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Guide touristique: quelle histoire, quelles descriptions ?

Posted by admin on Jan 21, 2010 in Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tachkent

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Nous lisons tous ces magnifiques guides touristiques qui nous permettent de voir les monuments, les paysages, de nous rendre d’un endroit à un autre et d’éviter de tomber dans des pièges à touristes. La qualité des guides a évolué ces dernières années avec des éditions de plus en plus fréquentes, voire avec des compléments sur Internet. Pour les pays asiatiques en tout cas, c’est le guide “Lonely Planet” qui est le préféré des voyageurs solitaires. Certes la concurrence est rude, avec le Petit Futé, ou autres,  mais pour l’Asie centrale, le Lonely Planet “Asie centrale” que cela soit en anglais ou dans sa version française est la Bible des voyageurs, car il couvre aussi le Sinkiang. Un des succès du Lonely Planet est sa précision concernant les données pratiques: hôtels, bus, restaurants,… mais il y a aussi des commentaires explicatifs sur les visites à faire et sur l’histoire du pays. C’est ce dernier aspect que nous allons analyser.

Une présentation biaisée des faits

On imagine que l’histoire est présentée de manière légère (en mode  “L’histoire les Nuls”) et surtout “neutre”, si on peut concevoir une histoire neutre. Or ce n’est pas le cas, loin de là. Le lecteur a droit à une histoire morale,  sortie directement de la Guerre Froide. Or le voyageur, souvent, n’a une approche de l’histoire de ces régions uniquement grâce à ces guides. Il n’a souvent pas le temps de lire un ouvrage général complémentaire sur ce sujet. De plus, les livres d’histoire sur l’Asie centrale s’adressent souvent à des spécialistes et sont assez complexes, car les évènement sont liés à deux continents.

Prenons un ou deux exemples dans le Guide Lonely Planet  pour étayer notre propos. C’est la 2eme édition, traduite de l’anglais, datant de 2007: “Asie centrale, la route de la Soie”, Lonely Planet, Paris, 2007. (LP ci-après)

Dans le chapitre Environnement. “Les steppes (du moins ce qu’il en reste après les plans de cultures intensives de l’époque soviétique) sont couvertes de plantes herbacées et d’arbustes bas comme le saxaoul.”  Après la liste des parcs nationaux, on arrive sur le chapitre Ecologie et là l’auteur s’en donne à coeur joie.

“L’Asie centrale fut utilisée pour tester toutes sortes de technologies au service de la mégalomanie soviétique. La surexploitation de la terre et de l’eau, de même que la destruction de l’habitat naturel, répondaient à une volonté consciente de domestiquer la nature. Les résultats ont dépassé toutes les espérances et ce, dans des proportions alarmantes” (LP, pp. 77).

Bien sûr, personne ne contestera les grandes lignes de ce commentaires. Mais ce sont les termes choisis qui sont inappropriés. La mégalomanie n’était pas plus grande d’un côté que de l’autre.

De plus lorsqu’on lit plus loin, à propos du Kirghizstan, après l’indépendance du pays.

“A la fin de l’ère soviétique, on estimait à quelque 14 millions de moutons au Kirghizstan. Depuis les troupeaux ont été privatisés et divisés. Du fait des difficultés économiques, d’une gestion hasardeuse et du manque d’investissement étatique, le cheptel s’est réduit à six millions de têtes”. “Par ailleurs, les personnes individuelles n’ont pas les moyens de payer les salaires des bergers et les coûts de transports, ni d’entretenir les infrastructures (comme les ponts) qui permettaient aux petits troupeaux de rejoindre les jailoo, pâturages d’été. Ceux-ci souffrent ainsi de graves sous-exploitation et sont envahis par des plantes étrangères, alors que les champs proches des villages subissent un surpâturage qui aggrave l’érosion des sols”. (LP p. 283).

Voilà une description neutres, les causes sont, d’après ce commentaire, exogènes. Les termes choisis sont descriptifs et ne connotent pas la situation politique. Les individus ne peuvent pas payer à cause de l’état, ou à cause de la privatisation… normalement un libéralisme pur a ce genre d’inconvénient dans l’agriculture . Tout d’un coup, dans ce commentaire, on regrette le manque d’investissement de l’état, alors que plus haut on critiquait la présence trop importante de l’état.

Lorsque je me rendais sur le site de Tamgaly (environ 200 km au Nord ouest) depuis Almaty, le chauffeur de taxi me montrait les immenses terres qui n’étaient plus exploitées par les paysans (les kolkhozes), faute d’argent et donc que le travail fait durant la période soviétique était, selon lui, perdu et la désertification avançait. C’est apparemment un choix du Kazakhstan de ne pas soutenir les agriculteurs, choix qui est critiqué par une partie de la population, qui est, par exemple, obligée de manger des pommes chinoises, alors qu’elle se souvient des pommes d’Almtay (la ville des pommes) des anciens temps, ceux de la période soviétique, qui pesaient parfois un kilo (sic).

Sur le sujet de l’architecture, il en est de même. Les bâtiments construits sous l’ère soviétique sont “horribles”, alors que ceux construits actuellement sont “normaux”. Il n’y a souvent pas de qualificatifs.

Prenons à nouveau quelques exemples.

A Tachkent, à propos du parc Navoï : “Les architectes soviétiques ont sévi ici, édifiants des monstruosités (sic!) en béton dont la plus frappante est le palais de l’Amitié des Peuples. On dirait une station d’alunissage tirée d’un décor de films des années 1950. Ce palais abrite une salle de concert de 4200 places”. (LP p.204)

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Paradoxalement, les Ouzbèks apprécient ce bâtiment pour son architecture.

Un autre exemple, toujours à Tachkent. “L’édifice blanc qui se dresse du côté ouest de la place est le nouveau Sénat. A son allure, on devine qu’il a été construit pour surpasser son homologue des Etats-Unis.” (LP p. 204).  A nouveau une description très neutre de l’architecture néo-ouzbèke.


Invention de faits historiques ou présentés comme tels

Mais il y a plus insidieux et plus grave. En effet un fait historique est présenté comme ayant eu lieu et on ne le retrouve pas dans les faits. Le “hasard” veut bien sûr qu’il s’agisse d’un évènement de la période soviétique. Il s’agit de la suite au tremblement de terre de 1966 qui a détruit en grande partie Tachkent.

“Les historiens soviétiques n’ont pas manqué de glorifier les bataillons des “peuples fraternels” et les urbanistes dévoués accourus de toute l’Union soviétique pour aider à la reconstruction.
Cependant lorsque Moscou annonça que 20% des appartements nouvllement construits seraient réservés aux volontaires (principalement russes) que l’on invitait à rester, le ressentiment local s’épancha en mai 1969, dans les échauffourées entre Russes  et Ouzbeks que l’on a appelées l'”incident de Pakhtakor”. (cf. Lonely Planet, p. 197)

Or cet évènement n’apparaît nulle part, ni dans la nouvelle histoire ouzbèke en plusieurs volumes, qui a paru ces dernières années, ni dans la mémoire d’Ouzbèks ou de Russes, historiens, bibliothécaires. Le guide Lonely Planet ne cite, bien sûr pas ses sources. Est-il possible qu’un évènement ait été ignoré par les Ouzbèks, suite à l’indépendance de leur pays ? Mais il serait dans leur intérêt de montrer que l’URSS était une puissance colonisatrice et les Ouzbèks se sont opposés, comme les Tchécoslovaques, les Hongrois, ou les Polonais.

Si l’on lit d’autres guides, allemands, par exemple, on n’a pas ces descriptions. Il s’agit probablement d’une spécificité anglo-saxonne….

Il est regrettable que des guides de ce type, qui ont une large audience, et qui sont souvent le seul livre lu par les touristes, soient truffés d’erreurs et d’inexactitudes, et de propagande.

 
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Astana, la pyramide et le palais de l’indépendance

Posted by admin on Jan 17, 2010 in architecture, Astana

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Un bâtiment que je n’avais pas encore visité en août est la “pyramide de la paix et de la sérénité“, une dénomination toute orientale, pour un bâtiment occidental, qui se trouve dans l’axe du boulevard vert, de l’autre côté de la rivière Ichim, derrière le palais présidentiel. C’est une construction de Norman Friedman, qui a plusieurs projets en cours à Astana (dont le fameux Khan Shatyry. qui est en cours de finition)  et qui est l’architecte, entre autres, de la rénovation du reichstag et de la fameuse tour  de SwissRe  à Londres. Ce bâtiment a été inauguré en 2006 pour la 1ere conférence des religions.

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Le président Nazarbaiev (interview) a placé son pays à cheval sur l’Asie et l’Europe et prône l’idée de l’Eurasie chère à Gumelëv. D’ailleurs un monument symbolisant le centre de l’Asie se trouve au Kazakhstan, d’autres pays, la Russie (à Kyzyl dans la république de Tuva)  et la Chine revendiquent cette caractéristique. Un autre élément que le président kazakh met en avant c’est le fait que 130 nationalités différentes  (y.c. les religions) vivent en paix dans le pays.

La pyramide atteint une hauteur de 62 m. et est divisée en trois parties avec chacune leur couleur. Le bas est noir et contient une salle d’opéra ultramoderne.

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Le deuxième niveau comporte une salle blanche avec un oculus au centre permettant de régler la lumière, provenant du sommet de la pyramide et donnant sur la scène de l’opéra, selon le  principe que l’on connaît dans les grandes cathédrale ou à Ste-Sophie à Istanbul.

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A partir de là on accède à la 3em partie supérieure grâce à un ascenseur diagonal pou suivre la ente de la pyramide. Le guide insiste sur le fait qu’il s’agit d’un ascenseur suisse ! Pour accéder à la plateforme on suit un escalier en spirale  qui mène  à une salle  où se trouve une immense “table” ronde, là ou eut lieu la conférence des religions.

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La partie supérieure de la pyramide est transparent, juste décorée sous forme de vitrail avec 130 colombes, représentant les 130 nationalités du Kazakhstan.

Si l’on voyait la pyramide depuis un avion on  verrait encore le drapeau du Kazakhstan représenté couvrant la partie supérieure.

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Le palais de l’indépendance

En face de la pyramide, à l’est, en traversant l’immense boulevard, se trouve une colonne avec l’oiseau S. (qui s’est “envolé” de Bayterek) et derrière celle-ci deux bâtiments dont le Palais de l’Indépendance.

L’iconographie des sculptures de la colonne mettent en avant le Président et rappellent le réalisme soviétique .. Le président avec des gens du peuple autour de lui. D’ailleurs une peinture dans le hall du palais de l’Indépendance reprend cette même thématique.

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Le palais comprend une grande salle de congrès ainsi qu’un deuxième étage avec une petite exposition archéologique, ethnographique, ainsi qu’une galerie d’art. Les objets archéologiques sont des copies avec comme pièce centrale le fameux “Homme d’or”, pièce incontournable de la “rekazakhisation” de l’histoire.

Le troisième étage est principalement réservé à une immense maquette d’Astana 2030. Cela faisait partie de la campagne politique  avec le projet “Kazakhstan 2030”. Le président a beaucoup de projets pour le futur de la ville. Cette maquette présente ces projets.

Projets de quartiers auto-suffisants, à l’exemple des phalanstères. Un projets de quartier où l’on se déplace grâce aux canaux comme à Venise. La ville se développera encore en direction de l’est et la pyramide sera au centre de la ville.

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En 2011, Astana et Almaty recevront les jeux asiatiques d’hiver (?) et les stades sont en cours de construction.

 
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Uralsk – Atyrau, ou comment le froid est-il “dompté” ?

Posted by admin on Jan 10, 2010 in Atyrau, Kazakhstan, Uralsk

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Sur son blog, Jean-François Kahn s’interrogeait : “Climat : comment font-ils au Canada par – 20° ? Et les Russes, qu’on se plait tant à mépriser, ne parviennent-ils pas, eux, à circuler de toutes les façons possibles, même par – 25° ou – 30° ?”

Au départ d’Astana, où il faisait près de moins 20 degrés, l’avion d’Air Astana, équipé d’avions modernes, s’est envolé avec 4 heures de retard, à cause du mauvais temps. Le vol fut un peu chahuté, mais l’atterrissage à Uralsk (Oral en kazakh) fut un modèle du genre, malgré une piste où la neige n’avait pas été dégagée, et sous le tonnerre d’applaudissement des passagers, selon la tradition russe.

Le taxi que j’ai pris pour me rendre en ville a eu lui plus de difficultés.. Mais c’est une région plate, la steppe.. et les routes sont larges en Russie, et en Asie centrale. De plus les conducteurs, malgré un mauvais équipement sont prudents, ce qui n’empêche pas les touchettes..

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L’église orthodoxe

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A côté du théâtre russe , on a construit un nouveau théâtre dramatique kazakhe, comme dans la plupart des villes, et où sont jouées des pièces en kazakhe, bien sûr.

Après deux jours je prends la route d’Uralsk (c’est en fait son nom russe, le nom kazakh est Oral) à Atyrau, où j’avais passé en été, au bord (ou presque) de la mer Caspienne.

La distance entre les deux villes est de 500 km, sans un mètre de dénivellation ou presque tout droit à travers la steppe, d’abord glacée. En face de la gare ce n’est plus Lénine qui trône, mais un héros kazakhe sur son cheval..Il faisait moins 20 lorsque je suis parti en taxi collectif sur une route de neige gelée. Heureusement les routes sont larges et plates. Après deux km environ la route s’améliore grâce au soleil et à la température.

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Vers la fin du trajet, notre chauffeur fait des pointes à 180 km/h avec son Audi. Il n’y a que peu de circulation, la route est sèche,  et presque droite. Le voitures déchiquetées montrées en exemple sur le bord de la route par la prévention routière (j’avais vu les mêmes stratégies en Russie) n’ont pas l’air d’avoir de l’effet.

Atyrau, une ville riche grâce au gaz de Tengiz à quelques 300 km à l’est et qui se situe  à cheval sur le continent européen et asiatique car le fleuve (ou la rivière selon qu’on considère la Caspienne comme une mer ou un lac) Oral (Zhayk en kazak) coupe la ville en deux. Il est d’ailleurs complètement gelé et les pêcheurs ainsi que les badauds s’en donnent à coeur joie.

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Magnfique journée à Atyrau.

Donc tout s’organise assez bien lorsqu’il fait moins 25 degrés. Les gens ne perdent pas le moral, même si l’siolation fait parfois défaut, ou si une canalisation ou l’électricité vient à manquer.

Sur le web je lis que l’aéroport de Genève a  été bloqué 6 heures à cause de 10 cm de neige…

 
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Nouvel-An à Astana

Posted by admin on Jan 4, 2010 in Astana, Kazakhstan

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J’étais déjà venu cet été à Astana (voir article), la nouvelle capitale du Kazakhstan et son architecture moderne m’avait impressionné. J’ai passé Nouvel-An chez des amis russes  kazakhstanais. Le terme de kazakhstanais, par opposition à kazakh, recouvre les citoyens du Kazakhstan, qu’ils parlent ou sont de nationalité  russe, ouzbèke ou kazakh. En Russie et dans les pays de l’ex-URSS, il y a encore la différence entre nationalité et citoyenneté.  Il y a plus de 100 nationalités qui vivent dans le pays et donc qui peuvent avoir la citoyenneté kazakh. Le gouvernement actuel attache beaucoup d’importance au fait que 140 peuples différents et 40 religions vivent en harmonie.. Cette année c’est la Kazakhstan qui a obtenu la présidence de l’OCDE.

Une des attractions favorites  est le cirque, comme dans toutes les grandes villes russes et en Asie centrale également un cirque construit en dur . Sa construction est récente, et l’extérieur est magnifique, malheureusement l’intérieur est mal fini, comme c’est souvent le cas. Je suis allé voir un spectacle d’une troupe moscovite présentant un spectacle sur glace.

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L’architecture de ces complexes est prestigieuses avec des grandes baies vitrées. C’est une des caractéristique de l’architecture ou du décor, la baie vitrée ou réfléchissantes. La visite de ces complexes marchands est une des activités principales des habitants, car  les loisirs sont encore rare dans cette nouvelle capitale. Il y  300 km de steppes à la ronde d’Astana. Karaganda, une des plus grande ville se situe au sud à plus de 200 km. Et au nord, ce que les Kazakhs appelle la Suisse du Kazakhstan, est à 300 km et la route est difficile en hiver.

Le principe du “Cassis de Dijon” n’ pas (encore?) été introduit au Kazakhstan, même si depuis le 1er janvier une zone douanière unique vient d’être crée entre la Biélorussie, la Russie et le Kazakhstan. Donc les explication des produits doivent figurer en kazakh et pas seulement en russe, même si tout le monde parle russe. La langue kazakhe est encore pauvre en mots spécifique ou technique et souvent il n’est pas possible de traduire certains termes. De plus les Kazakhs eux-mêmes ne parlent pas parfaitement leur langue  et préfèrent souvent utiliser le russe.

Si Nestlé est présente avec ses produits en Asie centrale, ainsi que l’industrie horlogère, par contre les autres sociétés suisses d’alimentation sont rare, à part Lindt. Il n’est pas possible de trouver du vrai fromage suisses. Il y a de l’Emmental ou du Tilsit de Bavière, et pas de fondue, pourtant les acheteurs seraient prêts, me semble-t-il…d’autant plus qu’Astana, c’est un vrai temps pour la fondue…

Hiver sibérien

C’est un ville qui a un climat très continental et subit le froid venant de Sibérie en hiver. Cette année, à la mi-décembre, il a fait moins 30 degrés et début janvier le thermomètre est descendu en dessous de moins 20. Mais les habitants sont  “habitués” et  un gadget est indispensable pour les automobilistes: la télécommande pour enclencher le moteur à distance ! Donc 5-10 min avant d’entrer dans la voiture on la fait démarrer grâce à cette télécommande et lorsqu’on entre dans la voiture le moteur est chaud .. Les routes sont bien dégagées, ainsi que les trottoirs.

Gastronomie: viande et encore viande

Si, en Russie, on mange beaucoup lors des fêtes de Nouvel-An et Noël, alors au Kazakhstan encore plus. On mange de la viande au petit-déjeuner, à midi et le soir. Les salades sont composées, en plus de légumes et de fruits, de viandes ou de poissons et autres crevettes. Le plat national des Kazakhs (et des Kirghizes) est le “Bechbarmak”, ce qui signifie “manger, prendre avec les 5 doigts”. Il est composée de viande.. et de nouilles très larges. C’est très nourrissant, mais n’oublions pas que les Kazakhs étaient un peuple de nomades. Et à cause du froid, le corps a besoin de graisse pour “survivre”. Les Kazakhs, ainsi que les Russes sont fiers de leur viande et tout ceux qui ont goûté la viande en Europe trouvent que la viande est meilleures en Asie centrale et en Russie car elle a plus de goût.

Si en Ouzbékistan, on est dans le pays du thé vert (sans sucre), ici au Kazakhstan, on est dans le pays du thé noir avec du lait et on en boit des litres chaque jour…

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Banya

Une autre tradition qui a probablement été amenée par les Russes, le “banya”, c’est-à-dire les bains russes (sorte de sauna, mais encore plus chaud où l’on se frappe le corps avec des branches de bouleaux). Puis on se baigne dans l’eau froide. Ici à Astana, dans le parc principal de la ville, à côté de la rivière, il existe  un “banya” et les utilisateurs vont se plonger le corps dans l’eau froide après. La rivière est gelée et donc on a construit une “piscine” pour se baigner.

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