-

Retour à Tachkent

Posted by admin on Sep 29, 2009 in Ouzbékistan, Tachkent

Warning: Missing argument 2 for wpdb::prepare(), called in /home/dallgoew/routesdelasoie.org/wp/wp-content/plugins/nextgen-gallery/lib/tags.php on line 318 and defined in /home/dallgoew/routesdelasoie.org/wp/wp-includes/wp-db.php on line 1229

Mon visa se termine au Kazakhstan et il est donc temps de revenir en Ouzbékistan.

Après mon voyage au Kirghizstan et au Kazakhstan, Tachkent paraît très “asiatique”, ou en tout cas moins européenne .. Le chauffeur de taxi me dit que le pays n’a pas été touché par la crise grâce à la politique de renfermement du gouvernement.

Le lendemain je passe à la banque, une des seules qui accepte le retrait depuis ma carte de crédit. Alors qu’au Kirghizstan et surtout au Kazakhstan, les bancomats se trouvent à tous les coins de rue, ici dans dans la capitale, à part dans quelques rares hôtels, il n’y a pas de bancomat.
D’ailleurs le cours de change au noir st encore pratiqué, et le bazar propos un cours d’environ 20% plus élevé que celui officiel du gouvernement . Un garde de la banque m’explique qu’il n’y a pas assez de liquidités dans le pays. Je pensais que cette situation qui existait déjà il y a une quinzaine d’années avait disparue…
Mais, par ailleurs, les gens sont de plus en plus payés sur leur compte bancaire, avec la délicieuse surprise de ne pas pouvoir retirer de grandes sommes en liquide.
C’est l’automne aussi, les feuilles tombent et des armadas de jardiniers les récoltent. La lumière est superbe et cela donne des magnifiques couleurs qui sont plus riches qu’en automne.
Le musée de Tamerlan au centre de la ville
Les montres suisses sont bien présentes
Les peintres attendent les touristes

 
-

Almaty, automne

Posted by admin on Sep 24, 2009 in Almaty, News

Warning: Missing argument 2 for wpdb::prepare(), called in /home/dallgoew/routesdelasoie.org/wp/wp-content/plugins/nextgen-gallery/lib/tags.php on line 318 and defined in /home/dallgoew/routesdelasoie.org/wp/wp-includes/wp-db.php on line 1229

Après Taraz, je retourne à Almaty. C’est une ville que j’adore, car le climat y est agréable, l’urbanisme  est bien pensé. Certes la ville souffre actuellement du boum des voitures. Les transports publics ne sont pas très efficaces, les lignes de tramway sont rare et ils ne circulent pas souvent. De plus les trams proviennent d’Allemagne (de l’est). comme c’est souvent le cas (toujours?), ils ont laissé les plans et publicités de l’ancienne ville. Et même sur le fronton du tram, le numéro de la ligne indique l’ancienne destination. Une ligne circulaire de métro est en construction depuis plus de 30 ans probablement et chaque année on annonce son ouverture. Mais le trajet prévu ne va pas désengorger complètement la ville, car les besoins ont changé depuis cette première planification. Des bazars et des supermarchés sont situés en banlieue et c’est sur ces routes que les bouchons sont importants, ou pour entrer dans la ville.

C’est une ville verte, avec des jardins, des allées, des canaux.

almaty-egliseortho almaty-monument-mort

L’église orthodoxe, dans le jardin Panfilov, et le monument aux morts de la Seconde Guerre Mondiale.

La région autour de la ville est superbe, surtout avec des couleurs automnales.

issykalatau2_0

Issyk, le village où le fameux “Homme d’or” a été trouvé en 1969 dans un des kourganes.

almatylacbleu_0

Le lac bleu

 
1

Repasser les billets de banque ? Ou l’esthétique du beau en Orient

Posted by admin on Sep 22, 2009 in Asie centrale, vie quotidienne

Warning: Missing argument 2 for wpdb::prepare(), called in /home/dallgoew/routesdelasoie.org/wp/wp-content/plugins/nextgen-gallery/lib/tags.php on line 318 and defined in /home/dallgoew/routesdelasoie.org/wp/wp-includes/wp-db.php on line 1229

Cela m’était déjà arrivé plusieurs fois de par le passé en Asie centrale ou en Russie, un bureau de change de monnaie m’a refusés un billet en dollars en prétextant qu’il était trop plié et donc usé et que la banque allait refuser ou à un taux plus bas ledit billet. J’ai eu beau expliquer que la valeur du billet ne diminuait pas en fonction de la propreté ou la nouveauté du billet puis c’est un papier valeur. J’ai également argumenté qu’un billet utilisé avait plus de chance d’être un vrai (il y a eu dans les années nonante en Russie une vague de fausses coupures). Rien n’y fit..Il faut chercher la cause ailleurs probablement…

dsc_0086

Les femmes, mais les hommes aussi, attachent beaucoup d’importance à la représentation, à l’extérieur. Ainsi la grosse voiture, les dents en or, les beaux habits sont très essentiels pour assurer son statut et ancrés dans la culture. Mais il est également très important que les habits que l’on porte soient repassés. Dans la rue, ou au fond de la steppe, les gens auront leurs habits repassés, y.c. les jeunes.  Aujourd’hui j’ai regardé dans la rue et c’est en effet la cas. Au Kazakhstan, les écoliers et les étudiants doivent s’habiller de la même manière. A Almaty, des magasins reconnus vendent les habits officiels (chemise blanches, pantalons noires, ou jupes noires pour les filles).

En parodiant C.H. Levi-Strauss, qui séparait les sociétés du crû et du cuit, nous pourrions dire qu’il y a les cultures du repassé et celles du non-repassé (ou dans certaines situations seulement). L’Orient se situe donc clairement du côté des société du repassage, alors que l’Occident non (ou du moins depuis mai 68 ?). Il s’agit bien de repassage et non de blanchiment de billets..

aralskenfants

D’ailleurs dans l’ensemble de l’Asie centrale, les gens achètent beaucoup d’habits, de souliers de “marques” (c’est à dire européennes) et qui sont souvent plus chers  que chez nous alors que les salaires sont nettement plus bas ici (même au Kazakhstan) qu’en Europe.

Y a-t-il une notion de beau ici ? Pour beaucoup d’étrangers, ici le Beau ne l’est pas …il suffit de lire les guides de voyage, comme le “Lonely Planet”. D’ailleurs ce guide, par ailleurs fort utile, a une vision très anticommuniste dans son interprétation de l’esthétique du temps de l’URSS.

Dans le livre de Sylvain Tesson, “Eloge de l’énergie vagabonde”, où l’aventurier-géographe français suit à vélo les pipelines depuis l’Ouzbékistan jusqu’en Turquie à travers le Kazakhstan, l’Azerbaidjan et la Géorgie, il fait un tableau très intéressant et compare l’Orient et l’Occident. Pour l’Occident la position debout qui est primordiale et pour l’Orient la position assise. Ou il oppose la communauté en Orient et l’individu en Occident. On pourrait ajouter d’autres éléments, comme le klaxon des voitures. En Occident, il est négatif, on klaxonne pour “engueuler” l’autre. En Orient, le sens est différent, il est positif, il signale, “attention je viens”.

Mais lorsqu’il oppose le Beau, pour l’Occident, à la Force, pour l’Orient, je ne suis pas d’accord, car on compare des éléments différents. Certes la force, la hiérarchie (le clan, par exemple) sont très importantes en Orient, sur le plan de l’organisation politique de la société et on pourrait alors opposer un Occident où la démocratie est un critère primordial. Pour la beauté, l’Occident a depuis la Grèce antique développé la réflexion autour du beau et de la proportion, du canon (Praxitèle, Platon, . ..). Or ce n’est pas le cas en Orient. L’esthétique s’organise différemment. L’extérieur, le matériau utilisé, l’or, l’argent par exemple sont plus importants. On peut remonter à l’époque des nomades. C’est le brillant qui est important. On le voit partout, dans les voitures, les habits, les bijoux,.. La matière en soi, le tissu par exemple, est également important.

Dédié à S.

 
-

Taraz, un grand carrefour sur la route de la Soie

Posted by admin on Sep 16, 2009 in Kazakhstan, News, Taraz

Warning: Missing argument 2 for wpdb::prepare(), called in /home/dallgoew/routesdelasoie.org/wp/wp-content/plugins/nextgen-gallery/lib/tags.php on line 318 and defined in /home/dallgoew/routesdelasoie.org/wp/wp-includes/wp-db.php on line 1229

La ville de Taraz, qui s’appelait Djamboul à l’époque soviétique, était une ville très riche grâce à sa position sur la Route de la Soie. En 2002, elle a fêté les 2000 ans de sa fondation. C’est une mode, en Asie centrale, en Russie de fêter des anniversaires de villes. Il y a d’ailleurs chaque année un jour de fête de la ville. Il y a eu les 300 ans de St-Petersbourg, les 1000 ans de Kazan, les 2700 ans de Samarkande, et dernièrement les 2200 ans de Tachkent.

La ville est agréable avec ses grandes avenues, entourées de verdure et sa place centrale.

taraz3

Un des monuments les plus connus de Taraz est le mausolée d’Aisha Bibi, qui se trouv à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de la ville.

taraz taraz2

Taraz, était au coeur de plusieurs embranchements sur la route de la Soie. Le musée régional a été rénové et agrandi.

La route de Taraz à Almaty suit la steppe aux pieds des montagnes de l’Alatau en direction du Kirghizstan. La ligne de chemin de fer du Transcaspien, maintenant qui a été électrifiée durant l’ère soviétique.

alatau-train

 
-

Turkestan, et les villes disparues du Moyen-Age

Posted by admin on Sep 16, 2009 in Kazakhstan, Turkestan

Warning: Missing argument 2 for wpdb::prepare(), called in /home/dallgoew/routesdelasoie.org/wp/wp-content/plugins/nextgen-gallery/lib/tags.php on line 318 and defined in /home/dallgoew/routesdelasoie.org/wp/wp-includes/wp-db.php on line 1229

Cette ville est célèbre en tant que lieu de culte dédié à Yassavi, un soufi qui a terminé sa vie ici et célèbre à cause du mausolée érigé à l’époque timouride (sous l’ordre de Tamerlan). C’est aussi le second site classé dans le patrimoine de l’UNESCO (l’autre étant les pétroglyphes de Tamgaly).Dans la région se trouvent beaucoup de sites archéologiques car c’était une artère de la Route de la Soie, soit le long du Syr-Darya en direction du nord de la Caspienne (Astrakhan) ou en direction du lac Issyk-kul ou de Tachkent et Samarkande, puis l’Iran. Les montagnes du Karatau amènent de l’eau dans cette vallée et les sites sont nombreux.
Entre Aralsk et Turkestan se trouve Baïkonour, d’une part la ville sur le trajet du train, et le cosmodrome qui se situe au Nord. Mais nous avons passé durant la nuit et je n’ai rien vu. Le cosmodrome est, de plus, situé loin, à plus de 350 km. C’est de là que les Soviétiques ont envoyé le premier homme en orbite autour de la terre, Yuri Gagarine.
C’est un lieu saint très prisé, d’autant plus qu c’est Tamerlan qui a construit le mausolée, même s’il n’a pas été totalement terminé. Le chauffeur de taxi qui m’amène au site archéologique de Sauran (une ville en cours de fouille qui date du Moyen-Age) qui se trouve à 50 km au nord a été un peu vexé lorsque nous avons parlé d’histoire, car lorsque j’ai expliqué que Tamerlan n’était pas ouzbek, il ne m’a pas cru. Il a argumenté que Babour, le conquérant de l’Inde était aussi ouzbek, alors que la dynastie qu’il a créé s’appelle moghol ! En effet le gouvernement ouzbek a choisi Tamerlan comme héros national.
Le site de Sauran, qui se trouve à côté de la ligne de chemin de fer, avec sa muraille encore en assez bon état, est plutôt impressionnant. A l’intérieur de l’enceinte des archéologues travaillent sous le soleil. Depuis quelques années, les fouilles s’y déroulent un ou deux mois par an. Une mosquée a été découverte, les fortifications avec le pont ont été mis au jour et en partie ont été restaurés.

Toute la vallée du Syr-Darya a de tout temps été occupée grâce à l’eau qui coule des montagnes des chaînes du Karatau, à l’est. Mais les rivières changent fréquemment de cours et les villes sont obligées de s’adapter.
La porte principale de Sauran avec le pont qui vient d’être fouillé
Vue de l’intérieure de la ville de Sauran.
En fin d’après midi, je suis encore allé voir le site de la ville d’Otrar, une des villes les plus connues de la Route de la Soie et celle qui a été la cause de la haine de Genghis Khan. En effet, des diplomates mongoles se trouvaient dans cette riche ville commerciale et  ils ont été tués par le khan. Lorsque Genghis Khan apprit cette nouvelle il vint avec une armée de 600 000 hommes et après plusieurs mois de siège rasa la ville. “oeil pour oeil, dent pour dent”, selon la formule qui est d’actualité. Par la suite, la plupart des grandes villes d’Asie centrale, Samarcande. Boukhara, Merv, du Khorezm, voire d’Iran ont été complètement détruites  par Genghis Khan après des sièges horribles. L’Asie centrale ne s’en remettra jamais vraiment.
Le mausolée d’Aristan Bob
Quelques kilomètres plus loin se trouve la mosquée funéraire d’Aristan Bab, un mystique musulman très réputé et qui aurait, selon la légende, reçu de Mohammed la tâche de trouver un successeur. Aristan Bab est mort au début du XIIIe après avoir enseigné à Ahmed Yassavi les significations essentielles du Coran. Pour son honeur on édifia sur sa tombe un mausolée qui fut détruit à de nombreuses reprises. Le bâtiment actuel a été terminé en 1910.
Le mausolée timouride à Turkestan
Le lendemain, je retourne visiter le monument principal de Turkestan, que j’avais déjà vu il y a 2 ans.
Le mausolée timouride (pas terminé complètement lors de la mort de Tamerlan en 1405) d’Akhmed Yassavi, un prophète, poète et mystique de l’Islam. Il est mort en 1166. Mais à l’âge de 63 ans, comme Mohammed, et passa la fin de sa vie dans une chambre, retiré.

 
-

Aralsk et la Mer d’Aral

Posted by admin on Sep 12, 2009 in Aral, Asie centrale

Warning: Missing argument 2 for wpdb::prepare(), called in /home/dallgoew/routesdelasoie.org/wp/wp-content/plugins/nextgen-gallery/lib/tags.php on line 318 and defined in /home/dallgoew/routesdelasoie.org/wp/wp-includes/wp-db.php on line 1229

La ville d’Aralsk est l’arrêt sur la ligne du transaral qui se trouve le plus près de la Mer d’Aral, sur la partie Nord.

aralsktrain

Le train avec les wagons construits en Chine à la gare d’Aralsk.

aral1 aral3

Le “cimetière” aux bateaux

aral2

Les bords de la Mer (partie Nord)

aralskmuse

Le musée régional d’Aralsk

 
-

Atyrau, ville du gaz

Posted by admin on Sep 12, 2009 in Atyrau, Kazakhstan

Warning: Missing argument 2 for wpdb::prepare(), called in /home/dallgoew/routesdelasoie.org/wp/wp-content/plugins/nextgen-gallery/lib/tags.php on line 318 and defined in /home/dallgoew/routesdelasoie.org/wp/wp-includes/wp-db.php on line 1229

Le trajet en train de puis Aktau jusqu’à Atyrau est long et monotone car il doit contourner la Caspienne et rejoindre la ligne de train qui remonte depuis la Mer d’Aral en direction de la Russie. Le trajet est totalement plat. Dans le guide touristique, le seul monticule culmine à 12m d’altitude. Il y a des projets de construire une route plus directe entre la presqu’île de Mangystau et Atyrau, mais ils ne sont pas encore commencé malgré le plan quinquennal du gouvernement kazakhe de construire des infrastructures routières de qualité. Durant l’époque soviétique aux infrastructures ferroviaires pour transporter les hommes et les marchandises. Mais la ligne en direction d’Aktau ne mène nulle part si ce n’est à la ville gazière de Jangaozgen. La ligne est à voie unique et elle n’est pas électrifiée. C’est donc une immense locomotive à diesel qui tracte le convoi. Le train avance à une vitesse de 60 km/h maximum, et comme les rails sont courts, c’est le beau bruit des roues sur les joints qui m’accompagne  durant toute  le trajet, comme dans le poème de Blaise Cendrars sur le Transsibérien.

Atyrau est traversée par le fleuve Oural (qui s’appelle Zhajik en  kazakh), qui sépare l’Asie de l’Europe. Donc une partie de la ville se trouve en Asie et l’autre en Europe. Mais c’est surtout une ville qui se développe grâce à la découverte des champs de gaz de Tenghiz et de Kachagan.

atyrau

Le fleuve Oural

atyrau2

Le pont entre l’Europe et l’Asie

Ces champs se situent à l’est de la ville, assez loin d’ailleurs. Et des usines sont construites pour transformer cette énergie.

La ville a été rénovée, mais les investisseurs immobiliers ont dicté leur lois pour construire au détriment de parcs de la ville. Les constructions sont faites en vitesse et les contrôles.

Il y a des hôtels de luxe et l’aéroport est international, mais surtout  il  y a le centre de différents sociétés gazières, dont les italiens d’AGIP, et la joint-venture chevron (américain).

atyrau-homme-or

L'”homme d’or d’Atyrau”

 
-

Le pub d’Aktau

Posted by admin on Sep 7, 2009 in Aktau, Kazakhstan, vie quotidienne

Warning: Missing argument 2 for wpdb::prepare(), called in /home/dallgoew/routesdelasoie.org/wp/wp-content/plugins/nextgen-gallery/lib/tags.php on line 318 and defined in /home/dallgoew/routesdelasoie.org/wp/wp-includes/wp-db.php on line 1229

A Aktau, il y a un pub anglais juste à côté de mon hôtel. Je déjeune là et j’y passe quelques heures, car il y a un accès w-ifi gratuit.

Tout est vrai comme en Angleterre, il y a un billard, un jeu de fléchettes, la TV allumée avec de la musique, un vaste choix de bières, et le soir un orcheste joue en live du blues et du rock, un excellent orchestre formé de kazakhes et de russes..
La carte du menu est aussi très occidentale. Lorsque j’ai commandé un assortiment de fruits frais, on m’a apporté une assiette avec des oranges, des pommes, des kiwi, des bananes, des raisins, le tout coupé en rondelles, alors que j’attendais des fruits “locaux”, du melon, de la pastèque, que je nai plus mangé depuis quelques jours.. Les prix sont également adaptés à ce public occidental et ils sont parfois plus élevés que chez nous.
Le public est surtout étranger et masculin. C’est l’endroit où les expatriés se réunissent pour retrouvent une ambiance de la maison. C’est un microcosme occidental, une sorte de cercle ou de centre culturel.. La langue la plus pratiquée est bin sûr l’anglais ou l’américain, avec parfois de l’italien (AGIP est présente dans la région), voire même du français. Le soir, lorsqu’il y a du monde, quelques jeunes femmes kazakhe viennent ici entre amies, pour respirer l’ambiance occidentale qu’elles ne verront peut-être jamais, ou dans l’espoir de faire connaissance d’étrangers, ou pour des raisons plus matérielles…
A Atyrau il y a le même pub, avec le même nom et la même ambiance…
A Almaty, il y aussi ce genre de pub, avec une piste de danse..
Il manque juste dans ces pub un “Big Ben” qui sonne l’heure de Londres…

 
-

Aktau, sur la Caspienne

Posted by admin on Sep 1, 2009 in Aktau, Astana, Kazakhstan

Warning: Missing argument 2 for wpdb::prepare(), called in /home/dallgoew/routesdelasoie.org/wp/wp-content/plugins/nextgen-gallery/lib/tags.php on line 318 and defined in /home/dallgoew/routesdelasoie.org/wp/wp-includes/wp-db.php on line 1229

A Astana, aujourd’hui 1er septembre, c’est l’automne qui commence (15 degrés, pas de soleil et du vent).

Je m’envole pour l’ouest, pour la ville d’Aktau, au bord de la Mer (lac?..) Caspienne. Le vol dure plus de 2h30 et nous survolons probablement la Mer d’Aral, ou plutôt ce qu’il en reste dans sa partie nord. Mais c’est difficile de s’orienter depuis les fenêtres de l’avion.

aral1390 aral1392

Aktau, l’ancienne Shevchenko, est devenu une ville riche grâce au gaz, même si ce n’est pas aussi visible qu’Atyrau probablement (je n’y suis pas encore allé..). Mais comme il y a des vols directs vers l’Europe, un nouvel aéroport ou du moins un nouveau bâtiment a été construit et qui sera inauguré dans une dizaine de jours par le président kazakh et les présidents de pays entourant la Mer Caspienne. Un agrandissement du musée est aussi presque terminé.

Le bord de la mer est assez bien mis en valeur. Un jardin surplombe les rives. Un ou deux nouveaux hôtels ont été bâtis pour profiter de la belle vue. Sur un boulevard qui rejoint la mer, une statue de Shevchenko, un poète ukrainien qui a été envoyé dans la région en 1850,  fait face à la rive.

dscn1406

Picture 1 of 9

Aktau est une ville qui profite de la découverte de gaz dans la région (déjà à l’époque soviétique), mais, avec la venue d’investisseurs étrangers, l’argent coule à flots. C’est au sud à Janaozgen (la nouvelle Ozgen) que l’on voit les puits travailler autour de la ville. D’ailleurs les voitures, entre autres les taxis,  fonctionnent aussi au gaz pour la plupart. Le prix du “litre” de gaz est 2 à 3 fois moins cher que celui de la benzine et les voitures sont équipées pour fonctionner au gaz. Le prix du gaz pour la voiture est de 30 tenge soit environ 20 centimes.

voituregaz

Pour y arriver depuis Aktau,  il faut traverser une dépression de 130m sous le niveau de la Mer Caspienne.

atyrau-depression janaozgen

Les “pompes” autour de la nouvelle Ozgen.

Cette ville est aussi le point de départ en direction de l’intérieur de la péninsule de Mangichlak en direction du plateau d’Oustiourt qui mène au sud de la Mer d’Aral, par le Khorezm en direction de Boukhara et Samarcande, donc sur la Route de la Soie. Le paysage est digne des westerns américains. Là, après avoir traversé des plaines de steppes caillouteuses, des montagnes en calcaires  et des canyons apparaissent à l’horizon. Il y a dans cette région des lieux saints importants pour les Kazakhs musulmans, Shopan Ata et Beket Ata. Ce dernier a crée une école soufie après avoir étudié à Boukhara. La nécropole de Shopon Ata est utilisée dès le Xe siècle et un maître de Beket Ata y vivait et y avait créé une mosquée et une madrassa souterraines qui sont aussi un lieu saint fort visité.

schopoanata

Picture 1 of 4

Aktau est aussi le seul port maritime du Kazakhstan et c’est de là que partent les bateaux, remplis de gaz, pour Bakou. Sur la place en face de mon hôtel, une sculpture d’un bateau a remplacé Lénine.

Aktau était une ville fermée durant la période soviétique car une usine de désalinisation se trouvait ici pour que la ville ait suffisamment d’eau potable. De plus cette usine était alimentée par une centrale nucléaire qui fournissait l’énergie pour cette transformation. mais comme c’était loin de tout on laissait vivre les gens en paix.

En hiver le climat est difficile, même s’il n’y a pas beaucoup de neige, à cause du vent qui est très froid en hiver et violent durant plusieurs semaines

Copyright © 2017 Asie centrale All rights reserved. Theme by Laptop Geek.