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Khiva et Ourgentch

Posted by admin on Jun 2, 2010 in Khiva, News

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La grande attraction touristique d’Urgentch est Khiva, qui se trouve à une trentaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la province du Khorezm moderne. Cette ville est relativement jeune car les habitant de Kunia-Urgentch (actuellement au Turkménistan) l’ont crée lorsque le lit de l’Amou-Daria s’est déplacé en direction de l’est et n’approvisionnait plus suffisamment la ville en eau. Le centre de la ville a été quelque peu réorganisé et une nouvelle statue d’un des héros de la région, Al-Xorezmi (originaire de Khiva), trône sur une des places d’Urgench, même s’il a fait sa “carrière” à Bagdad, où il meurt en 850. Al-Khawarizmi était un génial mathématicien, astronome, à qui l’on doit l'”invention” de l’algèbre.

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La statue d’Al-Xorezmi à Urgench.

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L’Amou-Daria, cette année il a beaucoup d’eau. Il paraît que les Tadjiks ont ouvert les vannes. Les Kirghizes peut-être aussi.

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Vue générale de l’ancienne ville de Khiva, Ichan Kala.

La ville de Khiva a été la capitale du khanat du même nom entre 1512 et 1920. La ville est don assez récente, même par sa caractéristique d’être une ville musée, pour certains trop “Disney World”, on peu facilement s’imaginer la vie d’une ville typique de l’Asie centrale médiévale.

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Khiva, dans le palais de l’Emir de Khiva, Tash-Hauli

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Les marchands de souvenirs sont partout, mais souvent avec des très beaux objets.

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Le minaret Islam Khodja

 
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Nukus, capitale de la Karakalpakie, et le Khorezm ancien

Posted by admin on May 23, 2010 in Khorezm, News, Ouzbékistan

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J’ai pris l’avion de Tachkent pour me rendre à l’ouest du pays, juste au sud de la Mer d’Aral, à Nukus, qui est la capitale de la République de Karakalpakie, mais à l’intérieur de l’Ouzbékistan. La langue karakalpake fait partie du groupe turque mais est plus proche du kazak que de l’Ouzbek, d’ailleurs cela se voit aussi chez les gens qui habitent dans cette région.

Nukus est le lieu de départ pour aller à Moynaq que se trouvait il y a une trentaine d’années au bord de la Mer d’Aral, mais actuellement on y voit un cimetière de bateaux comme celui que j’ai visité en automne à Aralsk. L’autre grande raison de venir à Nukus est son fameux musée Savitsky, du nom de ce russe qui a patiemment collectionnée des œuvres d’art soviétiques, souvent interdites à Moscou.

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Mais il y a aussi dans toute la région, qui faisait partie du Khorezm dans l’antiquité, des sites archéologiques et historique très intéressants.

Le site de Mizdakhan est réparti sur deux collines. Une colline regroupant actuellement un cimetière musulman avec des mausolées dont celui de Mazlum Khan Slu (XII e s.)

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Le cimétière, un lieu saint actuellement est bien visité. Des enseignantes en séminaire dans la région viennent également le visiter.

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Sur la deuxième colline, située à quelques centaines de mètres plus à l’ouest, on peut voir les restes d’un ville antique, avec les quartiers, la porte et les murailles et au sommet la citadelle.

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Après la visite du musée, je prends un taxi collectif pour aller en direction du sud, à Ourgentch, au coeur du Khorezm, et non loin de Khiva. Sur la route nous longeons l’Amou-Daria qui, dont le débit, cette année est assez important.

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Le pont enjambant l’Amou-Darya à Nukus

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Les travaux dans les champs pour le coton ont débuté ..

La Karakalpakie couvre aujourd’hui une grande partie de la rive droite de l’Amnou-Daria et comprend en fait le Khorezm ancien, qui était souvent un état très puissant au cours des siècles, jusqu’à l’arrivée de Genghis Khan, puis de Tamerlan.

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Le site de Toprak-kala, une ville de la période kouchane

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Koj-Krylgan-kala, d’abord un bâtiment avec une fonction funéraire liée au zoroastrisme.

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Ajaz-kala, une forteresse des VII-VIII e s. de n.è.

 
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Tachkent en mai

Posted by admin on May 20, 2010 in Ouzbékistan

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Le début du mois de mai, c’est toujours les grandes fêtes dans les pays de l’ex-URSS. Mais paradoxalement pas en Ouzbékistan, pourtant, 300 000 Ouzbeks en uniforme de l’Armée rouge ont donné leur vie dans la lutte contre le fascisme, c’est “autant” que les Américains… Les Ouzbeks ne fêtent pas la Victoire, mais se souviennent seulement des morts.

Cette année pour les 65 ans de la Victoire, la fête à Moscou sur la Place Rouge était particulièrement importante. Les Russes étaient quelque peu vexés de ne pas avoir été invité en grandes pompes l’an passé à la fête du Débarquement. Cette année ils voulaient marquer le coup.

Voici la vidéo complète de la parade sur la Place Rouge pour celles et ceux qui l’auraient ratée…

Bien sûr les commentateurs occidentaux n’ont pas omis de signaler que cette fête (avec le magnifique feu d’artifice du soir à Moscou) a coûté 40 millions d’Euro. D’ailleurs les chefs d’états occidentaux ne sont pas venus (sauf et c’est le comble Mme Merkel) en prétextant la réunion d’urgence pour sauver la Grèce et …l’Euro…

Mais ceux qui n’ont jamais passé quelques jours en Russie lors de ces jours de fêtes ne peuvent peut-être pas comprendre l’esprit qui règne durant ces jours. Certes il y a des éléments de propagande, mais cela n’explique pas la ferveur populaire qui règne durant ces fêtes. C’est un peu comme le 8 mars. Il y a une réelle communion et un chaleur émotionnelle. D’ailleurs les gens s’envoient des SMS pour congratuler durant cette journée. C’est très touchant également de voir les vétérans se promener avec leur rangée de médailles dans les rues des villes, des villages…

La banque développement d’Asie avait sa réunion annuelle à Tachkent cette année en ce début de mois. J’avais peur que tout soit fermé autour du nouveau palais des congrès qui vient d’être inauguré il y a quelques mois, mais ce ne fut pas le cas. On n’a même pas refait l’asphalte des routes principales pour cet événement. Quelques drapeaux, et fleurs ont été ajouté au centre, mais rien d’extraordinaire.. Est-ce que la crise a aussi touché l’Ouzbékistan ?

Aujourd’hui une petite devinette.

Dans quel indice économique, l’Ouzbékistan se trouve à la 9e place, la première étant prise par le Danemark, la 25 et la 30 e respectivement par la Russie et le Kazakhstan. La Suisse pointe à la 37 e place alors que les Etats-unis se placent 74 e juste devant le .. Turkménistan. la Chine 89e ….

Le coefficient de … (en cliquant sur le lien ci-dessous cous aurez la réponse)  est en fait assez intéressant. Il représente en fait  le niveau de distribution des revenus. Lorsque l’indice se rapproche de 1, cela veut dire qu’une seule personne accapare toutes les richesses du pays (richesse nationale), et à l’opposé, si ‘indice tend vers 0, les revenus sont équitablement redistribués…

La liste complète ici (Wikipedia)

La carte

La place de l’Ouzbékistan n’est peut-être donc pas étonnante, car les différences de salaire, son très faibles, dans la couche inférieure de la société. la couche supérieure est quant à elle très mince.

La réalité est peut-être un peu différente, et il faut peut-être méditer sur certaines statistiques…

 
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Le théâtre des marionnettes à Tachkent

Posted by admin on Apr 19, 2010 in Ouzbékistan, Tachkent

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Dans tout l’espace soviétique, le théâtre a joué un rôle important et était très apprécié. Cet amour a perduré dans les républiques devenue indépendantes après la chute de l’URSS. Certes la composante du théâtre en langue vernaculaire a augmenté (même si elle existait déjà à l’époque soviétique). Au Kazakhstan on a construit des nouveaux théâtres pour présenter les pièces en langue kazakh. A Tachkent aussi le théâtre national ouzbèk a beaucoup de succès.

Un autre élément très développé sous l’époque soviétique, c’est le théâtre des marionnettes pour les enfants (et souvent pas uniquement pour eux). Je me souviens de spectacles à Moscou de très haute qualité au théâtre de marionnettes. Dans les grandes villes se trouvait un théâtre spécifique pour ce genre de spectacle pour les enfants. Il en fut de même à Tachkent et le bâtiment construit dans les années 1980 est particulièrement intéressant d’un point de vue architectural.

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La sculpture devant le théâtre.

Aujourd’hui ce théâtre fonctionne toujours et les spectacles ont lieu la journée.

A côté du théâtre se trouve le palais présidentiel, qui a été ajouté après l’indépendance, mais là bien sûr, c’est trop sérieux, on ne peut pas faire de photos…

 
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Echange d’étudiants en architecture-urbanisme entre Versailles et Tachkent

Posted by admin on Apr 15, 2010 in architecture, Enseignement, Tachkent

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La France essaie de développer des échanges entre les universités ouzkèkes et françaises et une première collaboration s’est déroulées ces derniers jours à Tachkent. Une quinzaine d’étudiants de l’Ecole nationale supérieure de Versailles ont passé deux semaines dont une dizaine de jours sur un projet en collaboration avec des étudiants de l’Institut d’architecture de Tachkent.

En novembre les deux enseignants étaient venus faire une première enquête pour choisir le quartier d’analyse en discussion avec leurs collègues ouzbèks. Ils se sont intéressés au quartier de Chilanzar, au sud-ouest de la ville, un quartier intéressant qui a été rebâti en grande partie après le grand tremblement de terre de 1966 et qui contient tous les éléments spécifiques d’une ville orientale “soviétisée”.

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Les étudiants se préparent pour aller sur le terrain

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Le quartier de Chilanzar au sud-ouest de la ville de Tachkent

Les étudiants, en compagnie de leurs enseignants avaient préparé et étudié l’urbanisme oriental et plus particulièrement Tachkent. L’institut d’architecture de Tachkent a déjà depuis plusieurs années de collaborations avec les universités allemandes.

Dans un premier temps les étudiants répartis en plusieurs groupes devaient analyser les fonctions du quartier de Chilanzar, décrire les bâtiments principaux, comprendre le mode d’organisation y compris les réseaux viaires et les canaux. A partir de leurs observations, ils devaient s’intéresser à une problématique qu’ils vont développer à leur retour à Paris et proposer un projet d’amélioration. Un groupe, lors de la présentation du travail commun a proposé de réorganiser les berges d’un des canaux et de construire un pont pour que les habitants puissent passer plus facilement d’une berge à l’autre.

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Une matinée de conférence des enseignants ouzbeks et français afin que chacun puisse présenter son point de vue. L’idée des architectes européens est de rénover des bâtiments en changeants éventuellement de fonctions, mais pas de détruire complètement , pour des questions économiques , mais aussi pour garder dans la mémoire collective le souvenir de l’ancienne architecture. Ici en Ouzbékistan, la tendance est plutôt inverse, on “rase” et on reconstruit, car c’est la solution la plus économique et souvent on veut justement oublier le passé.

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Les étudiants sur le terrain en discussion avec un enseignant

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Le quartier de Chilanzar est un quartier d’habitation avec beaucoup de zones vertes.

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Le travail d’analyse et la préparation de la présentation

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La présentation se fait devant les enseignants et les étudiants

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Un exemple d’une analyse faite par les étudiants

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C’est déjà l’heure de faire les dernières photos

Dans une année, une quinzaine d’étudiants ouzbeks vont se déplacer en France pour réaliser également un projet sur une ville ou un quartier français et apprendre les méthodes de formation françaises. Mais d’ici là beaucoup de travail attend les étudiants car ils devront apprendre la langue de Molière afin de profiter au maximum de leur stage.

 
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Les transports publics et autres à Tachkent

Posted by admin on Apr 4, 2010 in Pratique, Tachkent, vie quotidienne

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Les transports publics sont pourtant assez bien organisés à Tachkent, un cadeau datant de la période soviétique, puisqu’après le tremblement de terre de 1966, le gouvernement décida de commencer la construction de lignes de métro.

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Le plan du métro. Il y a trois lignes en fonction actuellement.

Les stations ont été construites dans le “style” du métro moscovite avec une architecture spécifique à chaque station, avec des motifs ouzbeks d’ailleurs. Les stations sont superbes, comme par exemple Kosmonavtlaar, le nom ouzbek de la station cosmonaute.  Mais officiellement c’est interdit de faire des photos…je vous renvoie à un site web (en anglais).

D’ailleurs ces jours après les attentats de Moscou, les stations sont encore plus que d’habitudes remplies de policiers qui contrôlent les gens et les sacs.

D’ailleurs il y a eu des changements de noms de stations de métro comme de noms de rue, et comme dans la plupart des villes d’Asie centrale, suite à l’indépendance. Mais souvent les gens, et surtout les touristes ne s’y retrouvent plus car la plupart des gens, surtout les russophones, ont gardé en mémoire le nom russe de la rue ou de la station. Il faut dire que, par exemple, la station Gorki, du nom de l’écrivain russe, a été transformée en “Route de la Soie”, mais cela donne en ouzbek Buzuk Ipak Yoli….Ou la “place de la Révolution” est devenue place Amir Timur (Tamerlan).

Nous pourrions reprendre les idée de Marc Augé dans son premier livre sur le métro parisien, “Un ethnologue dans le métro” et analyser les noms de stations. Paradoxalement, par exemple, la station de métro Pouchkine , un autre grand écrivain (le plus grand ?), lui a gardé son nom…  A Almaty, la boulevard Lénine est devenue celui de l’Amitié.

Mais dans les guides touristiques seul le nom ouzbèk est cité, ce qui rend la tâche des pauvres touristes encore plus difficile, car lorsqu’ils demandent le nom d’un rue c’est le nom russe qui est souvent donné car les gens ne connaissent pas le nom actuel…

Sur terre, un réseau de transports communs complète le réseau du métro, avec des lignes de tram, souvent en mauvais état car les trams datent de la période soviétique, et des autobus, eux modernes par contre.

De plus il y a comme dans toutes les villes russes et centrasiatiques, des “marchroutka”, des mini-bus qui suivent plus ou moins une ligne prédéfinie.

Mais le transport préférés probablement des Tachkentois est le taxi. Il ne faut pas attendre plus de 30 secondes avant qu’une voiture s’arrête. Parfois le simple fait de marcher au bord d’une route amène une voiture à s’arrêter. On a parfois l’impression qu’il y a plus de taxi que de voitures en ville. On a l’impression de revenir à l’époque soviétique car en Ouzbékistan, on ne voit que des petites Matiz, ou le modèle supérieur Nexia, du constructeur sud-coréen Daewoo. 

Il n’y a pratiquement par d’autres marques car les taxes à l’importations sont très élevée. Ces voitures sont d’ailleurs produites en Ouzbékistan, dans le Ferghana. Mais mêmes ces voitures produites en Ouzbékistan sont moins chères à l’étranger qu’ici…Mais au Kazakhstan, on n’en voit pratiquement pas et les Kazakhs se moquent des Ouzbeks à cause de cette voiture et que chez eux on roule en “marque”, en voiture allemande ou japonaise…

Le taxi est par conséquent très bon marché, seulement ou trois fois plus cher que le métro, plus rapide et  plus souple bien sûr. Lorsqu’on arrête le taxi, on négocie le prix et cela peut varier suivant la journée et la distance. Mais pour un trajet au centre ville cela coûte environ un dollar.  Je vous ai déjà parlé des chauffeurs de taxi qui sont très sympa mais aussi très bavards et posent beaucoup de questions, surtout lorsque les étrangers parlent russe…

Et comme il n’y a pas encore des gros bouchons au centre ville car les avenues sont immenses, trois voire 4 ou 5 pistes et donc cela va très vite. Certes il y a quelques fois quelques minutes d’attente, mais les klaxons retentissent avant que le feu ne passe au vert.

 
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Visite d’un collège professionnel à Chirtchik près de Tachkent

Posted by admin on Apr 1, 2010 in Enseignement, Ouzbékistan, Tachkent

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En tant qu’enseignant dans une école professionnelle, je souhaitais visiter un établissement scolaire en Ouzbékistan. Or la Coopération Suisse en Ouzbékistan a un programme concernant la formation professionnelle qui s’appelle Skills Development Project. Je suis allé voir le responsable de ce projet à Tachkent qui m’a expliqué quels en étaient les buts. Ce projet a été mis en place à partir de 2004. Dans un premier temps, les métiers visés étaient ceux dont le marché avait le plus besoin. De plus les étudiants sont formés pour cinq professions très proches afin que les étudiants puissent trouver un emploi de manière aussi souple que possible.

Le système scolaire est organisé de la manière suivante: 9 ans de scolarité de base, puis 3 ans soit dans un “lycée académique” (qui correspond au gymnase) ou 3 ans dans un collège (école professionnelle). A la fin de cette formation, chaque étudiant qu’il ait suivi le lycée ou le collègue peut se présenter aux examens d’entrée à l’université.

Actuellement le projet se trouve dans la deuxième phase.

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Après avoir expliqué le but de ma visite, une demande au ministère a été faite qui  donné l’autorisation de la visite du collège de Chirchik qui se trouve à 40 min. de Tachkent en direction du nord-est. Il est à remarquer que le gouvernement ouzbèk investit énormément d’argent dans la construction de bâtiments scolaires. Plus de 600 nouveaux collèges ont été bâtis ces dernières années et tous les autres ont été rénovés. Certes les bâtiments se ressemblent souvent, mais le fait est que les conditions pour la formation des jeunes sont assez bonnes.

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Vue du bâtiment

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C’est aussi dans ce cadre, que le projet suisse a aidé plusieurs collèges en équipant des salles avec du matériel moderne. Voici quelques exemples:

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Une salle de conférence

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Machine pour des thèmes liés à l’enseignement de l’automatique

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Une salle de chimie car il y aune formation de chimiste pour l’usine qui se trouve à quelques kilomètres de Chirlik.

Mais la formation principale est liée aux métiers d’électricien et d’automaticiens.

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Une nouvelle formation en liaison avec des métiers en informatique vient d’être ouverte

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La nouvelle salle d’informatique

Mais ce projet ne se “réduit” pas à l’apport de matériel, c’est un changement dans la formation professionnelle qui a été mis en place en se basant sur les expériences faites en Suisse et en Allemagne. Avant il n’y avait aucun contact avec les entreprises et aucun stage en entreprise. C’est sur ces deux points que l’effort a porté. Dès la première année les étudiants font un stage dans l’entreprise. Lors des examens en 3eme année, le jury est maintenant principalement formé d’experts venant des entreprises formatrices.

Un autre élément nouveau, la formation de centres régionaux de compétences qui s’occupent de formation continue. Là aussi une collaboration entre l’office de chômage local, l’entreprise et l’école permet à des chômeurs de suivre une formation rapide, en ayant déjà un contrat en poche lors de l’inscription à ces cours. Parallèlement cela permet également aux enseignants dans ces centres d’améliorer leur salaire et d’éviter la fuite des gens qualifiés vers des entreprises privées où les salaires sont plus élevés.

Sous la conduite de ce projet et en collaboration avec le ministère de la formation, plus de 130 brochures pédagogiques, principalement en russe, ont été réalisées. J’ai pu consulter quelques unes de ces brochures, dont celle sur la création d’entreprise, une thématique qui me paraît très importante en Ouzbékistan, même si dans la réalité, il est difficile de trouver des fonds pour se lancer. Les brochures sont pleines d’exemples pratiques et bien illustrées, avec des exercices.

Le jour de ma visite, les étudiants étaient à la fête du Novruz dans le village de Chirchik. Mais j’espère revenir ici, ou dans un autre collège, d’ici la fin de mon séjour.

Une version de ma visite sous forme de vidéo.

Où l’on voit l’enthousiasme du directeur et une enseignante ouzbèke qui explique (en ouzbèke) le fonctionnement d’une machine en automatique.

 
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La fête de la francophonie

Posted by admin on Mar 26, 2010 in News, Tachkent

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Aujourd’hui 26 mars, c’était le fête de la francophonie à l’ambassade de France à Tachkent. Cette année la Francophonie fêtait ses 40 ans d’existence et des activités ont eu lieu toute la journée au centre culturel français. Le français est encore une langue très pratiquée en Ouzbékistan, car il reste une tradition datant de la période soviétique où la formation des enseignants de français était particulièrement développée ici. Un exemple d’un enseignant de français à la retraite.

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Des cours de français sont encore courant dans les écoles primaires d’Ouzbékistan, mais l’anglais est bien sûr plus demandé actuellement, après le russe. Le russe redevient à la mode, car la langue de Pouchkine est indispensable souvent pour poursuivre ses études supérieure et pour obtenir un travail intéressant.

D’ailleurs le Sommet de la Francophonie se déroulera en Suisse, à Montreux, en octobre de cette année.

 
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La fête du Novruz (21 mars), à Chinor

Posted by admin on Mar 22, 2010 in Ouzbékistan, Tachkent

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Une fête qui est redevenue d’actualité après la chute de l’URSS est le nouvel-an iranien le Novruz. Dans la capitale, Tachkent, si les affiches pour cette fête sont nombreuses, la réalité est différente et elle est peu fêtée. Il faut se rendre en “province” ou dans les faubourg de la capitale pour voir cette fête. Cette année le 21 mars tombait sur un dimanche et donc ne permettait pas un jour de congé supplémentaire.

Je suis donc allé grâce à des amis dans les montagnes proches de Tachkent, sur la route de la station de ski de Chimgan, à l’est dans le village de Chinor.  J’y ai passé deux jours pour voir les préparatifs ainsi que le déroulement de la fête dans un village.

La préparation de cette fête commence le jour d’avant. C’est le mahalla qui est responsable de son organisation. Le plat principal du Novruz ouzbèk est le khalim. Sa composition est simple, de l’huile, beaucoup de viande, de la graisse provenant de la viande et du blé. Puis on ajoute de l’eau et on remue une vingtaine d’heures tout en remettant du bois pour le alimenter le feu. Il y a des anecdotes concernant certains ajouts pour les hommes uniquement…Pour suivre toutes les étapes de sa préparation.. (vidéo)

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Le matin de la fête, on prépare les tables, et la musique pour la danse.

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Si les hommes s’occupent du plat principal, les femmes sont aussi très occupées par les préparatifs, car c’est tout le village, le mahalla, qui est invité.

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Des invités du village voisins sont aussi présents au début de la fête, comme ici l’enseignant de français, maintenant à la retraite.

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Puis quand le plat est prêt, les assiettes circulent depuis les grandes poëles en direction des invités

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Puis c’est le tour des festivités, avec des discours par l’aksakal, le “chef” du mahalla, entre autres, puis ce sont des danses, par les enfants du village, puis les villageois eux-mêmes. Le soleil était de la partie ce dimanche.

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En milieu d’après-midi, après le repas et la danse, la fête se termine.

En Iran, le Norouz est une très grande fête et dure 13 jours.

 
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Samarcande et les sapins

Posted by admin on Mar 2, 2010 in Samarcande

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Je suis enfin de retour en Ouzbékistan.

Une question qui revient souvent en Asie centrale, c’est qu’est-ce que vous pensez en Occident de notre père (le président). D’ailleurs au Kazakhstan et au Kirghizstan aussi. Les gens sont souvent en adoration devant leur président, et pensent que ce qu’il fait est juste, qu’il conduit le pays avec une main de fer,  car c’est ce qu’il faut faire avec le peuple.

Mais plus la discussion avance, plus les critiques fusent.. Ah si le président roulait sur la route entre Tachkent et Samarcande, par exemple, il verrait comment le peuple souffre…

Mais dans l’ensemble il fait bien son travail.. Et les Ouzbèks pensent qu’ils vivent mieux  que leurs  voisins.

“Le gouvernement ouzbèke est riche mais les gens sont pauvres alors qu’au Kazakhstan c’est le contraire.”

Je suis allé visiter le centre d’études sur l’Asie centrale de l’UNESCO qui se trouve à Samarcande  dans un bâtiment sur le boulevard qui est l’axe principal de la ville russe, à côté de l’université. Les monuments de Samarcande font partie de la liste du patrimoine de l’UNESCO.

Puis je me suis promené près du Registan, l’ensemble de monuments le plus connu de Samarcande, en passant devant Gour-Emir, le tombeau de Tamerlan.  Ce conquérant est bien sûr le héros de la ville, même s’il est originaire en fait de Shahr-i Sabz, à quelque 70 km au sud. Mais il a fait de Samarcande la capitale de son empire et l’a embellie.

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Le Registan, sous la pluie

En automne déjà le musée archéologique et ethnographique de la ville avait été rasé en quelques jours au plus grand désespoir des archéologues car aucun bâtiment de rechange n’a, à ce jour,  été prévu. Donc les collections dans les réserves du musée ont été séparées et des objets ont probablement été perdus.

Le musée était très pratique pour les touristes car il se situait juste à côté du Registan. On a remplacé ce musée par une immense esplanade, et des sapins, comme à Tachkent, ont été plantés. Il paraît qu’il s’agit d’une espèce spécialement développée en Europe pour supporter des chaleurs de 45 degrés.

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La nouvelle esplanade, les sapins et l’ensemble du Registan (à droite)

En fait c’est tout le centre de la ville de Samarcande qui est en plein boom de construction, ou plus exactement de destruction pour le moment. Des quartiers entiers ou presque sont détruits, souvent dans la partie russe de la ville. Le programme de réorganisation s’appelle Samarcande 2025.

Le président ouzbèk est originaire de Samarcande et veut embellir la ville pour que son statut de deuxième ville d’Ouzbékistan soit valorisé.

Il s’agit aussi d’élargir des avenues afin que les voitures puissent passer et qu’il n’y ait pas de bouchons.

La reconstruction de la ville est planifiée jusqu’en 2025, cela va encore prendre du temps. Mais ne croyez pas que la reconstruction est lente. Au contraire elle est extrêmement rapide, au détriment de la qualité de construction. En 4-5 mois des maisons de 2-3 étages sont bâties  ouvriers locaux, venant des villages (kichlaks) autour de Samarcande sont extrêmement mal payés et souvent mal formés, même si certains d’entre eux probablement sont déjà allés en Russie pour travailler comme maçon avec un statut de “Gastarbeiter”. Certes le matériau de base (brique, béton) est de mauvaise qualité et les outils sont rudimentaires.

Des habitations seront reconstruites à la place des anciennes maisons.

D’autres réalisations sont en projet. D’une part la construction d’une voie de chemin de fer rapide entre Tachkent – Samarcande et Boukhara. Il semble que le Talgo espagnol serait le favori. Samarcande ne serait plus qu’à 2 heures de train (contre 3 maintenant). Une autoroute est également prévue entre les deux plus grandes villes de l’Ouzbékistan. La route actuelle est particulièrement dangereuse car son revêtement est très irrégulier et la route est ouverte à tous les utilisateurs (y.c. les paysans avec leurs animaux)

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