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Le théâtre des marionnettes à Tachkent

Posted by admin on Apr 19, 2010 in Ouzbékistan, Tachkent

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Dans tout l’espace soviétique, le théâtre a joué un rôle important et était très apprécié. Cet amour a perduré dans les républiques devenue indépendantes après la chute de l’URSS. Certes la composante du théâtre en langue vernaculaire a augmenté (même si elle existait déjà à l’époque soviétique). Au Kazakhstan on a construit des nouveaux théâtres pour présenter les pièces en langue kazakh. A Tachkent aussi le théâtre national ouzbèk a beaucoup de succès.

Un autre élément très développé sous l’époque soviétique, c’est le théâtre des marionnettes pour les enfants (et souvent pas uniquement pour eux). Je me souviens de spectacles à Moscou de très haute qualité au théâtre de marionnettes. Dans les grandes villes se trouvait un théâtre spécifique pour ce genre de spectacle pour les enfants. Il en fut de même à Tachkent et le bâtiment construit dans les années 1980 est particulièrement intéressant d’un point de vue architectural.

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La sculpture devant le théâtre.

Aujourd’hui ce théâtre fonctionne toujours et les spectacles ont lieu la journée.

A côté du théâtre se trouve le palais présidentiel, qui a été ajouté après l’indépendance, mais là bien sûr, c’est trop sérieux, on ne peut pas faire de photos…

 
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Echange d’étudiants en architecture-urbanisme entre Versailles et Tachkent

Posted by admin on Apr 15, 2010 in architecture, Enseignement, Tachkent

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La France essaie de développer des échanges entre les universités ouzkèkes et françaises et une première collaboration s’est déroulées ces derniers jours à Tachkent. Une quinzaine d’étudiants de l’Ecole nationale supérieure de Versailles ont passé deux semaines dont une dizaine de jours sur un projet en collaboration avec des étudiants de l’Institut d’architecture de Tachkent.

En novembre les deux enseignants étaient venus faire une première enquête pour choisir le quartier d’analyse en discussion avec leurs collègues ouzbèks. Ils se sont intéressés au quartier de Chilanzar, au sud-ouest de la ville, un quartier intéressant qui a été rebâti en grande partie après le grand tremblement de terre de 1966 et qui contient tous les éléments spécifiques d’une ville orientale “soviétisée”.

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Les étudiants se préparent pour aller sur le terrain

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Le quartier de Chilanzar au sud-ouest de la ville de Tachkent

Les étudiants, en compagnie de leurs enseignants avaient préparé et étudié l’urbanisme oriental et plus particulièrement Tachkent. L’institut d’architecture de Tachkent a déjà depuis plusieurs années de collaborations avec les universités allemandes.

Dans un premier temps les étudiants répartis en plusieurs groupes devaient analyser les fonctions du quartier de Chilanzar, décrire les bâtiments principaux, comprendre le mode d’organisation y compris les réseaux viaires et les canaux. A partir de leurs observations, ils devaient s’intéresser à une problématique qu’ils vont développer à leur retour à Paris et proposer un projet d’amélioration. Un groupe, lors de la présentation du travail commun a proposé de réorganiser les berges d’un des canaux et de construire un pont pour que les habitants puissent passer plus facilement d’une berge à l’autre.

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Une matinée de conférence des enseignants ouzbeks et français afin que chacun puisse présenter son point de vue. L’idée des architectes européens est de rénover des bâtiments en changeants éventuellement de fonctions, mais pas de détruire complètement , pour des questions économiques , mais aussi pour garder dans la mémoire collective le souvenir de l’ancienne architecture. Ici en Ouzbékistan, la tendance est plutôt inverse, on “rase” et on reconstruit, car c’est la solution la plus économique et souvent on veut justement oublier le passé.

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Les étudiants sur le terrain en discussion avec un enseignant

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Le quartier de Chilanzar est un quartier d’habitation avec beaucoup de zones vertes.

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Le travail d’analyse et la préparation de la présentation

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La présentation se fait devant les enseignants et les étudiants

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Un exemple d’une analyse faite par les étudiants

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C’est déjà l’heure de faire les dernières photos

Dans une année, une quinzaine d’étudiants ouzbeks vont se déplacer en France pour réaliser également un projet sur une ville ou un quartier français et apprendre les méthodes de formation françaises. Mais d’ici là beaucoup de travail attend les étudiants car ils devront apprendre la langue de Molière afin de profiter au maximum de leur stage.

 
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Les transports publics et autres à Tachkent

Posted by admin on Apr 4, 2010 in Pratique, Tachkent, vie quotidienne

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Les transports publics sont pourtant assez bien organisés à Tachkent, un cadeau datant de la période soviétique, puisqu’après le tremblement de terre de 1966, le gouvernement décida de commencer la construction de lignes de métro.

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Le plan du métro. Il y a trois lignes en fonction actuellement.

Les stations ont été construites dans le “style” du métro moscovite avec une architecture spécifique à chaque station, avec des motifs ouzbeks d’ailleurs. Les stations sont superbes, comme par exemple Kosmonavtlaar, le nom ouzbek de la station cosmonaute.  Mais officiellement c’est interdit de faire des photos…je vous renvoie à un site web (en anglais).

D’ailleurs ces jours après les attentats de Moscou, les stations sont encore plus que d’habitudes remplies de policiers qui contrôlent les gens et les sacs.

D’ailleurs il y a eu des changements de noms de stations de métro comme de noms de rue, et comme dans la plupart des villes d’Asie centrale, suite à l’indépendance. Mais souvent les gens, et surtout les touristes ne s’y retrouvent plus car la plupart des gens, surtout les russophones, ont gardé en mémoire le nom russe de la rue ou de la station. Il faut dire que, par exemple, la station Gorki, du nom de l’écrivain russe, a été transformée en “Route de la Soie”, mais cela donne en ouzbek Buzuk Ipak Yoli….Ou la “place de la Révolution” est devenue place Amir Timur (Tamerlan).

Nous pourrions reprendre les idée de Marc Augé dans son premier livre sur le métro parisien, “Un ethnologue dans le métro” et analyser les noms de stations. Paradoxalement, par exemple, la station de métro Pouchkine , un autre grand écrivain (le plus grand ?), lui a gardé son nom…  A Almaty, la boulevard Lénine est devenue celui de l’Amitié.

Mais dans les guides touristiques seul le nom ouzbèk est cité, ce qui rend la tâche des pauvres touristes encore plus difficile, car lorsqu’ils demandent le nom d’un rue c’est le nom russe qui est souvent donné car les gens ne connaissent pas le nom actuel…

Sur terre, un réseau de transports communs complète le réseau du métro, avec des lignes de tram, souvent en mauvais état car les trams datent de la période soviétique, et des autobus, eux modernes par contre.

De plus il y a comme dans toutes les villes russes et centrasiatiques, des “marchroutka”, des mini-bus qui suivent plus ou moins une ligne prédéfinie.

Mais le transport préférés probablement des Tachkentois est le taxi. Il ne faut pas attendre plus de 30 secondes avant qu’une voiture s’arrête. Parfois le simple fait de marcher au bord d’une route amène une voiture à s’arrêter. On a parfois l’impression qu’il y a plus de taxi que de voitures en ville. On a l’impression de revenir à l’époque soviétique car en Ouzbékistan, on ne voit que des petites Matiz, ou le modèle supérieur Nexia, du constructeur sud-coréen Daewoo. 

Il n’y a pratiquement par d’autres marques car les taxes à l’importations sont très élevée. Ces voitures sont d’ailleurs produites en Ouzbékistan, dans le Ferghana. Mais mêmes ces voitures produites en Ouzbékistan sont moins chères à l’étranger qu’ici…Mais au Kazakhstan, on n’en voit pratiquement pas et les Kazakhs se moquent des Ouzbeks à cause de cette voiture et que chez eux on roule en “marque”, en voiture allemande ou japonaise…

Le taxi est par conséquent très bon marché, seulement ou trois fois plus cher que le métro, plus rapide et  plus souple bien sûr. Lorsqu’on arrête le taxi, on négocie le prix et cela peut varier suivant la journée et la distance. Mais pour un trajet au centre ville cela coûte environ un dollar.  Je vous ai déjà parlé des chauffeurs de taxi qui sont très sympa mais aussi très bavards et posent beaucoup de questions, surtout lorsque les étrangers parlent russe…

Et comme il n’y a pas encore des gros bouchons au centre ville car les avenues sont immenses, trois voire 4 ou 5 pistes et donc cela va très vite. Certes il y a quelques fois quelques minutes d’attente, mais les klaxons retentissent avant que le feu ne passe au vert.

 
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Visite d’un collège professionnel à Chirtchik près de Tachkent

Posted by admin on Apr 1, 2010 in Enseignement, Ouzbékistan, Tachkent

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En tant qu’enseignant dans une école professionnelle, je souhaitais visiter un établissement scolaire en Ouzbékistan. Or la Coopération Suisse en Ouzbékistan a un programme concernant la formation professionnelle qui s’appelle Skills Development Project. Je suis allé voir le responsable de ce projet à Tachkent qui m’a expliqué quels en étaient les buts. Ce projet a été mis en place à partir de 2004. Dans un premier temps, les métiers visés étaient ceux dont le marché avait le plus besoin. De plus les étudiants sont formés pour cinq professions très proches afin que les étudiants puissent trouver un emploi de manière aussi souple que possible.

Le système scolaire est organisé de la manière suivante: 9 ans de scolarité de base, puis 3 ans soit dans un “lycée académique” (qui correspond au gymnase) ou 3 ans dans un collège (école professionnelle). A la fin de cette formation, chaque étudiant qu’il ait suivi le lycée ou le collègue peut se présenter aux examens d’entrée à l’université.

Actuellement le projet se trouve dans la deuxième phase.

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Après avoir expliqué le but de ma visite, une demande au ministère a été faite qui  donné l’autorisation de la visite du collège de Chirchik qui se trouve à 40 min. de Tachkent en direction du nord-est. Il est à remarquer que le gouvernement ouzbèk investit énormément d’argent dans la construction de bâtiments scolaires. Plus de 600 nouveaux collèges ont été bâtis ces dernières années et tous les autres ont été rénovés. Certes les bâtiments se ressemblent souvent, mais le fait est que les conditions pour la formation des jeunes sont assez bonnes.

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Vue du bâtiment

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C’est aussi dans ce cadre, que le projet suisse a aidé plusieurs collèges en équipant des salles avec du matériel moderne. Voici quelques exemples:

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Une salle de conférence

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Machine pour des thèmes liés à l’enseignement de l’automatique

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Une salle de chimie car il y aune formation de chimiste pour l’usine qui se trouve à quelques kilomètres de Chirlik.

Mais la formation principale est liée aux métiers d’électricien et d’automaticiens.

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Une nouvelle formation en liaison avec des métiers en informatique vient d’être ouverte

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La nouvelle salle d’informatique

Mais ce projet ne se “réduit” pas à l’apport de matériel, c’est un changement dans la formation professionnelle qui a été mis en place en se basant sur les expériences faites en Suisse et en Allemagne. Avant il n’y avait aucun contact avec les entreprises et aucun stage en entreprise. C’est sur ces deux points que l’effort a porté. Dès la première année les étudiants font un stage dans l’entreprise. Lors des examens en 3eme année, le jury est maintenant principalement formé d’experts venant des entreprises formatrices.

Un autre élément nouveau, la formation de centres régionaux de compétences qui s’occupent de formation continue. Là aussi une collaboration entre l’office de chômage local, l’entreprise et l’école permet à des chômeurs de suivre une formation rapide, en ayant déjà un contrat en poche lors de l’inscription à ces cours. Parallèlement cela permet également aux enseignants dans ces centres d’améliorer leur salaire et d’éviter la fuite des gens qualifiés vers des entreprises privées où les salaires sont plus élevés.

Sous la conduite de ce projet et en collaboration avec le ministère de la formation, plus de 130 brochures pédagogiques, principalement en russe, ont été réalisées. J’ai pu consulter quelques unes de ces brochures, dont celle sur la création d’entreprise, une thématique qui me paraît très importante en Ouzbékistan, même si dans la réalité, il est difficile de trouver des fonds pour se lancer. Les brochures sont pleines d’exemples pratiques et bien illustrées, avec des exercices.

Le jour de ma visite, les étudiants étaient à la fête du Novruz dans le village de Chirchik. Mais j’espère revenir ici, ou dans un autre collège, d’ici la fin de mon séjour.

Une version de ma visite sous forme de vidéo.

Où l’on voit l’enthousiasme du directeur et une enseignante ouzbèke qui explique (en ouzbèke) le fonctionnement d’une machine en automatique.

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