là beaucoup de travail attend les étudiants car ils devront apprendre la langue de Molière afin de profiter au maximum de leur stage.

 
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Les transports publics et autres à Tachkent

Posted by admin on Apr 4, 2010 in Pratique, Tachkent, vie quotidienne

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Les transports publics sont pourtant assez bien organisés à Tachkent, un cadeau datant de la période soviétique, puisqu’après le tremblement de terre de 1966, le gouvernement décida de commencer la construction de lignes de métro.

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Le plan du métro. Il y a trois lignes en fonction actuellement.

Les stations ont été construites dans le “style” du métro moscovite avec une architecture spécifique à chaque station, avec des motifs ouzbeks d’ailleurs. Les stations sont superbes, comme par exemple Kosmonavtlaar, le nom ouzbek de la station cosmonaute.  Mais officiellement c’est interdit de faire des photos…je vous renvoie à un site web (en anglais).

D’ailleurs ces jours après les attentats de Moscou, les stations sont encore plus que d’habitudes remplies de policiers qui contrôlent les gens et les sacs.

D’ailleurs il y a eu des changements de noms de stations de métro comme de noms de rue, et comme dans la plupart des villes d’Asie centrale, suite à l’indépendance. Mais souvent les gens, et surtout les touristes ne s’y retrouvent plus car la plupart des gens, surtout les russophones, ont gardé en mémoire le nom russe de la rue ou de la station. Il faut dire que, par exemple, la station Gorki, du nom de l’écrivain russe, a été transformée en “Route de la Soie”, mais cela donne en ouzbek Buzuk Ipak Yoli….Ou la “place de la Révolution” est devenue place Amir Timur (Tamerlan).

Nous pourrions reprendre les idée de Marc Augé dans son premier livre sur le métro parisien, “Un ethnologue dans le métro” et analyser les noms de stations. Paradoxalement, par exemple, la station de métro Pouchkine , un autre grand écrivain (le plus grand ?), lui a gardé son nom…  A Almaty, la boulevard Lénine est devenue celui de l’Amitié.

Mais dans les guides touristiques seul le nom ouzbèk est cité, ce qui rend la tâche des pauvres touristes encore plus difficile, car lorsqu’ils demandent le nom d’un rue c’est le nom russe qui est souvent donné car les gens ne connaissent pas le nom actuel…

Sur terre, un réseau de transports communs complète le réseau du métro, avec des lignes de tram, souvent en mauvais état car les trams datent de la période soviétique, et des autobus, eux modernes par contre.

De plus il y a comme dans toutes les villes russes et centrasiatiques, des “marchroutka”, des mini-bus qui suivent plus ou moins une ligne prédéfinie.

Mais le transport préférés probablement des Tachkentois est le taxi. Il ne faut pas attendre plus de 30 secondes avant qu’une voiture s’arrête. Parfois le simple fait de marcher au bord d’une route amène une voiture à s’arrêter. On a parfois l’impression qu’il y a plus de taxi que de voitures en ville. On a l’impression de revenir à l’époque soviétique car en Ouzbékistan, on ne voit que des petites Matiz, ou le modèle supérieur Nexia, du constructeur sud-coréen Daewoo. 

Il n’y a pratiquement par d’autres marques car les taxes à l’importations sont très élevée. Ces voitures sont d’ailleurs produites en Ouzbékistan, dans le Ferghana. Mais mêmes ces voitures produites en Ouzbékistan sont moins chères à l’étranger qu’ici…Mais au Kazakhstan, on n’en voit pratiquement pas et les Kazakhs se moquent des Ouzbeks à cause de cette voiture et que chez eux on roule en “marque”, en voiture allemande ou japonaise…

Le taxi est par conséquent très bon marché, seulement ou trois fois plus cher que le métro, plus rapide et  plus souple bien sûr. Lorsqu’on arrête le taxi, on négocie le prix et cela peut varier suivant la journée et la distance. Mais pour un trajet au centre ville cela coûte environ un dollar.  Je vous ai déjà parlé des chauffeurs de taxi qui sont très sympa mais aussi très bavards et posent beaucoup de questions, surtout lorsque les étrangers parlent russe…

Et comme il n’y a pas encore des gros bouchons au centre ville car les avenues sont immenses, trois voire 4 ou 5 pistes et donc cela va très vite. Certes il y a quelques fois quelques minutes d’attente, mais les klaxons retentissent avant que le feu ne passe au vert.

 
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Visite d’un collège professionnel à Chirtchik près de Tachkent

Posted by admin on Apr 1, 2010 in Enseignement, Ouzbékistan, Tachkent

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En tant qu’enseignant dans une école professionnelle, je souhaitais visiter un établissement scolaire en Ouzbékistan. Or la Coopération Suisse en Ouzbékistan a un programme concernant la formation professionnelle qui s’appelle Skills Development Project. Je suis allé voir le responsable de ce projet à Tachkent qui m’a expliqué quels en étaient les buts. Ce projet a été mis en place à partir de 2004. Dans un premier temps, les métiers visés étaient ceux dont le marché avait le plus besoin. De plus les étudiants sont formés pour cinq professions très proches afin que les étudiants puissent trouver un emploi de manière aussi souple que possible.

Le système scolaire est organisé de la manière suivante: 9 ans de scolarité de base, puis 3 ans soit dans un “lycée académique” (qui correspond au gymnase) ou 3 ans dans un collège (école professionnelle). A la fin de cette formation, chaque étudiant qu’il ait suivi le lycée ou le collègue peut se présenter aux examens d’entrée à l’université.

Actuellement le projet se trouve dans la deuxième phase.

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Après avoir expliqué le but de ma visite, une demande au ministère a été faite qui  donné l’autorisation de la visite du collège de Chirchik qui se trouve à 40 min. de Tachkent en direction du nord-est. Il est à remarquer que le gouvernement ouzbèk investit énormément d’argent dans la construction de bâtiments scolaires. Plus de 600 nouveaux collèges ont été bâtis ces dernières années et tous les autres ont été rénovés. Certes les bâtiments se ressemblent souvent, mais le fait est que les conditions pour la formation des jeunes sont assez bonnes.

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Vue du bâtiment

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C’est aussi dans ce cadre, que le projet suisse a aidé plusieurs collèges en équipant des salles avec du matériel moderne. Voici quelques exemples:

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Une salle de conférence

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Machine pour des thèmes liés à l’enseignement de l’automatique

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Une salle de chimie car il y aune formation de chimiste pour l’usine qui se trouve à quelques kilomètres de Chirlik.

Mais la formation principale est liée aux métiers d’électricien et d’automaticiens.

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Une nouvelle formation en liaison avec des métiers en informatique vient d’être ouverte

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La nouvelle salle d’informatique

Mais ce projet ne se “réduit” pas à l’apport de matériel, c’est un changement dans la formation professionnelle qui a été mis en place en se basant sur les expériences faites en Suisse et en Allemagne. Avant il n’y avait aucun contact avec les entreprises et aucun stage en entreprise. C’est sur ces deux points que l’effort a porté. Dès la première année les étudiants font un stage dans l’entreprise. Lors des examens en 3eme année, le jury est maintenant principalement formé d’experts venant des entreprises formatrices.

Un autre élément nouveau, la formation de centres régionaux de compétences qui s’occupent de formation continue. Là aussi une collaboration entre l’office de chômage local, l’entreprise et l’école permet à des chômeurs de suivre une formation rapide, en ayant déjà un contrat en poche lors de l’inscription à ces cours. Parallèlement cela permet également aux enseignants dans ces centres d’améliorer leur salaire et d’éviter la fuite des gens qualifiés vers des entreprises privées où les salaires sont plus élevés.

Sous la conduite de ce projet et en collaboration avec le ministère de la formation, plus de 130 brochures pédagogiques, principalement en russe, ont été réalisées. J’ai pu consulter quelques unes de ces brochures, dont celle sur la création d’entreprise, une thématique qui me paraît très importante en Ouzbékistan, même si dans la réalité, il est difficile de trouver des fonds pour se lancer. Les brochures sont pleines d’exemples pratiques et bien illustrées, avec des exercices.

Le jour de ma visite, les étudiants étaient à la fête du Novruz dans le village de Chirchik. Mais j’espère revenir ici, ou dans un autre collège, d’ici la fin de mon séjour.

Une version de ma visite sous forme de vidéo.

Où l’on voit l’enthousiasme du directeur et une enseignante ouzbèke qui explique (en ouzbèke) le fonctionnement d’une machine en automatique.

 
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La fête de la francophonie

Posted by admin on Mar 26, 2010 in News, Tachkent

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Aujourd’hui 26 mars, c’était le fête de la francophonie à l’ambassade de France à Tachkent. Cette année la Francophonie fêtait ses 40 ans d’existence et des activités ont eu lieu toute la journée au centre culturel français. Le français est encore une langue très pratiquée en Ouzbékistan, car il reste une tradition datant de la période soviétique où la formation des enseignants de français était particulièrement développée ici. Un exemple d’un enseignant de français à la retraite.

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Des cours de français sont encore courant dans les écoles primaires d’Ouzbékistan, mais l’anglais est bien sûr plus demandé actuellement, après le russe. Le russe redevient à la mode, car la langue de Pouchkine est indispensable souvent pour poursuivre ses études supérieure et pour obtenir un travail intéressant.

D’ailleurs le Sommet de la Francophonie se déroulera en Suisse, à Montreux, en octobre de cette année.

 
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La fête du Novruz (21 mars), à Chinor

Posted by admin on Mar 22, 2010 in Ouzbékistan, Tachkent

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Une fête qui est redevenue d’actualité après la chute de l’URSS est le nouvel-an iranien le Novruz. Dans la capitale, Tachkent, si les affiches pour cette fête sont nombreuses, la réalité est différente et elle est peu fêtée. Il faut se rendre en “province” ou dans les faubourg de la capitale pour voir cette fête. Cette année le 21 mars tombait sur un dimanche et donc ne permettait pas un jour de congé supplémentaire.

Je suis donc allé grâce à des amis dans les montagnes proches de Tachkent, sur la route de la station de ski de Chimgan, à l’est dans le village de Chinor.  J’y ai passé deux jours pour voir les préparatifs ainsi que le déroulement de la fête dans un village.

La préparation de cette fête commence le jour d’avant. C’est le mahalla qui est responsable de son organisation. Le plat principal du Novruz ouzbèk est le khalim. Sa composition est simple, de l’huile, beaucoup de viande, de la graisse provenant de la viande et du blé. Puis on ajoute de l’eau et on remue une vingtaine d’heures tout en remettant du bois pour le alimenter le feu. Il y a des anecdotes concernant certains ajouts pour les hommes uniquement…Pour suivre toutes les étapes de sa préparation.. (vidéo)

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Le matin de la fête, on prépare les tables, et la musique pour la danse.

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Si les hommes s’occupent du plat principal, les femmes sont aussi très occupées par les préparatifs, car c’est tout le village, le mahalla, qui est invité.

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Des invités du village voisins sont aussi présents au début de la fête, comme ici l’enseignant de français, maintenant à la retraite.

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Puis quand le plat est prêt, les assiettes circulent depuis les grandes poëles en direction des invités

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Puis c’est le tour des festivités, avec des discours par l’aksakal, le “chef” du mahalla, entre autres, puis ce sont des danses, par les enfants du village, puis les villageois eux-mêmes. Le soleil était de la partie ce dimanche.

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En milieu d’après-midi, après le repas et la danse, la fête se termine.

En Iran, le Norouz est une très grande fête et dure 13 jours.

 
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Guide touristique: quelle histoire, quelles descriptions ?

Posted by admin on Jan 21, 2010 in Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tachkent

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Nous lisons tous ces magnifiques guides touristiques qui nous permettent de voir les monuments, les paysages, de nous rendre d’un endroit à un autre et d’éviter de tomber dans des pièges à touristes. La qualité des guides a évolué ces dernières années avec des éditions de plus en plus fréquentes, voire avec des compléments sur Internet. Pour les pays asiatiques en tout cas, c’est le guide “Lonely Planet” qui est le préféré des voyageurs solitaires. Certes la concurrence est rude, avec le Petit Futé, ou autres,  mais pour l’Asie centrale, le Lonely Planet “Asie centrale” que cela soit en anglais ou dans sa version française est la Bible des voyageurs, car il couvre aussi le Sinkiang. Un des succès du Lonely Planet est sa précision concernant les données pratiques: hôtels, bus, restaurants,… mais il y a aussi des commentaires explicatifs sur les visites à faire et sur l’histoire du pays. C’est ce dernier aspect que nous allons analyser.

Une présentation biaisée des faits

On imagine que l’histoire est présentée de manière légère (en mode  “L’histoire les Nuls”) et surtout “neutre”, si on peut concevoir une histoire neutre. Or ce n’est pas le cas, loin de là. Le lecteur a droit à une histoire morale,  sortie directement de la Guerre Froide. Or le voyageur, souvent, n’a une approche de l’histoire de ces régions uniquement grâce à ces guides. Il n’a souvent pas le temps de lire un ouvrage général complémentaire sur ce sujet. De plus, les livres d’histoire sur l’Asie centrale s’adressent souvent à des spécialistes et sont assez complexes, car les évènement sont liés à deux continents.

Prenons un ou deux exemples dans le Guide Lonely Planet  pour étayer notre propos. C’est la 2eme édition, traduite de l’anglais, datant de 2007: “Asie centrale, la route de la Soie”, Lonely Planet, Paris, 2007. (LP ci-après)

Dans le chapitre Environnement. “Les steppes (du moins ce qu’il en reste après les plans de cultures intensives de l’époque soviétique) sont couvertes de plantes herbacées et d’arbustes bas comme le saxaoul.”  Après la liste des parcs nationaux, on arrive sur le chapitre Ecologie et là l’auteur s’en donne à coeur joie.

“L’Asie centrale fut utilisée pour tester toutes sortes de technologies au service de la mégalomanie soviétique. La surexploitation de la terre et de l’eau, de même que la destruction de l’habitat naturel, répondaient à une volonté consciente de domestiquer la nature. Les résultats ont dépassé toutes les espérances et ce, dans des proportions alarmantes” (LP, pp. 77).

Bien sûr, personne ne contestera les grandes lignes de ce commentaires. Mais ce sont les termes choisis qui sont inappropriés. La mégalomanie n’était pas plus grande d’un côté que de l’autre.

De plus lorsqu’on lit plus loin, à propos du Kirghizstan, après l’indépendance du pays.

“A la fin de l’ère soviétique, on estimait à quelque 14 millions de moutons au Kirghizstan. Depuis les troupeaux ont été privatisés et divisés. Du fait des difficultés économiques, d’une gestion hasardeuse et du manque d’investissement étatique, le cheptel s’est réduit à six millions de têtes”. “Par ailleurs, les personnes individuelles n’ont pas les moyens de payer les salaires des bergers et les coûts de transports, ni d’entretenir les infrastructures (comme les ponts) qui permettaient aux petits troupeaux de rejoindre les jailoo, pâturages d’été. Ceux-ci souffrent ainsi de graves sous-exploitation et sont envahis par des plantes étrangères, alors que les champs proches des villages subissent un surpâturage qui aggrave l’érosion des sols”. (LP p. 283).

Voilà une description neutres, les causes sont, d’après ce commentaire, exogènes. Les termes choisis sont descriptifs et ne connotent pas la situation politique. Les individus ne peuvent pas payer à cause de l’état, ou à cause de la privatisation… normalement un libéralisme pur a ce genre d’inconvénient dans l’agriculture . Tout d’un coup, dans ce commentaire, on regrette le manque d’investissement de l’état, alors que plus haut on critiquait la présence trop importante de l’état.

Lorsque je me rendais sur le site de Tamgaly (environ 200 km au Nord ouest) depuis Almaty, le chauffeur de taxi me montrait les immenses terres qui n’étaient plus exploitées par les paysans (les kolkhozes), faute d’argent et donc que le travail fait durant la période soviétique était, selon lui, perdu et la désertification avançait. C’est apparemment un choix du Kazakhstan de ne pas soutenir les agriculteurs, choix qui est critiqué par une partie de la population, qui est, par exemple, obligée de manger des pommes chinoises, alors qu’elle se souvient des pommes d’Almtay (la ville des pommes) des anciens temps, ceux de la période soviétique, qui pesaient parfois un kilo (sic).

Sur le sujet de l’architecture, il en est de même. Les bâtiments construits sous l’ère soviétique sont “horribles”, alors que ceux construits actuellement sont “normaux”. Il n’y a souvent pas de qualificatifs.

Prenons à nouveau quelques exemples.

A Tachkent, à propos du parc Navoï : “Les architectes soviétiques ont sévi ici, édifiants des monstruosités (sic!) en béton dont la plus frappante est le palais de l’Amitié des Peuples. On dirait une station d’alunissage tirée d’un décor de films des années 1950. Ce palais abrite une salle de concert de 4200 places”. (LP p.204)

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Paradoxalement, les Ouzbèks apprécient ce bâtiment pour son architecture.

Un autre exemple, toujours à Tachkent. “L’édifice blanc qui se dresse du côté ouest de la place est le nouveau Sénat. A son allure, on devine qu’il a été construit pour surpasser son homologue des Etats-Unis.” (LP p. 204).  A nouveau une description très neutre de l’architecture néo-ouzbèke.


Invention de faits historiques ou présentés comme tels

Mais il y a plus insidieux et plus grave. En effet un fait historique est présenté comme ayant eu lieu et on ne le retrouve pas dans les faits. Le “hasard” veut bien sûr qu’il s’agisse d’un évènement de la période soviétique. Il s’agit de la suite au tremblement de terre de 1966 qui a détruit en grande partie Tachkent.

“Les historiens soviétiques n’ont pas manqué de glorifier les bataillons des “peuples fraternels” et les urbanistes dévoués accourus de toute l’Union soviétique pour aider à la reconstruction.
Cependant lorsque Moscou annonça que 20% des appartements nouvllement construits seraient réservés aux volontaires (principalement russes) que l’on invitait à rester, le ressentiment local s’épancha en mai 1969, dans les échauffourées entre Russes  et Ouzbeks que l’on a appelées l'”incident de Pakhtakor”. (cf. Lonely Planet, p. 197)

Or cet évènement n’apparaît nulle part, ni dans la nouvelle histoire ouzbèke en plusieurs volumes, qui a paru ces dernières années, ni dans la mémoire d’Ouzbèks ou de Russes, historiens, bibliothécaires. Le guide Lonely Planet ne cite, bien sûr pas ses sources. Est-il possible qu’un évènement ait été ignoré par les Ouzbèks, suite à l’indépendance de leur pays ? Mais il serait dans leur intérêt de montrer que l’URSS était une puissance colonisatrice et les Ouzbèks se sont opposés, comme les Tchécoslovaques, les Hongrois, ou les Polonais.

Si l’on lit d’autres guides, allemands, par exemple, on n’a pas ces descriptions. Il s’agit probablement d’une spécificité anglo-saxonne….

Il est regrettable que des guides de ce type, qui ont une large audience, et qui sont souvent le seul livre lu par les touristes, soient truffés d’erreurs et d’inexactitudes, et de propagande.

 
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Massacre à la tronçonneuse autour de la statue de Tamerlan

Posted by admin on Dec 17, 2009 in News, Tachkent

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En cette fin d’année à Tachkent, un des sujets de discussion est l’abattage des arbres sur la place où se trouve la statue de Tamerlan.

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La statue de Tamerlan dans le parc en 2008

En novembre, une armada de bûcherons improvisés abattaient les arbres, souvent vieux de 150 ans qui se trouvaient dans le parc qui contient actuellement la statue de Tamerlan. Mais auparavant trônait Marx, Kaufmann, un des généraux qui envahit l’Asie centrale au milieu du XIX e s.

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Autour de la place se trouvent plusieurs monuments importants. Au Nord il y a le musée de Tamerlan, avec une architecture en forme de coupole. Mais surtout en direction de l’Est, paradoxalement tournant le dos à Tamerlan, le nouveau “palais” présidentiel, immense, et typique de l’architecture néo-ouzbèke. Devant cette construction se trouvait une sorte de “Big Ben” en miniature (mais en brique). Or l’architecte a dédoublé ce monument pour l’intégrer dans l’ensemble présidentiel.

Vue 360 degrés de la place Amir Timur (Tamerlan)

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Ce bâtiment servira à la réception de la fondation “Fond Forum”, destiné à la culture et aux arts de l’Ouzbékistan, initiée par un des filles du président ouzbék.

Mais probablement que le guide Lonely Planet sur l’Asie centrale, le trouvera plus beau que l’architecture soviétique.

 
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Une visite de la Tour TV de Tachkent

Posted by admin on Dec 12, 2009 in Tachkent

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Depuis le centre de la ville, une avenue se dirige vers le Nord, avenue qui contient quelques bâtiments rénovés ou nouvellement construit depuis l’indépendance. Certes les nouvelles constructions et plans urbanistiques ne sont pas aussi visibles que ceux d’Astana ou d’Ashgabad.

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Le premier bâtiment depuis le centre est la tour de la banque nationale et de l’hôtel intercontinental, fierté de la nouvelle république ouzbèke. Derrière l’hôtel se trouve un charmant parc avec un jardin japonais qui sert de lieu pour filmer des scènes de mariage (avec mise en scène, répétition etc…)

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La tour de la banque se trouve au centre

Juste après se trouve l’Aqua Parc, selon la formule qui a eu son succès ailleurs, “Du pain et des jeux”. En hiver, ce lieu de détente n’est pas ouvert malheureusement.. mais il y a des télésièges, et des tas d’attractions.

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La tour de la TV avec sa base à trois “pieds”

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Et quelques centaines de mètres plus loin se trouve la tour de la TV, construite durant la période soviétique. Avec ses 375 m de haut (!) elle est la 7eme tour la plus élevée du monde et c’est la plus haute construction d’Asie centrale centrale. Sa construction a débuté en 1979 et s’est terminée en 1981. Elle devrait résister à un tremblement de terre de 9 sur l’échelle de Richter. A environ 120 m d’altitude, il y a un restaurant tournant, qui date lui aussi de la période soviétique.

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Le billet pour accéder à la tour de la TV. Les pubs (Nestlé entre autres) occupent le plan sur le billet… Avant d’accéder à l’ascenseur, un contrôle digne d’un vol Genève -Tel-Aviv est fait..

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Vue en direction du sud, vers le centre de la ville moderne.

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Vue en direction de l’Est, avec les montagnes de la chaîne des Tien-Shan et donc du kirghizstan

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Le restaurant tournant, s’il vous plaît !

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si on peut dire que Tachkent a un centre (nous y reviendrons), tant la ville a évolué suivant les périodes historiques et les destructions

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