Quelques éléments de la vie quotidienne, le change

Posted by admin on Jun 6, 2010 in News, Ouzbékistan, vie quotidienne |

Warning: Missing argument 2 for wpdb::prepare(), called in /home/dallgoew/routesdelasoie.org/wp/wp-content/plugins/nextgen-gallery/lib/tags.php on line 318 and defined in /home/dallgoew/routesdelasoie.org/wp/wp-includes/wp-db.php on line 1229

L’Ouzbékistan recèle quelques éléments intéressants d’une société post-soviétique, particulièrement dans le domaine de l’économie. je vous ai déjà parlé de la problématique des billets de dollars américains qui doivent être neufs pour être acceptés dans un bureau de change. Un billet ancien, ou écorné perd de sa valeur, ce qui est une abbération, mais qui montre le sens que les gens donnent à cet objet.

Toujours dans le même registre, ou presque. Sur la photo ci-dessous, on voit une trentaine de personnes, majoritairement des femmes, devant un bureau de change officiel, de la banque d’état, en train d’en venir aux mains, pourquoi ? Cette scène se déroule à Urgench, mais à Tachkent, il se passe la même chose.

urench_change

D’abord, il faut savoir que le cours des monnaies étrangères ne suivent pas un taux de change calculé à la bourse, mais son taux est fixé par le gouvernement. Il est très stable d’ailleurs. Or c’est un taux qui est très bas, mais comme il manque des dollars, un cours de marché noir s’est mis en place, où le taux de change est nettement plus élevé (environ 50%). Il est extrêmement difficile de changer des dollars à ce cours, même pour des étrangers, car si vous voulez changer,  tout d’un coup il n’y a plus de dollars..La banque du gouvernement ne peut bien sûr donner que quelques milliers de dollars au cours officiel.

La banque échange quelques milliers de dollars, mais toutes les personnes présentes ne pourront pas acheter les fameux billets verts. La distribution se fait selon de critère très peu transparents. Celles et ceux qui ont pu changer leur sums (ouzbeks) en dollars, vont après au bazar vendre leur billet de 50 ou 100 dollars au cours du marché noir et empocher la différence. Officiellement, il y a des maxima de dollars que chaque citoyen peut acquérir de cette manière, mais dans la réalité cela se passe différemment. C’est pour cela que les places sont chères autour du guichet et les invectives continuent après la fermeture. D’après mes voisins à côté du “chaikhana” d’où je regarde la scène, ce sont les margoulins qui ont déjà suffisamment d’argent qui obtiennent les billets de l’Oncle Sam.

On peut se demander quel est le message que le gouvernement donne à ses citoyens en tolérant cette pratique qui rapporte plus en quelques heures d’attente que 2 semaines de travail… Mais par ailleurs, le gouvernement profite de ce taux artificiel afin de taxer les échanges avec l’étranger, ce qui explique en partie pourquoi il  a peu d’investisseurs étrangers dans le pays.

Comments are closed.

Copyright © 2017 Asie centrale All rights reserved. Theme by Laptop Geek.