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Boukhara, une rénovation de la ville mieux réussie ?

Posted by admin on Jul 23, 2010 in architecture, Boukhara, Ouzbékistan

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Depuis quelques années, les différentes villes historiques qui sont visitées par les touristes ont fait l’objet de restauration. Nous avons déjà parlé des problèmes de restauration de Samarcande. Qu’en est-il de Boukhara, qui a subi une restauration en liaison avec un nouveau plan d’urbanisme ces dernières années ?

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Il y a des points très positifs, d’une part le centre de la ville a été redonné aux piétons et surtout aux touristes. Certes le nombres d’échoppes touristiques a été multipliée par cinquante, mais les bâtiments eux-mêmes ont été rénovés de manière assez sobres, même si le centre historique a vu des constructions modernes (hôtel, B and B, chaikhane,..) d’un style quelque peu douteux, même si l’effort d’inventer un style ouzbek est là.

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Une construction moderne au centre de Boukhara

La grande réussite est le complexe du Liaby Khaouz, avec son réservoir d’eau, au milieu de différents bâtiments historiques, qui a été entouré de plusieurs chaikhana, et qui devient un endroit vivant le soir, avec de la musique, de la lumière et ce sont aussi les Boukhariotes qui viennent s’y délasser ou manger en famille ou en groupes.

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Le Lyabi-Khaouz, le soir.

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Le soir depuis une terrasse de café

 
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Echange d’étudiants en architecture-urbanisme entre Versailles et Tachkent

Posted by admin on Apr 15, 2010 in architecture, Enseignement, Tachkent

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La France essaie de développer des échanges entre les universités ouzkèkes et françaises et une première collaboration s’est déroulées ces derniers jours à Tachkent. Une quinzaine d’étudiants de l’Ecole nationale supérieure de Versailles ont passé deux semaines dont une dizaine de jours sur un projet en collaboration avec des étudiants de l’Institut d’architecture de Tachkent.

En novembre les deux enseignants étaient venus faire une première enquête pour choisir le quartier d’analyse en discussion avec leurs collègues ouzbèks. Ils se sont intéressés au quartier de Chilanzar, au sud-ouest de la ville, un quartier intéressant qui a été rebâti en grande partie après le grand tremblement de terre de 1966 et qui contient tous les éléments spécifiques d’une ville orientale “soviétisée”.

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Les étudiants se préparent pour aller sur le terrain

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Le quartier de Chilanzar au sud-ouest de la ville de Tachkent

Les étudiants, en compagnie de leurs enseignants avaient préparé et étudié l’urbanisme oriental et plus particulièrement Tachkent. L’institut d’architecture de Tachkent a déjà depuis plusieurs années de collaborations avec les universités allemandes.

Dans un premier temps les étudiants répartis en plusieurs groupes devaient analyser les fonctions du quartier de Chilanzar, décrire les bâtiments principaux, comprendre le mode d’organisation y compris les réseaux viaires et les canaux. A partir de leurs observations, ils devaient s’intéresser à une problématique qu’ils vont développer à leur retour à Paris et proposer un projet d’amélioration. Un groupe, lors de la présentation du travail commun a proposé de réorganiser les berges d’un des canaux et de construire un pont pour que les habitants puissent passer plus facilement d’une berge à l’autre.

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Une matinée de conférence des enseignants ouzbeks et français afin que chacun puisse présenter son point de vue. L’idée des architectes européens est de rénover des bâtiments en changeants éventuellement de fonctions, mais pas de détruire complètement , pour des questions économiques , mais aussi pour garder dans la mémoire collective le souvenir de l’ancienne architecture. Ici en Ouzbékistan, la tendance est plutôt inverse, on “rase” et on reconstruit, car c’est la solution la plus économique et souvent on veut justement oublier le passé.

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Les étudiants sur le terrain en discussion avec un enseignant

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Le quartier de Chilanzar est un quartier d’habitation avec beaucoup de zones vertes.

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Le travail d’analyse et la préparation de la présentation

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La présentation se fait devant les enseignants et les étudiants

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Un exemple d’une analyse faite par les étudiants

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C’est déjà l’heure de faire les dernières photos

Dans une année, une quinzaine d’étudiants ouzbeks vont se déplacer en France pour réaliser également un projet sur une ville ou un quartier français et apprendre les méthodes de formation françaises. Mais d’ici là beaucoup de travail attend les étudiants car ils devront apprendre la langue de Molière afin de profiter au maximum de leur stage.

 
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Astana, la pyramide et le palais de l’indépendance

Posted by admin on Jan 17, 2010 in architecture, Astana

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Un bâtiment que je n’avais pas encore visité en août est la “pyramide de la paix et de la sérénité“, une dénomination toute orientale, pour un bâtiment occidental, qui se trouve dans l’axe du boulevard vert, de l’autre côté de la rivière Ichim, derrière le palais présidentiel. C’est une construction de Norman Friedman, qui a plusieurs projets en cours à Astana (dont le fameux Khan Shatyry. qui est en cours de finition)  et qui est l’architecte, entre autres, de la rénovation du reichstag et de la fameuse tour  de SwissRe  à Londres. Ce bâtiment a été inauguré en 2006 pour la 1ere conférence des religions.

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Le président Nazarbaiev (interview) a placé son pays à cheval sur l’Asie et l’Europe et prône l’idée de l’Eurasie chère à Gumelëv. D’ailleurs un monument symbolisant le centre de l’Asie se trouve au Kazakhstan, d’autres pays, la Russie (à Kyzyl dans la république de Tuva)  et la Chine revendiquent cette caractéristique. Un autre élément que le président kazakh met en avant c’est le fait que 130 nationalités différentes  (y.c. les religions) vivent en paix dans le pays.

La pyramide atteint une hauteur de 62 m. et est divisée en trois parties avec chacune leur couleur. Le bas est noir et contient une salle d’opéra ultramoderne.

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Le deuxième niveau comporte une salle blanche avec un oculus au centre permettant de régler la lumière, provenant du sommet de la pyramide et donnant sur la scène de l’opéra, selon le  principe que l’on connaît dans les grandes cathédrale ou à Ste-Sophie à Istanbul.

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A partir de là on accède à la 3em partie supérieure grâce à un ascenseur diagonal pou suivre la ente de la pyramide. Le guide insiste sur le fait qu’il s’agit d’un ascenseur suisse ! Pour accéder à la plateforme on suit un escalier en spirale  qui mène  à une salle  où se trouve une immense “table” ronde, là ou eut lieu la conférence des religions.

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La partie supérieure de la pyramide est transparent, juste décorée sous forme de vitrail avec 130 colombes, représentant les 130 nationalités du Kazakhstan.

Si l’on voyait la pyramide depuis un avion on  verrait encore le drapeau du Kazakhstan représenté couvrant la partie supérieure.

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Le palais de l’indépendance

En face de la pyramide, à l’est, en traversant l’immense boulevard, se trouve une colonne avec l’oiseau S. (qui s’est “envolé” de Bayterek) et derrière celle-ci deux bâtiments dont le Palais de l’Indépendance.

L’iconographie des sculptures de la colonne mettent en avant le Président et rappellent le réalisme soviétique .. Le président avec des gens du peuple autour de lui. D’ailleurs une peinture dans le hall du palais de l’Indépendance reprend cette même thématique.

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Le palais comprend une grande salle de congrès ainsi qu’un deuxième étage avec une petite exposition archéologique, ethnographique, ainsi qu’une galerie d’art. Les objets archéologiques sont des copies avec comme pièce centrale le fameux “Homme d’or”, pièce incontournable de la “rekazakhisation” de l’histoire.

Le troisième étage est principalement réservé à une immense maquette d’Astana 2030. Cela faisait partie de la campagne politique  avec le projet “Kazakhstan 2030”. Le président a beaucoup de projets pour le futur de la ville. Cette maquette présente ces projets.

Projets de quartiers auto-suffisants, à l’exemple des phalanstères. Un projets de quartier où l’on se déplace grâce aux canaux comme à Venise. La ville se développera encore en direction de l’est et la pyramide sera au centre de la ville.

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En 2011, Astana et Almaty recevront les jeux asiatiques d’hiver (?) et les stades sont en cours de construction.

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